Test : Air Conflicts Pacific Carriers sur Nintendo Switch

AIR CONFLICTS : PACIFIC CARRIERS

Genre : Action, Simulation, Arcade
Langues : Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Russe
Développé par GAMES FARM
Édité par KALYPSOMEDIAGROUP
Sortie France : 22/03/2019
Prix : 19.99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte avec Air Conflicts : Secret Wars inclus
Taille : 1528,82 Mo
Joueurs : 1-8
Age minimum : 16

Site Web Officiel

Air Conflicts : Pacific Carriers est un jeu de simulation d’avion typé Arcade. Développé par Games Farm en 2012 pour PS3, XBOX 360 et PC, il revient sur Nintendo Switch sept ans plus tard dans un bundle nommé Air Conflicts Collection, incluant Pacific Carriers et son prédecesseur Secret Wars.

 

Prenant place durant la Guerre du Pacifique, le jeu vous fera prendre part aux batailles de Pearl Harbor, Midway, et bien d’autres. Vous aurez le choix d’aller dans le camp Américain ou Japonais, chacun ayant sa propre vision des événements. Si le déroulement déjà connu des événements ne laisse que peu de place aux surprises, le traitement choisi pour conter chaque version est intéressant: La campagne Américaine parle du rôle qu’a eu l’US Navy dans cette guerre, tandis que la campagne Japonaise a pour narratrice la fille d’un ancien soldat impérial qui raconte l’histoire de son père.

Vous mettant aux commandes d’une dizaines d’avions mythiques différents, Pacific Carriers offre suffisamment d’option de jeu pour contenter tout le monde. En effet, au début de chaque mission vous pourrez choisir entre trois types d’avion : chasseurs, bombardiers et torpilleurs. Les premiers, rapides et maniables, ont une force de frappe plus légère. Les bombardiers peuvent transporter des charges explosives plus lourdes. Enfin les torpilleurs seront de ceux qui vous demanderont une maîtrise et une précision au millimètre pour s’en servir efficacement. Vous aurez également le choix de la difficulté qui va de Novice à As et entre deux styles de jeu : Arcade ou Simulation. Le style Arcade vous permet un jeu plus nerveux et plus simple, puisque votre avion se remet automatiquement d’équerre et l’affichage offre plus d’informations. Le style Simulation quant à lui, vous laisse totalement libre de vos mouvements et est à réserver à un public plus averti

 

 

Une fois en jeu, là encore, on choisit entre une vue extérieure et une vue cockpit qui conserve aussi les défauts de l’époque. Vous passez ainsi d’un champ de vision qui auparavant couvrait la zone autour de vous à une grosse hélice noire et le cadre de l’avion sur le reste de l’écran. La volonté de réalisme dans un jeu de simulation est compréhensible, mais se fait ici au détriment du gameplay, qui déjà n’a que peu de choses à offrir. Le débriefing des missions laisse imaginer une variété d’actions tout au long du jeu. On nous parle de repérages, de défense de zone, d’escorte, d’attaques en escouade, d’affrontements dans les airs et au sol. Et pourtant le jeu est extrêmement répétitif et chaque mission se ressemble. La seule chose qui change sera le type d’avion choisi. Le système de visée se veut réaliste mais ne réussit qu’à être imprécis au possible et rajoute une pierre dans le calvaire de Sisyphe qu’est ce jeu. Mention spéciale aux torpilles dont le succès de frappe ne repose sur aucun critère précis, sinon de vagues indications sur la vitesse et l’altitude.

Le jeu est sorti en 2012 et ça se voit. Les textures sont laides. Si encore seulement les soldats à pied étaient mal faits, passe encore puisqu’on n’en voit quasi jamais depuis notre appareil. Mais là, l’avion est baveux, l’intérieur du cockpit, pourtant détaillé, ressemble à de la PS2. Les décors sont d’une simplicité fade et sans aucune vie. J’ai eu l’impression de voir des arènes 3D de test, avec quelques shaders pour faire des effets de lumière.

 

Il est évident qu’un a là affaire à un portage paresseux. Aucune âme non plus dans la musique. Le sempiternel style « Musique de guerre ».  Vents, percussions et violons que vous avez déjà tous entendus dans TOUS les films de guerre. Ça accompagne l’action sous perfusion, et on oublie tout une fois la console éteinte.

Pourtant le jeu ne démérite pas en terme de contenu. Nous avons pléthore d’avions, des missions principales, des missions secondaires. Chaque camp offre à lui seul plusieurs heures de jeu pour tout faire de fond en comble. La difficulté est bien dosée. Le doublage japonais pour le camp Impérial est plus qu’appréciable et ajoute à l’immersion du jeu. La liste de chacun de nos pilotes qui évoluent au fil du temps donne vraiment cette impression de diriger les opérations, et c’est un crève-coeur de voir un bon pilote se faire descendre.

 

Sur le menu, un mode multijoueur nous fait espérer et on se dit qu’au moins ça peut donner un bon jeu d’arcade multi. Mais rien à faire, les serveurs sont déserts et je n’ai pas pu le tester car il n’y a personne dessus. On se retrouve avec une coquille vide. Pleine de bonnes intentions mais vide.

Portage paresseux d’un jeu déjà fade à l’époque de sa sortie, Air Conflicts: Pacific Carriers est porteur de plein de belles promesses non tenues. Il y a plein de bonnes idées, mais elles ne suffisent pas à rattraper les mauvaises. J’ai eu l’impression d’avoir assisté à un téléfilm de l’après-midi. Dès le générique on réalise que l’après-midi est déjà passé et que ces heures ne reviendront jamais. On se lève, hagard, à moitié endormi. Et on éteint en se disant « Mais pourquoi je m’inflige ça ? ». Décidément, jamais ce jeu n’aura su me faire décoller.

 

Test réalisé par Pupitilop sur une version offerte par l’éditeur
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