Test : Atelier Lulua ~The Scion of Arland~ sur Nintendo Switch

Atelier Lulua ~The Scion of Arland~

Genre : RPG
Langues : Anglais
Développé par KOEI TECMO EUROPE
Édité par KOEI TECMO EUROPE
Sortie France : 24/05/2019
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 59,99€ version boîte
Taille : 6085,94 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Atelier Lulua : The Scion of Arland met au centre de son histoire Elmerulia Frixell (Lulua pour les intimes), fille de Rorona Frixell, l’alchimiste de renom que certains auront pu côtoyer dans les précédents volets de la saga Arland. Son but : devenir une alchimiste reconnue comme sa mère. Mais avant d’en arriver à ce stade, un long chemin reste à parcourir. L’apparition énigmatique de l’Alchemyriddle, un grimoire renfermant des recettes et autres indications, uniquement lisibles par Lulua, va accélérer son apprentissage et lui permettre d’étendre ses horizons.

En compagnie d’Eve, son amie d’enfance, Aurel, un noble d’Arland et Piana son mentor, notre héroïne se lance dans un petit périple riche en enseignements, la rapprochant plus que jamais de son rêve.

Le titre se distingue par différents gameplays qui rythment la progression. Pour commencer, c’est dans le mode exploration que vous déplacez votre personnage dans les environnements, pour interagir avec les PNJ ou ramasser des ingrédients dans les donjons. On constatera malheureusement une caméra capricieuse dès lors que l’on se trouve à côté d’un mur. Les commandes demeurent limitées à la course, un saut qui donne l’impression d’être en apesanteur lunaire et des coups de bâton qui servent à secouer les arbres, casser des caisses ou à engager le combat. Certains éléments du décor ne se laisseront pas récolter gentiment et il vous faudra les objets adéquats pour les récupérer.

Et quoi de mieux que de se servir soi-même en fabriquant ses propres outils ? Besoin d’une pioche ? Le chaudron magique a réponse à tout. C’est simple, avec l’alchimie, vous pouvez tout créer, de la tarte à la bombe, quand bien même votre personnage sera juste en train de touiller une marmite contenant un liquide verdâtre.

Chaque création se compose de plusieurs ingrédients. Ici, les choses se compliquent car chacun d’entre eux a une qualité, des traits, des affinités élémentaires et des awakening effects. Ainsi, en utilisant des ingrédients différents pour synthétiser un même objet, vous obtiendrez des résultats totalement variables. Il faudra donc jongler avec toutes vos possessions pour optimiser l’acquisition finale. Complet, le système s’apprivoise progressivement et se montre très satisfaisant une fois que vous maîtrisez tous les secrets de l’alchimie. Atelier Lulua : The Scion of Arland livre au compte-goutte de nouveaux éléments de gameplay. Ainsi, votre liste de “craft” avec l’alchimie ne va cesser de s’agrandir en même temps que les connaissances de Lulua.

Parlons de l’Alchemyriddle qui rythme l’aventure de différentes manières. Ce grimoire, pour faire simple, est un recueil de succès. Tuer un monstre, fabriquer un objet en particulier, explorer une zone ou combattre seront les quatre façons de les débloquer. Ne négligez surtout pas cet aspect du jeu car les récompenses à la clé valent le détour. Les zones d’exploration optionnelles ou les recettes pour fabriquer des objets pour des quêtes annexes ne s’obtiendront que de cette façon. À vous de deviner avec les bouts de phrases incomplètes et les photos données en indice, comment valider la section du chapitre de l’Alchemyriddle.

L’unique reproche qu’on trouvera à certains moments dans ce grimoire se rencontre dans certaines situations où l’histoire vous demande de fabriquer X objets et de faire X combats, une façon de gonfler artificiellement la durée de vie sans réel intérêt.

Abordons maintenant les combats. Votre équipe principale se compose de trois combattants au front et de deux combattants, capables d’intervenir pendant l’affrontement. Les tours de jeu se déterminent par une barre en haut de l’écran sur laquelle avance les portraits des différents amis ou ennemis. À son tour, le combattant pourra attaquer, utiliser des compétences, se défendre, échanger sa place avec un personnage de soutien ou fuir.

Notez que seuls les alchimistes sont capables d’utiliser les objets ou d’interrompre le combat avec un item équipé, offrant une capacité stratégique non négligeable. Les combattants en soutien ne resteront pas inactifs. Chacun d’entre eux dispose de compétences de support qui se déclenchent suite à des pré-requis variables (Attaquer un ennemi, subir une altération d’état ou des dégâts). Et si la composition de votre équipe vous semble trop simple, n’oubliez pas les primal arts octroyant des bonus passifs en fonction des membres en présence !

Petit changement comparé aux précédents épisodes: les requêtes ne sont plus limitées par le temps. Un calendrier est toujours présent mais dans la majorité du des cas, il ne fera office que d’indicateur. Ponctuellement, des événements surviendront à des dates précises, comme la floraison d’une plante particulière en Novembre ou la foire d’Arland en Décembre, mais l’utilisation reste anecdotique.

