Test : Astral Chain sur Nintendo Switch

 Test : Astral Chain sur Nintendo Switch

Couverture

Genre : Action, Aventure
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Russe, Chinois
Développé par PlatinumGames
Édité par Nintendo
Sortie France : 30/08/2019
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 44,49€ version boîte
Taille : 10556,01 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 16

Site Web Officiel

Astral Chain se déroule dans une société futuriste dans laquelle, face à une menace venue d’une autre dimension, l’humanité s’est retranchée dans l’Arche, une mégalopole multiculturelle. La corruption apportée par les envahisseurs, les Chimères, s’étend un peu plus tous les jours, transformant ses victimes en créatures inhumaines. Par conséquent, la riposte s’organise par le biais de Neuron, la force d’intervention spécialisée dont les rares membres contrôlent des créatures asservies appelées Légions.

L'équipe au complet
L’équipe au complet

Dans ce contexte, vous incarnez un agent fraîchement muté chez Neuron. Ses facilités à contrôler les Légions sans aucune difficulté restent autant un mystère que ses origines.

Réputé pour son travail sur des jeux d’action, PlatinumGames ne déroge pas à ses habitudes en nous proposant un système de combat riche et assez complexe à prendre en main compte-tenu de la quantité d’actions possibles. Pour commencer, notre agent se dote de la matraque-X qui peut prendre différentes formes dont un pistolet et un glaive. Chacune étant efficace contre un type d’ennemi, il est rapidement indispensable de jongler entre elles pour les exploiter au mieux. 

Votre première Légion
Votre première Légion

Mais vous êtes loin d’être seul, votre force se trouve dans les Légions qui vous accompagnent. Vous commencerez à effleurer les possibilités du jeu celle dénomée « Épée ». Au fur et à mesure, elle sera rejoint par d’autres parmi lesquelles vous pourrez alterner à volonté. Votre lien avec votre compagnon se matérialise avec la chaîne astrale qui vous relie et détermine la distance maximale à laquelle il peut se tenir. C’est ici que les choses se complexifient. 

Mais alors ?

Votre Légion est autonome lorsque vous ne la sollicitez pas mais il est possible de lui donner des ordres, voire d’en prendre le contrôle. En gardant la gâchette ZL enfoncée, vous pourrez la déplacer de votre stick droit, déclencher des aptitudes. Les combats gagnent d’autant plus en dynamisme en sachant que le placement est important. Enrouler la chaîne autour des ennemis les immobilisera quelques instants précieux pour infliger un maximum de dégât. La mettre sur la trajectoire d’un adversaire sur le point de charger interrompra sa charge. La réactivité est toujours récompensée et d’autres actions, esquives, combos ou ripostes pourront être réalisées si vous appuyez sur le bouton avec le bon timing. Et ce n’est pas fini ! Chacune des Légions dispose d’un état dans lequel elle fusionne avec le personnage, agrandissant ainsi le panel d’actions déjà riche. 

La Légion Arc permet d'atteindre des cibles lointaines
La Légion Arc permet d’atteindre des cibles lointaines

Grâce à ces coéquipiers, les interactions avec l’environnement se diversifient. Traquer, pirater, déplacer des blocs, leur utilité les rend indispensable. Il sera fréquent de devoir revenir dans les niveaux précédents avec les nouvelles compétences acquises pour ouvrir des passages initialement bloqués.

En battant des chimères, vous récolterez des codes ADN, nécessaires à l’évolution de ces dernières qui disposent d’un arbre de compétences. De plus, des aptitudes actives et passives viennent étoffer la personnalisation afin d’obtenir la Légion qui vous convient le mieux. Cerise sur le gâteau, différentes palettes de couleur permettent la personnalisation de votre personnage et de vos équipiers, de quoi rendre votre expérience unique. 

L'arbre de talent d'une Légion
L’arbre de talent d’une Légion

Pour contraster avec les séquences d’actions effrénées, abordons la phase d’exploration que l’on retrouve régulièrement dans les chapitres. Les espaces mis à disposition s’avèrent assez vastes pour que la promenade vaille le détour, remplis de quêtes optionnelles et d’éléments cachés. C’est là que l’IRIS, un dispositif lié à votre rétine mettant en surbrillance les éléments du décor avec lesquels il est possible d’interagir, se montrera particulièrement efficace. Chaque Légion aura son rôle spécifique dans ces phases, à vous de découvrir leur utilité, régulièrement expliquée par des tutoriels parfaitement intégrés dans l’action.

