Test : Abzû sur Nintendo Switch

Abzû

Genre : Aventure
Langues : Japonais, français, allemand, italien, espagnol, portugais, russe, chinois, anglais
Développé par Giant Squid
Édité par 505 Games
Sortie France : 29/11/2018
Prix : 19,99€ sur l’eShop
Taille : 1452,28 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

Au milieu de l’océan, entre le bleu de la mer et du ciel, une nageuse se réveille. On ignore qui elle est, et pourquoi elle se retrouve là. Nulle terre à l’horizon, mais quelques secondes après avoir plongé, un monde foisonnant de vie s’étend devant elle, avec au loin un passage, qui va nous emmener dans des zones où se dressent de mystérieuses constructions, vestiges d’une civilisation.

Une nageuse au milieu de poissons, et au loin une porte ouverte

Car il faut savoir que abzû est un terme sumérien qui, dans la mythologie, désigne l’océan souterrain primordial, source de l’eau douce de la planète entière. Ce qui se vérifiera au fur et à mesure de l’avancée dans le jeu.

Abzû est donc un jeu au gameplay sous-marin, ce qui n’a pas toujours été une bonne chose dans les jeux vidéo. Mais le studio Giant Squid s’en sort très bien, aidé aussi par le fait que le jeu se veut simple dans ses contrôles, accessible au plus grand nombre. Quelques secondes suffisent pour prendre en main les commandes. On a donc une touche pour avancer, le joystick gauche pour se diriger et le droit pour diriger la caméra. Quelques actions se rajoutent à ça : accélérer, faire de petites pirouettes, interagir avec les différents éléments et s’agripper à certains grands animaux.

Notre plongeuse, accrochée à une raie manta

Se déplacer est un jeu d’enfant, et c’est un pur plaisir que d’évoluer dans toutes les directions, au milieu des coraux et des algues. Car malgré le milieu aquatique il n’y a pas d’oxygène. Pas de timer, pas de game over. Abzû est un soft qui se veut relaxant, zen, et pas un jeu où il faudra être concentré et recommencer plusieurs fois un même niveau.

Les statues de requin, trouvables dans les niveaux, en sont d’ailleurs une preuve : en interagissant avec elles, on peut méditer : la caméra se fixe sur un des animaux de la zone, dont elle affiche le nom, nous permettant de suivre ses déplacements.

On reconnaît bien la patte du directeur artistique de Journey. Abzû est un titre magnifique, où chaque seconde du jeu est un instant d’émerveillement. Les décors sont sublimes, chacun dans son style, dignes d’une carte postale. D’une zone d’un bleu lumineux, on va passer à une partie aux couleurs orangées, comme baignée par le soleil couchant. Mais on aura aussi des zones plus sombres, plus inquiétantes, où la lumière ne viendra que de notre torche, peinant à éclairer la masse d’eau s’étendant au-dessus ou en-dessous de nous, quand on plongera vers les abysses et ses poissons étranges, émettant de faibles lumières.

Une zone aux chaudes couleurs

L’immersion est totale et également grâce à la bande-son. Aux commandes, Austin Wistory, qui livre tout comme avec Journey une œuvre très belle, accompagnant bien les différents moments d’exploration, que ce soit des pistes calmes, relaxantes, ou certaines avec un tempo plus rapide quand les courants nous entraînent ou tout simplement le silence et juste les bruits de notre nageuse.

C’est dans le contenu que réside le principal défaut d’Abzû. Le jeu est trop rapide à terminer, le joueur pouvant atteindre la fin en à peine deux heures.

Il y a certes des éléments à trouver, comme les statues de méditation, ou des récifs qui, une fois activés, laisseront apparaître de nouvelles espèces ou encore des coquillages. Ils peuvent certes nécessiter d’explorer plus longuement les zones car ils sont parfois bien cachés et ne se trouvant pas sur le chemin pour avancer dans le jeu.

Un récif libérant des requins-léopard

Un  autre élément à découvrir dans le jeu est le scénario. Notre plongeuse est mystérieuse, tout comme l’histoire. Il n’y a pas de dialogue, pas de ligne de texte expliquant la situation, mais des fresques dans d’antiques temples, qu’il faudra interpréter pour comprendre ce qu’il est arrivé dans ces mers, et le sens de notre périple. Car notre personnage a un objectif, et c’est au joueur d’interpréter cette mission, ce qui peut ne pas être évident avant la fin du jeu en fonction de chacun. Un pari risqué, qui plaira ou pas.

Il n’était pas facile pour Matt Nava, directeur du studio Giant Squid, de créer un nouveau jeu après les excellents Journey et Flower, surtout qu’Abzû peut susciter des comparaisons par son gameplay rappelant le premier titre et la construction de son scénario, ne reposant sur aucun dialogue.

Mais le changement radical d’ambiance, le désert ayant laissé place aux fonds marins, contribue à ce que la magie opère, une nouvelle fois. On est entraînés dans un monde incroyable,  où chaque seconde est un émerveillement, où l’on prend plaisir à nager avec tous les animaux que l’on croise, des plus petits aux plus imposants.

Entre deux parties d’un jeu plus intense, Abzû se crée une place atypique, comme son prédécesseur. À faire, au moins une fois, pour le plaisir de la découverte et de l’exploration sous-marine, car on n’a pas tous les jours l’occasion de nager aussi bien avec des poissons tropicaux que abyssaux.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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