Mais alors, tout semble bien beau à Arland ! Hélas, pas vraiment. En premier lieu, les zones à taille variable se parcourent en deux ou trois minutes, ne laissant que très peu place à l’exploration. Le cycle jour-nuit n’apporte pas de grands changements, excepté des ennemis différents à l’écran. La quantité aura primé sur la qualité. Ensuite, la monotonie du scénario qui fait le strict minimum en promenant Lulua et compagnie dans le monde sans véritable enjeu ou objectif marquant, ce qui peine à nous motiver à voir la suite. Cette même routine se retrouve dans les combats qui auraient été plus intéressants si les personnages disposaient de plus de compétences. Ici, on assiste quasiment toujours aux mêmes joutes. Heureusement que chaque protagoniste possède son gameplay spécifique et qu’il est possible de varier les formations. Enfin, la sensibilité du stick gauche (Joy-Con ou manette) vous fera opter pour les croix directionnelles car il est impossible de naviguer autrement dans les menus sans se tromper. Dernier point : les possibilités de l’alchimie s’ajoutent certes au fur et à mesure mais il faudra attendre d’être vraiment avancé dans l’aventure avant de pouvoir espérer créer des objets intéressants et optimisés, vous laissant la majorité du temps avec des créations hasardeuses.

L’univers d’Atelier Lulua : The Scion of Arland se montre riche en couleur. Les différents décors traversés se montrent relativement variés, en passant par des plaines, des forêts, de sombres grottes ou des ruines. Hélas, l’inspiration ne frappe pas à toutes les portes. Le bestiaire n’est que très peu fourni, les ennemis n’étant dans leur majorité que des clones ou variantes de couleur (et sensiblement de design) les uns des autres. Même combat pour les PNJ qui se ressembleront d’une ville à l’autre.

En opposition aux anciens titres de la série Atelier, les conversations ne se décorent plus par le portrait manga des personnages mais directement par les modèles. Ces derniers, très bien modélisés, trahissent cependant les limites techniques qui se distinguent clairement par le peu de postures adoptées vues et revues à chaque “cinématique”. Étonnamment, cette “simplicité” fonctionnera bien comme levier comique dans certaines situations. 

Si les textures globales demeurent juste correctes avec par moment de véritables bouillies de pixels, les effets visuels en combat sont irréprochables. Le dynamisme des angles de vue, les poses stylisées et effets de lumière apportent le lot d’action nécessaire.

Pour finir, l’OST n’a rien à envier à ses prédécesseurs. Même si certains thèmes reviennent plus souvent que d’autres, les thèmes de combat changent en fonction de la zone géographique dans laquelle vous vous trouvez. De plus, il est possible de sélectionner des pistes de l’OST d’anciens volets sur la carte du monde, de quoi ravir les nostalgiques de la saga Arland.

Le périple de Lulua et de ses amis se répartira sur une vingtaine d’heures. Au programme, un jeu découpé en chapitres qui vont permettre au personnage de Lulua d’évoluer dans sa façon de penser et en compétence. La difficulté se trouve assez inégalement répartie, avec des débuts quelque peu laborieux, un milieu de jeu sans challenge et un dernier chapitre avec un pic soudain d’ennemis robustes.

L’alchimie offre une multitude de possibilités et il y a fort à parier que vous passerez des heures à essayer d’obtenir les objets aux traits optimaux. Les plus acharnés s’amuseront à remplir toutes les pages de l’Alchemyriddle et rempliront les fiches de chaque zone à 100%. Un season pass est dores et déjà disponible, offrant des costumes, des packs de musique ainsi qu’une zone supplémentaire.

Atelier Lulua : The Scion of Arland sonne le retour dans les contrées d’Arland. Au programme, de la récolte d’ingrédients, des combats et des clins d’oeil aux anciens volets. Hélas, le titre sent le réchauffé, la faute à un scénario pas original pour un sou, de nouveaux protagonistes assez peu charismatiques et trop peu développés. L’héroïne n’en demeure pas moins attachante avec son caractère bien trempé. Les visages connus tels que Totori, Meruru, Lionela ou Sterk reviennent mais ne brillent pas réellement par leur utilité. Les combats offrent un système dynamique, avec des interruptions, des assistances et des formations de personnages, de quoi travailler sur leur optimisation ainsi que sur la composition de votre équipe. Le gameplay continue de se développer, et ce, jusqu’au dernier chapitre, ce qui est relativement frustrant. De même, le niveau d’alchimie a tendance à créer un frein à la progression, nécessitant des séances de synthèse poussives. Mention spéciale par contre pour l’Alchemyriddle qui offre une avancée par succès, assez addictive. Loin d’être exempt de défaut, Atelier Lulua : The Scion of Arland pourra malgré tout donner envie aux néophytes de s’intéresser aux précédents Atelier dont sont issus les nombreux personnages présents et constitue un point d’entrée complet à la série tant qu’on accroche à son concept d’alchimie ainsi qu’au ton léger de l’histoire. Et attention, le jeu n’est disponible qu’en anglais.

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Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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