Test: Blasphemous sur Nintendo Switch

Test : Blasphemous sur Nintendo Switch

Genre : Aventure, RPG, Action, Plateformes
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Chinois
Développé par The Game Kitchen
Édité par Team17
Sortie France : 10/09/2019
Prix : 24,99€ sur l’eShop
Taille : 3831,50 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 16 ans

Site Web Officiel

Une malédiction, ironiquement appelée “le Miracle”, s’est abattue sur la région de Cvstodia. Par conséquent, la majorité de la population a sombré dans la folie, certains se transformant en monstres sanguinaires. Toutefois, dans ces contrées où la religion et la foi sont omniprésentes, un individu se dresse. Le Pénitent, armé de son épée Mea Culpa se voit attribuer le lourd fardeau de lever la malédiction. Son périple l’opposera aux trois Humiliations avant d’atteindre la Mère des mères des églises qui renferme la source du malheur.

Le pénitent armé de Méa Culpa
Le pénitent armé de Méa Culpa

Blasphemous est un Metroidvania aux allures de Soul part son côté impitoyable et sur de nombreux aspects de son gameplay. 

Pardonner en toute brutalité

Le Pénitent possède de nombreuses ressources pour se défendre. En arme principale, Mea Culpa fait des ravages auprès des ennemis. Évolutive, l’épée s’améliore à des autels, permettant l’acquisition de nombreuses techniques en échange de larmes d’expiation. En effet, cette monnaie s’acquiert en terrassant des monstres et s’avère utile à diverses occasions. En plus de son arme, le personnage trouvera différentes prières, des techniques spéciales aux effets variables. Mais attention, il n’est possible d’en équiper qu’une à la fois, d’où un choix crucial en fonction de la situation. Maintenant, pour acquérir de la ferveur, il n’y a que deux solutions : attaquer les ennemis ou réaliser une Pénitence de sang permettant l’échange d’un peu de vie contre de la ferveur.

Un monde hostile en ruine
Un monde hostile en ruine

Bien loin d’un défouloir, la mécanique d’affrontement tourne autour de parades, contre-attaques et esquives. Chaque coup encaissé représente un danger pour le Pénitent. À cet égard, on privilégie des assauts répétés plutôt que de longs combos. De surcroît, la contre-attaque est primordiale, demandant une parade à l’impact du coup ennemi pour lui renvoyer la sauce. Certaines attaques étourdiront les monstres, vous permettant de réaliser une exécution. Et si certaines attaques sont imparables, il vous reste malgré tout la ruée, une glissade au sol pour vous tirer d’affaire.

Une exécution morbide

Heureusement, les flasques de bile sont là pour vous soigner. Cependant, leur utilisation est limitée et la seule recharge possible se trouve au niveau des prie-Dieu, les checkpoint qui vous soignent entièrement en plus de réinitialiser l’apparition des monstres. Et si par malheur le Pénitent succombe à ses blessures, il laisse derrière lui un fragment de culpabilité, réduisant le gain de ferveur, de Larmes d’expiation et le maximum de ferveur. De ce fait, retourner sur les lieux de votre trépas devient indispensable.

 

Une perpétuelle redécouverte

Le monde de Blasphemous est en perpétuelle évolution. Il vous arrivera systématiquement lors de votre progression de remarquer des objets inaccessibles. À partir de là, il faudra une bonne mémoire (ou un papier et un stylo) pour se rappeler d’y retourner plus tard. Car en effet, l’équipement du Pénitent ne cesse de s’étoffer. Pour le personnaliser, vous trouverez des reliques qui changent les alentours (faisant apparaître des plateformes par exemple). Ainsi, les salles précédemment explorées peuvent receler des surprises inattendues. À son rosaire, le combattant peut ajouter des perles qui apportent des modifications de statistiques ou des effets passifs. Mea Culpa a également le droit à ses bonus qui sont parfois contrebalancés par des malus. 

Les perles du rosaire confèrent des bonus

Bien entendu, comme dans tout Metroidvania qui se respecte, les chemins divergent mais finissent souvent par se rejoindre en ouvrant des raccourcis ou des portails de téléportation. Cependant pour y arriver, il est chose commune de traverser de longs espaces sans prie-Dieu, de quoi maintenir le niveau d’alerte maximale, sous peine de devoir tout retraverser suite à une mort malencontreuse.

