Phoenix Wright: Ace Attorney Trilogy sur Nintendo Switch

Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy

Genre : Aventure, simulation
Langues : Anglais, japonais Sous-titres : Anglais, japonais
Développé par Capcom
Édité par Capcom
Sortie France : 09/04/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop, version boite en import ici 
Taille : 1864,37Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

La licence des Ace Attorney a fait ses armes sur les consoles portables Nintendo, dès la Game Boy Advance en 2001 pour le Japon, puis une arrivée en 2006 sur Nintendo DS pour l’Europe.

Mais désormais, les consoles de salon peuvent aussi profiter de ce titre, avec cette trilogie, regroupant les trois premiers opus de la saga, à savoir Phoenix Wright Ace Attorney, Justice for All et Trials and Tribulation.

Comme leurs noms l’indiquent, on suivra les procès menés par Phoenix Wright, avocat de la défense, pour prouver l’innocence de ses clients, accusés de meurtre.

Le précieux verdict tant recherché

Ce qui ne sera pas chose aisée, car les affaires seront loin d’être simples, avec leurs lots de rebondissements imprévus, et des adversaires redoutables. En effet, le procureur fera tout pour prouver, au contraire, la culpabilité du client.

Le jeu prend la forme d’un visual novel, dans lequel on incarne un avocat, ici Phoenix Wright, qui devra mener un combat difficile lors du procès de ses clients. Mais ce dernier ne sera pas le seul moment où il faudra lutter, car il y aura avant tout la phase d’investigation, cette dernière étant essentielle puisque ce sera lors de celle-ci que l’on pourra trouver les indices et preuves qui seront rassemblés dans le dossier de l’affaire (le “court record”, accessible à tout moment), permettant de comprendre petit à petit ce qu’il s’est véritablement passé.

Un des environnements du jeu, que l’on peut examiner

En parcourant les différents lieux liés au meurtre, comme la scène de crime et ses environs, il sera possible de croiser des personnages, qui pourront donner des informations permettant de se faire une idée plus précise de ce qu’il s’est passé. Mais si certains accepteront de discuter d’emblée, il faudra en convaincre d’autres. Pour cela, pas d’autre choix que de leur présenter des preuves les liant à l’affaire. Et il en faudra parfois plus d’une pour qu’ils acceptent, enfin, de raconter ce qu’ils savent.

Et c’est là qu’on arrive à un autre intérêt de la phase d’investigation, l’examen des lieux, sous forme de Point’n’click. En regardant de plus près les décors, il sera possible de découvrir des éléments contredisant ce qui a été dit par des témoins, ou ce que raconte le dossier de l’affaire. Et ce sont ces contradictions qui seront au cœur du procès durant la seconde partie du jeu.

Lors du procès, un témoin qui a dévoilé une contradiction

Dans ces phases, ce sera une véritable joute verbale qui se déroulera, vous opposant au procureur. Pour lutter, il n’y aura que le dossier de l’affaire, avec les preuves récoltées sur les lieux, ou obtenues pendant le procès lui-même. Car même pendant ces moments, il sera possible de récolter des informations, des témoins étant appelés à la barre.

Mais ces derniers ne révéleront pas forcement la vérité. Et ce sera à la défense, lors des contre-interrogatoires, de trouver les contradictions, pour que petit à petit la vérité éclate au grand jour. Pour ça, il faudra attaquer les différentes parties du témoignage, avec des preuves contredisant directement ce qu’affirme le témoin, ou insister pour obtenir plus de précisions quand ce dernier reste volontairement vague.

La célèbre objection

Ce qui m’amène à un point noir de cette trilogie, à l’heure actuelle : l’absence de version française. C’est extrêmement dommageable, car les dialogues sont au cœur du jeu et les jeux de mots foisonnent. Heureusement, l’anglais utilisé est assez basique, et la majorité des textes ne sont pas à défilement automatique, laissant le temps de comprendre, mais on perd quand même en confort de jeu. La traduction française n’est pas encore datée précisément, mais ce sera pendant l’été.

