Test : A Case of Distrust sur Nintendo Switch

A Case of Distrust

 

Genre : Aventure, Réflexion, Point and Click
Langues : Anglais
Développé par TheWanderingBen
Édité par Serenity Forge
Sortie France : 20/09/2018
Prix : 14,99€ sur l’eShop,
Taille : 1333 Mo

Site Web Officiel

Dans A Case of Distrust, Vous incarnez Phyllis Cadence Malone alias « P.C. » détective privé. Le jeu se déroule à San Francisco pendant l’année 1924. Réveillé par un intrus qui vous fixe, alors que vous étiez tranquillement dans votre studio, vous allez rapidement vous voir confier une nouvelle enquête, un peu malgré vous.

Vous voilà donc embarqués dans une affaire mêlant arnaques, crimes et … vins épicés.

 

(Le réveil)

 

Le personnage principal est une femme, assez rare pour être souligné, les enquêtes policières étant principalement dirigées par des hommes dans l’Amérique de l’époque. C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle « P.C. » ne fait plus partie de la SFPD (San Francisco Police Department), en plus de la perte de son oncle et mentor, lui aussi policier.

La principale mécanique de gameplay que le jeu propose est semblable aux « Point-and-Clic » à savoir un plan fixe, un tableau ou encore une scène, dans laquelle le joueur viendra observer et bien souvent interagir avec les éléments présents à l’écran.

En revanche dans « A Case of Distrust », pas question de déplacer un personnage à travers l’écran, il suffira de pointer les éléments pour que le texte associé s’affiche. Deux possibilités s’offrent à vous lors de cette action, soit le texte est sans intérêt, soit il en a et un résumé sera automatiquement noté dans votre carnet de notes que vous aurez dans votre poche en toute circonstance.

(Le carnet de notes)

 

Chaque résumé lié à un objet sera noté dans le second onglet de votre carnet intitulé « Preuves ».

Son premier onglet « Buts » vous rappellera les grandes lignes de votre enquête et les objectifs remplis seront cochés au fur et à mesure de votre progression. Le troisième et dernier onglet de votre carnet « Déclarations » s’étoffera grâce aux dialogues et sera trié en fonction du protagoniste qui aura prononcé chacune des phrases.

Tous les éléments notés pourront servir à apprendre quelque chose d’un personnage, afin qu’il vous en dévoile plus sur sa propre version des faits, vous pourrez également vous en servir pour contredire sa version.

Entre chaque point d’intérêt que le jeu vous proposera de visiter, « P.C. » prendra le taxi pour se déplacer. Ce sera le moment, ou non, de faire la conversation avec les chauffeurs ce qui donne l’occasion d’ancrer le joueur dans l’ambiance de l’époque, en évoquant par exemple le séisme et les incendies de 1906 dont les traces sont encore visibles à travers la ville, ou bien le scandale des joueurs de Baseball ayant intentionnellement perdu une finale en 1919.

Visuellement simple, le jeu n’en est pas moins joli. Chaque écran de jeu est un tableau composé d’une superposition d’éléments 2D. Il ne comprend bien souvent qu’une couleur principale déclinée sur plusieurs teintes afin de distinguer les éléments du premier plan avec lesquels interagir.

(Les phases d’enquête)

 

Chacun des objets et personnages ne sont que des silhouettes, à l’exception des phases de dialogue avec les protagonistes, qui proposent un peu plus de détails en utilisant le principe de rotoscopie afin de pouvoir symboliser les émotions du personnage à la manière d’un visual novel

(Les phases de dialogues)

 

La bande-son est composée de pistes de Jazz sans voix, un choix judicieux compte tenu du Los Angeles des années 20 que vous arpenterez.

Chaque intervenant possède un thème qui lui est propre, on notera un changement de musique bref lorsque l’intrigue progresse, notamment en exposant un fait ou une preuve au personnage avec qui vous échangerez.

Le jeu ne propose qu’un scénario que l’on déroule de A à Z, pas de menu principal ou d’option. On pourra lui reprocher de ne pas pouvoir rejouer certaines scènes, un chapitrage aurait pu le permettre, néanmoins l’aventure ne durera qu’entre deux et trois heures en fonction de votre niveau d’anglais principalement, mais aussi de votre instinct de détective !

Il ne sera donc pas nécessaire de relancer une seconde partie car les choix lors des dialogues n’influent pas véritablement sur le scénario, l’issue finale restera donc inchangée.

L’esthétique du jeu le démarque de la plupart de ceux déjà sortis sur Nintendo Switch, son univers et sa bande-son lui confèrent une ambiance particulière, qui rappellera le titre « L.A. Noire » de Rockstar Games, en gardant toutefois en tête qu’ici il ne s’agit pas d’un jeu triple A, mais d’un jeu indépendant développé justement par des gens issus de grosses productions, qui auront dans le cas présent, produit un nouveau jeu à leur échelle.
Si comme moi vous appréciez l’atmosphère de l’Amérique des années 20 à 60, je ne peux que vous conseiller ce jeu.

Arriverez-vous à résoudre l’énigme dans « A Case of Distrust » ?

Test réalisé par Poquelin sur une version offerte par l’éditeur
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