Si vos équipements ne suffisent pas, vous mettrez la main sur de nombreux collectibles. D’ailleurs, chaque objet ramassé dispose d’une histoire, apportant une dimension intéressante au lore.

 

Les malheurs du pénitent

Attaquons-nous aux petits désagréments qui jalonnent les voies de la rédemption. Pour commencer, le personnage est quelque peu rigide à déplacer, loin des modèles d’agilité d’autres titres. Par conséquent, il faut garder ce détail en tête, en particulier lors de phases de plateformes qui peuvent devenir frustrantes. Ensuite, le placement des prie-Dieu est un peu trop variable, parfois trop espacés, d’autres fois assez proches. Finalement, on obtient de longues sections de jeu sans marge d’erreur possible. Pour cet aspect, il est important de nuancer car certains joueurs seront heureux d’avoir une expérience se rapprochant d’un Soul. Rien n’est réellement fait pour faciliter les déplacements au sein du monde si bien que vous pouvez vous attendre à de nombreux aller-retour. D’ailleurs, la carte n’affiche que très peu d’informations et il aurait été agréable de pouvoir poser des marqueurs. Dernier point, le jeu n’est pas dépourvu de rares bugs, allant de l’amusant au véritablement bloquant (le personnage qui disparait).

Un monde vivant…

La partie graphique du titre est somptueuse. Les cinématiques réalisées en pixel art se contentent de très peu de mouvements et laissent davantage place à la contemplation. Le monde dépeint est gothique, sanglant à souhait. Justement, le jeu ne manque pas une occasion pour offrir une fuite d’hémoglobines, que ce soit lors d’une exécution d’un ennemi ou lors des premières cinématiques. Les décors ne sont pas en restes, avec une grande profondeur. Lors de votre avancée, vous pourrez observer le paysage défiler, les visages de marbres, les villageois vivant leur petite vie en arrière-plan. Le monde est vivant et détaillé, le tout en pixel, un véritable plaisir visuel. Le design des ennemis dispose d’une belle variété, allant du fantôme en cape à la nonne dérangée. Mention spéciale pour les boss particulièrement réussi, disposant d’une vraie identité en plus de pouvoir mettre à mort votre personnage en toute finesse.

Le boss fait une sieste en nous attendant

Les sprites s’offrent de superbes animations, autant chez les ennemis que chez le Pénitent. On ne pourra pas faire autant d’éloge pour ce qui est de la bande-son. Autant les pistes accompagnent correctement l’aventure, autant elles demeurent très courtes et finissent par boucler très rapidement lorsqu’elles ne sont pas inexistantes.

 

… basé sur un véritable travail de fond

L’univers de Blasphemous a été construit avec de nombreuses inspirations. Les développeurs sont notamment puisé dans le folklore, les traditions de Seville en Espagne. Les thèmes abordés, certains décors et le design même du personnage représentent ainsi cette réflexion qui a été apportée lors du développement du titre.

les décors sont sublimes

Un contenu conséquent

Finir Blasphemous vous prendra une dizaine d’heures. Mais l’histoire ne s’arrête là que si vous ne revenez pas traverser les décors de Cvstodia à la recherche des collectibles, que ce soit des prières, des objets, les bonus de vie et de ferveur. Une cinquantaine d’enfants du clair de lune sont également à libérer. Des quêtes annexes viennent se joindre à l’ensemble et pour couronner le tout, plusieurs fins sont possibles. La construction du monde vous réserve de nombreuses salles cachées à découvrir en frappant les murs. En somme, de quoi prolonger le séjour parmi les monstres et autres atrocités.

On viendra en aide à des individus torturés

S’il y a bien une chose que Blasphemous réussit à faire, c’est de nous plonger dans un monde vivant et cohérent. L’univers est conté par les PNJ, les objets ramassés ainsi que par des scènes régulières. Par moment, l’atmosphère se veut lugubre, virant sans problème vers le gore. Avec certains aspects inspirés des Soul mais somme toute plus abordable, le gameplay se veut exigeant avec ses parades et ses esquives. Difficiles, les combats de boss ont chacun leur côté marquant avec leur mise en scène ou simplement le design du vilain. On regrette par contre que les compétences acquises n’apportent que peu de souplesse et que certaines phases de plateformes soient si poussives. Vous mourrez souvent mais finalement, il ne s’agit là que d’un éternel recommencement. Âmes sensibles s’abstenir, la pénitence ne se fait pas sans verser son lot de sang.

Test de Blasphemous réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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