Test : A Knight’s Quest sur Nintendo Switch

Test : A Knight’s Quest sur Nintendo Switch

Genre : Aventure, RPG, Action, Plateformes
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Chinois
Développé par Sky9 Games
Édité par Curve Digital
Sortie France : 10/10/2019
Prix : 24,99€ sur l’eShop
Taille : 4584,37 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7 Ans

Site Web Officiel

Alors qu’il explorait une grotte à la recherche d’un trésor, Rusty ouvre un coffre censé lui octroyer des pouvoirs immenses. Cet acte va déclencher une série d’événements qui, selon une vieille prophétie, vont mener à la destruction du monde de Régalia. Heureusement, notre héros, s’il n’est pas des plus intelligent, va pouvoir compter sur Valy, son amie érudite. Ensemble ils vont devoir retrouver les trois chevaliers spirituels de la légende et ainsi réparer la maladresse de notre héros.

Un chevalier dans toute sa splendeur!
Mister Bean au pays de Zelda:

Le studio Sky9 Games n’œuvrait jusqu’ici que sur des petits jeux flash sans grande envergure. A Knight’s Quest est donc leur première incursion dans le monde des grands. Un premier essai mitigé où bonnes idées côtoient malheureusement quelques défauts majeurs. Premièrement, si le scénario du jeu ne paraît pas vraiment novateur, un humour complètement absurde vient le sauver, in extremis. En effet, le pauvre Rusty est loin d’avoir la lumière à tous les étages ce qui rend les dialogues et certaines situations vraiment drôles. De plus, le character design des divers protagonistes a été étudié pour sembler enfantin. Un décalage total donc avec LA quête épique telle que nous l’imaginons.

Qui en veut de ma bonne soupe à tout?

En ce qui concerne le gameplay, les développeurs de chez Sky9 Games n’ont pas pris beaucoup de risques. Les plus vieux joueurs reconnaîtront peut-être la même intention que pour Croc sur PS1, le côté assumé en moins. On prend un peu de Tomb Raider que l’on mélange à un peu de Zelda, seulement voilà n’est pas Nintendo ou Eidos qui veutLe jeu se déroule en deux phases, l’exploration (Tomb Raider) et l’aventure (Zelda). Puisque A Knight’s Quest s’ouvre sur de l’action pure et dure nous allons donc faire de même pour cette critique. La première rencontre avec Rusty tourne plutôt à son avantage étant donné nous sommes directement livrés à nous même dans une grotte, plutôt joliment modélisée. Là, il nous faut apprendre à maîtriser le personnage. Un apprentissage plutôt court puisque les commandes sont assez basiques dans l’ensemble. Seulement dès cette introduction, il faut déjà admettre que Rusty est loin d’être un Yamakasi, le bougre est même raide comme un bâton. Sa prise en main est donc parfois pénible. Pourtant, Sky9 games parvient déjà à nous mettre un bon coup de pression. À peine, le coffre ouvert, la grotte s’effondre et nous force à courir et sauter de plateforme branlante en plateforme branlante à un rythme effréné.

Et tout commence par une épée en bois… Encore une fois.
Une copie, presque parfaite :

Vient ensuite la phase aventure où vous allez évoluer dans un monde semi-ouvert, assez vaste. Comme dans tout RPG, il vous faudra interagir avec les divers personnages afin d’en savoir plus sur vos quêtes. Si cet aspect du soft est assez réussi, la carte du monde manque cruellement de précision. Vous pourrez parfois avancer pendant un bon moment sans que votre icône sur la map ne bouge d’un poil. Ce détail s’avère vite très frustrant puisqu’il vous faudra parfois faire un bon bout de chemin avant de vous apercevoir que vous allez dans la mauvaise direction.

A knight’s Quest possède des graphismes plutôt réussis. Même s’il faut avouer que parfois certains décors sont un peu vides. Vous allez même vous surprendre à vous mettre au bord d’un précipice et diriger la caméra vers le bas uniquement pour admirer la vue. Que ce soit dans les grottes où dans l’exploration du monde de Régalia, les développeurs ont mis l’accent sur les effets visuels.

Les effets de lumière sont plutôt corrects pour un indé.

La bande-son du jeu est par contre un réel enchantement pour les oreilles. Des musiques symphoniques avec harpe et chant lyrique qui, pour le coup, n’ont pas à rougir face aux plus grosses productions. Et le mélodieux couplet du slime au fond des bois… il faut avoir entendu ça au moins une fois dans sa vie.

Rusty va devoir récupérer des armes chargées de magie élémentaire. Des compétences vont alors se débloquer ce qui permettra d’atteindre des lieux jusqu’alors inaccessibles. Il vous faudra donc revenir dans des endroits déjà visités pour en découvrir tous les secrets.

Oh, le joli petit toutou!

Chaque environnement du jeu possède des petites choses à collectionner afin de finir le titre à 100%. Ainsi, par exemple, lorsque vous verrez le symbole d’un slime apparaître vous devrez suivre son ode (mélodieux) afin de le débusquer. Un petit plus amusant comme il y en a des tas dans le jeu. Des petites astuces qui permettent, mine de rien, d’accroître grandement la durée de vie du jeu.

A Knight’s Quest est loin d’être un jeu sans atout. Au contraire, il possède même des qualités indéniables. Cependant quelques défauts font de ce titre un jeu plaisant, mais sans plus. Si vous aimez l’humour potache et les sauts au millimètre prêt, ce soft est fait pour vous. 

 

Test de A knight’s quest sur Nintendo Switch réalisé par Edelric sur une version offerte par l’éditeur
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