Pour la sortie sur Switch, la licence s’est refait une beauté, avec un portage HD. On profite bien plus des beaux décors qui s’offrent à nous, chacun dans son style et son ambiance propre, mais surtout des animations dont nous gratifient les personnages.

Un exemple de tableau

Car c’est là l’un des charmes de la licence Ace Attorney, sa galerie de personnages hauts en couleurs, propres à un humour de tous les instants ou presque. Et au cours des procès, les témoins qui verront leurs mensonges exposés au grand jour ne resteront pas imperturbables, nous gratifiant de mimiques absurdes. Mais ce ne seront pas les seuls, car aussi bien notre avocat que les procureurs seront eux aussi secoués par les tournures que pourront prendre les affaires dont ils ont à la charge.

Un témoin, perturbé par la tournure des événements

Les rebondissements seront bien soulignés par la bande-son, tout bonnement excellente. On peut notamment citer les thèmes épiques des objections, qui laisseront place à une piste bien plus mélancolique quand la vérité tragique se dévoilera pleinement. Cette dernière deviendra plus joyeuse à la sortie du tribunal, quand la victoire sera fêtée. Sans compter les thèmes spécifiques à certains personnages, ou certains lieux.

Et malgré le style très varié de la playlist, tout est cohérent, et on a envie de réécouter les musiques, même hors du jeu.

La trilogie compile les trois premiers opus, c’est-à-dire quatorze affaires en tout. La première de chaque épisode servira de tutoriel, se déroulant uniquement au tribunal, et se bouclant assez rapidement. Mais il en ira autrement pour les autres dossiers, beaucoup plus longs, pouvant tenir en haleine plusieurs heures.

Le dossier de l’affaire sera beaucoup plus riche, pouvant impliquer une dizaine de personnages, entre les suspects, les témoins, ou les informateurs, et tout autant d’indices, de preuves, ou de moyens de collecter des informations. Ce qui occupera pas mal de temps, des aller-retours pouvant être nécessaires afin de présenter un élément nouvellement acquis à un personnage, qui nous donnera enfin les informations désirées.

Parfois, des éléments incongrus sont rassemblés dans le déroulement de l’affaire

Autre élément plus conséquent, la détermination (et le charisme) du procureur, prêt à tout pour prouver la culpabilité de l’accusé, quitte à tendre des pièges à la défense, qu’on ne verra qu’après être tombé dedans, évidemment, complexifiant d’autant plus la tâche de Phoenix Wright, qui aura le sentiment de marcher sur une corde raide, prêt à tomber à tout instant.

Surtout qu’il y a un système de pénalité : si l’on présente trop d’éléments ne prouvant rien, ou trop d’hypothèses tirées par les cheveux, le juge sanctionnera, et au bout d’un certain nombre d’erreurs ce sera la fin du procès. Il faudra donc bien réfléchir, prendre le temps d’observer en détail le dossier pour trouver la petite contradiction, bien cachée, qui relancera ce dernier de plus belle.

Il est parfois dangereux de contredire un procureur amateur de café

Cela donne des combats haletants, passionnants, et où les tenants et les aboutissant ne sont révélés qu’à la fin, lorsque toutes les pièces ont gagné un sens.

Pour ceux n’ayant jamais eu l’occasion de découvrir la licence, ce portage est une très bonne nouvelle, surtout que c’est également la première fois que l’on peut profiter d’un Ace Attorney sur console de salon, et qu’il s’agit des trois premiers épisodes. Les graphismes ont également bien été améliorés comparés aux versions DS puis 3DS, même s’il n’y a pas eu de contenu supplémentaire rajouté.

Le seul défaut concerne encore une fois l’absence de traduction française, pouvant être un véritable frein à l’achat pour les plus anglophobes. Mais si la langue de Shakespeare ne vous pose aucun souci, ce serait dommage de passer à côté de cette excellente licence, intense, drôle, avec des personnages forts, et dont il est parfois dur de décrocher tant on est pris par les événements et la pression qui se dégage des procès.

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Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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