Test : Astérix & Obélix XXL 3 – Le Menhir de Cristal sur Nintendo Switch

Test : Astérix & Obélix XXL 3 – Le Menhir de Cristal sur Nintendo Switch

 

Test : Astérix & Obélix XXL 3 – Le Menhir de Cristal sur Nintendo Switch

Genre : Aventure, Action
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien
Développé par OSome studio
Édité par Microids
Sortie France : 21/11/2019
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte 
Taille : 2142 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 7 Ans

Site Web Officiel

Après leur promenade matinale, Astérix et Obélix décident d’aller voir Panoramix. À peine ont-ils commencé à discuter avec le druide que Pneumatix les rejoint complètement affolé. Le facteur du village vient de se faire attaquer par un détachement romain qui en voulait à sa sacoche. Intrigués par ce vol plutôt curieux, nos deux héros décident d’aller “gentiment” demander à leurs voisins de leur rendre le courrier du village. Cependant, nos héros vont vite découvrir que ce larcin, à priori, anodin cache quelque chose de beaucoup plus grave. Une mission sauvetage commence alors pour nos deux valeureux Gaulois.

Cette phrase ne ferait-elle pas référence à une autre série culte du neuvième art ?

Une histoire sans fin.

S’il y a bien une série qui a brillamment survécu à la mort de ses créateurs, c’est Astérix. Que ce soit en bande dessinée, au cinéma ou comme ici en jeu vidéo, la licence ne perd (pratiquement) jamais en qualité. La recette de ce succès ? Une potion magique que les artistes se transmettent de génération en génération. De plus, celle-ci a le mérite d’être très simple. Prenez une bonne dose d’humour, ajoutez-y des anachronismes en quantité suffisante, saupoudrez d’un peu d’action. Ne lésinez pas non plus sur les jeux de mots et autres calembours et voilà, vous n’avez plus qu’à servir.

De bons élèves…

Les scénaristes de chez OSome Studio ont donc bien compris que cette recette était la clef du succès. Ainsi, ils nous gratifient d’un scénario à la fois bourré de rebondissements, d’humour et de clins d’œil à des œuvres de divers univers. Obélix, par exemple, nous déclame la célèbre tirade du nez de Cyrano de Bergerac en voyant pour la première fois le menhir de cristal. Mais ce n’est pas tout, comme pour se donner une certaine légitimité, les auteurs n’hésitent pas à faire référence aux albums récents de la série. Pneumatix apparaît pour la première fois dans Le papyrus de César, Abraracourcix fait référence au Secret de la potion magique, lorsqu’il dit à Panoramix que la dernière fois qu’il est parti en mission pour trouver un successeur, ça a été une véritable catastrophe. La référence la plus dingue étant celle à l’Île de Thulé qui n’apparaît que dans le dernier album, La fille de Vercingétorix. Ainsi, Le menhir de cristal semble parfaitement s’aligner dans la chronologie d’Astérix.

… Qui n’évitent pas quelques mauvaises notes.

Les développeurs ont tellement voulu faire oublier la débâcle de XXL2 qu’ils n’ont pas pris beaucoup de risques avec ce nouvel opus. Attention, Le menhir de cristal est un bon hack’n slash, mais il reste cependant très classique. Vous trouverez donc ici tous les éléments du genre. Récupération de casques romains servant de monnaie pour les améliorations de vos personnages, items cachés ou difficiles à atteindre, tableau de fin de niveau avec le récapitulatif de vos succès… Bref, rien de bien original. De même, vos missions principales vont souvent se limiter à servir de la salade de phalanges à des hordes de Romains. Un principe, certes, assez défouloir, mais qui peut s’avérer assez ennuyeux sur la longueur. Heureusement, des missions annexes vont venir ponctuellement casser quelque peu cette monotonie. Pour en finir avec les mauvais points du soft, lorsque vous jouerez seul, l’IA de votre compagnon (proche de celle de Brice de Nice) risque fort de vous agacer.

Voilà une tente romaine qui ne va pas rester longtemps debout !

De bonnes idées tout de même.

Astérix et Obélix XXL3 n’est cependant pas dénué de bonnes idées. La plus évidente étant le mode coop en local. Avec celui-ci, fini le boulet (à moins que votre ami ait deux mains gauches) et bonjour la rigolade à deux. De plus, l’absence d’écran splitté donne une très bonne lisibilité à l’action et cela même en mode nomade. À cela vient s’ajouter une excellente maniabilité (même si parfois le fait que les super coups se fassent en appuyant sur  L+X,A,Y ou B et le changement de personnage avec ZL, amène quelques faux pas) et une difficulté bien dosée.  Enfin, une multitude de petits détails viennent compléter le gameplay comme la possibilité d’envoyer Idéfix tester la dureté des mollets romains avec ses crocs ou la possibilité de faire boire de la potion magique à Astérix pour le rendre quasi invincible.

Un menhir qui brille de mille feux !

Ce que nous ne pouvons pas retirer au “Menhir de cristal” ce sont ses graphismes très travaillés et cela même sur notre petite console hybride. Bon, il faut tout de même bien admettre que certains Romains disparaissent dans des rochers et autres décors. Une technique de camouflage ultra sophistiquée développée par César ? L’animation, quant à elle, est fluide même lorsque l’écran est plein d’assaillants. Enfin, les cinématiques, même si elles sont bien loin de la qualité des derniers films réalisés par Alexandre Astier, sont vraiment agréables à regarder.

Certains items ne sont pas simples à récupérer !

Une bande-son digne d’un long-métrage!

Lorsque l’on parle d’Astérix, que ce soit en animation ou en jeu, on pense forcément doublage. Là encore XXL3 s’en sort extrêmement bien. Même si, comme il l’avait annoncé après Le domaine des dieux, Roger Carel ne fait plus la voix d’Astérix, le casting réunit une pléiade d’artistes de talent dont certains ont déjà participé au Domaine des dieux et au Secret de la potion magique, comme Guillaume Briat (Obélix) ou Serge Papagalli (Abraracourcix). Là aussi, cela permet de créer une sorte de continuité avec la chronologie “officielle”. Les musiques, de leur côté, sont sympathiques sans être inoubliables.

Une durée de vie qui s’adapte au niveau du joueur.

Tout est dit dans le titre. Si vous êtes un jusqu’au-boutiste, le jeu peut facilement avoisiner les 15 à 20 heures, mais si vous cherchez juste à connaître le déroulement de l’intrigue cela peut descendre facilement à 6 – 7 heures.

Même le petit Idéfix va s’avérer utile dans votre quête.

Un jeu familial avant tout.

Le jeu est proposé avec trois niveaux de difficulté, ainsi les plus jeunes joueurs pourront eux aussi en profiter sans avoir à affronter des romains sanguinaires. En effet, le premier degré de difficulté ressemble plus à une balade entre amis qu’à une véritable mission suicide. Tenter le mode difficile tout en essayant de récupérer tous les items et débloquer tous les succès s’avère quasi impossible.

Astérix & Obélix XXL3 – Le menhir de cristal est un jeu que l’on aurait envie de porter aux nues tant son scénario est vraiment bien écrit. En effet, OSome Studio nous propose une histoire qui nous plonge directement dans l’univers créé par Goscinny et Uderzo. Impossible donc de critiquer cet aspect du soft. Cependant, beaucoup de (gros) défauts de gameplay en font un bon jeu, mais pas excellent. C’est vraiment rageant ! Tout cela par manque d’audace ! Les joueurs passeront tout de même un bon moment, mais ils n’auront sûrement pas envie de refaire le jeu plus tard.

 

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