En-dehors du siège de Neuron qui est le HUB principal où vous pouvez améliorer votre équipement et acheter des objets de soin, vous restez policier et aurez à enquêter sur des incidents. Le rythme est plus calme alors que vous interrogez des PNJ dans l’espoir d’obtenir des informations sous la forme de mots-clés. Au terme de ces phases, un récapitulatif s’impose, durant lequel votre agent doit répondre avec le bon mot-clé à la bonne question. Et même si vous faites des erreurs, le jeu ne vous en tiendra pas rigueur et vous donnera la réponse. Ces petits interludes loin d’être indispensables, permettent une petite coupure appréciable avant de replonger dans l’action. 

Les enquêtes font office de pause
Les enquêtes font office de pause

Maintenant abordons les points négatifs liés au gameplay. En premier lieu, les séquences de plateformes s’avèrent imprécises et particulièrement frustrantes en plus d’être récurrentes. En complément, la maniabilité de la Légion Bête liée à ces phases sera un combo salvateur qui risquera parfois de vous faire fulminer. De plus, la caméra ne vous facilitera pas la tâche dans des environnements exigus, ce qui n’arrive heureusement pas constamment. Pour terminer, le jeu accuse d’une perte de rythme sur la fin avec des chapitres assez inégaux avant de repartir en flèche pour le grand final.

Dernière parenthèse pour aborder la co-op qui permet à deux joueurs de se battre côte à côte, l’un dirigeant l’agent tandis que l’autre sa Légion. Les contrôles par défaut sur les Joy-Con sont loin d’être confortables, d’autant plus que les fonctionnalités se retrouvent réparties entre les deux manettes, si bien qu’il faudra un temps d’adaptation pour retrouver ses marques. 

Les environnements futuristes de l’Arche ont une réelle identité. Vous le remarquerez en particulier en vous promenant en ville, avec des rues pleines d’hologrammes et les enseignes des magasins constamment allumées même en pleine nuit, rappelant sans problème les villes japonaises. En opposition à cela, la dimension des chimères ne brillera pas par sa beauté et ses variétés de panoramas en plus d’être le théâtre des phases de plateformes. Hélas, vous serez amenés à retraverser régulièrement les mêmes environnements, simplement organisés différemment lors de vos visites. 

Le design des personnages bénéficie de la patte de Masakazu Katsura, l’auteur de Zetman. En résulte une orientation résolument manga qui fait mouche du début à la fin, d’autant plus que le doublage japonais est disponible ! Hélas, le personnage contrôlé par le joueur demeurera muet comme une carpe, faisant perdre à certaines situations dramatiques leur intensité. 

Heureusement, le paquet a été mis sur la bande-son endiablée qui accompagne les événements qui se déroulent à toute allure. Le tout permet une mise en scène dans laquelle on ressent véritablement l’intensité de l’action.

En ce qui concerne la qualité de l’image, Astral Chain s’apprécie bien plus sur grand écran même si le titre s’en sort honorablement en nomade mais forcément avec une qualité d’image réduite.

Découpé en chapitres, Astral Chain dispose d’une grande rejouabilité. En effet, chaque mission se clôture sur un score final qui incite à y retourner pour l’améliorer. Les différents niveaux de difficulté inciteront également à retenter l’aventure dans une expérience bien plus exigeante. Et ce n’est pas tout. Votre menu dispose d’un onglet “Mission” qui s’apparente à des achievements, récompensant les belles performances. Pour terminer le titre dans sa totalité, il faudra réaliser toutes les quêtes annexes, trouver tous les coffres, certains étant souvent dissimulés dans des recoins et également mettre la main sur tous les chats car être agent ne vous empêche pas d’apprécier les petites boules de poils. Ainsi, on grimpe facilement à une vingtaine d’heures pour une première run, temps qui se dédouble sans difficulté en recherchant le 100%. 

Pour les amoureux de personnalisation, de nombreux costumes, accessoires et palettes de couleurs sont déblocables pour personnaliser autant votre agent que vos Légions.

Avec son gameplay nerveux et riche, Astral Chain se hisse sans problème parmi les meilleurs jeux d’action sur Nintendo Switch. L’utilisation des différentes Légions multiplie les possibilités en combat, en plus d’avoir chacune leurs spécificités. Leur ajout progressif permet une évolution et renouvelle les affrontements. On ne pourra pas faire autant d’éloges sur les autres variations de gameplay du titre. Les quêtes annexes pullulent dans chaque chapitre mais on un intérêt tout relatif.

Seules les enquêtes, permettent un minimum de réflexion. Impossible de ne pas citer les phases de plateforme imprécises qui desservent le plaisir de jeu. Mais tous ces désagréments sont finalement effacés par l’efficacité de la mise en scène, couplée à une bande-son rythmée totalement en adéquation avec l’univers et les affrontements frénétiques avec les Chimères. En somme, un beat them all, certes imparfait, mais qui saura sans problème se faire une place dans la ludothèque de la Nintendo Switch.

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Test : Astral Chain sur Nintendo Switch réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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