Test : BlazBlue : Central Fiction (Special Edition) sur Nintendo Switch

BlazBlue : Central Fiction (Special Edition)

Genre : Combat, Action, Arcade
Langues : Japonais Sous-titres : Anglais, Japonais
Développé par Arc System Works
Édité par PQube
Sortie France : 08/02/2019
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte ICI
Taille : 12582,91 Mo
Joueurs : 1-8
Age minimum : 12

Site Web Officiel

BlazBlue : Central Fiction est le 4ème et dernier opus de la saga. Il est très difficile de proposer un résumé pour ce type de jeu, notamment lorsqu’il vise à conclure une série aussi ambitieuse, sans basculer vers les spoils. De fait, je vous propose une mise en contexte très brève avant de vous inviter à découvrir le reste par vous-même pour une meilleure immersion. Lorsque la partie démarre, un groupe se réunit afin de faire le point sur la situation. Kokonoe, l’une des personnes présentent dans la scène d’introduction, donne (ou non, selon votre choix) toutes les informations dont elle dispose sur Ragna, l’un des protagonistes principaux. Afin de battre Izanami, Ragna est leur seul espoir, car il a en sa possession l’Azure Grimoire, c’est-à-dire la mort elle-même.

Si vous n’avez pas joué aux volets précédents, on vous propose ensuite un récapitulatif d’environ 30 minutes reprenant les grandes lignes de l’histoire avant de vous plonger au cœur de son épilogue avec cette Special Edition sur Switch. Néanmoins, celui-ci contient beaucoup trop d’informations et les néophytes risquent de s’y perdre, d’autant que l’intrigue est très complexe avec un univers développé regorgeant de détails, de personnages variés et d’événements liés. Suite à ces résumés en trois épisodes, on retrouve un peu plus tard un homme qui se réveille, mais qui souffre d’amnésie. Où est-il ? Qui est-il ? Que lui arrive-t-il ? Que se passe-t-il autour de lui ? À vous de découvrir toutes les réponses à ces questions et à bien d’autres, cela afin de percer tous les mystères de BlazBlue : Central Fiction.

Le gameplay du soft est très nerveux. En effet, les combos et les coups spéciaux s’enchaînent à une vitesse fulgurante, ce qui est très plaisant, car les affrontements sont toujours très rythmés. Le roster est très varié avec pour chaque combattant des spécificités : absorption de PV, création de doubles, utilisation de lasers, invocations d’épées, transformation en loup, etc.

Deux options s’offrent à vous avant d’entamer un duel : se battre en « Technical » ou en « Stylish ». En gros, soit vous faites les combinaisons de touches vous-même afin de réaliser des techniques puissantes, soit vous utilisez le bouton ZR qui sert de raccourci. Il est à noter qu’en « Stylish », une option adaptée aux débutants donc, les coups font moins de dégâts. Pas d’inquiétude à avoir cependant, car vous avez toujours la possibilité de faire les combinaisons afin d’infliger plus de dommages à votre adversaire.

Passons maintenant au cœur des batailles. Tout s’articule encore une fois autour de l’Overdrive et des Distorsion Drives, c’est-à-dire d’attaques puissantes qui consomment votre jauge de Heat (présente en bas de l’écran) et qui boost temporairement les capacités de votre personnage. Cela dit, trois nouvelles mécaniques font leur entrée dans cet épisode :

  • Exceed Accel: Il s’agit d’une technique activable uniquement pendant l’Overdrive. Celle-ci vous rend invulnérable pour une courte période, vous permet d’infliger de lourds dégâts tout en étant difficile à contrer. Attention, car lorsque vous enclenchez cette technique, elle met fin à l’Overdrive.
  • Active Flow: C’est une compétence qui dure uniquement quelques secondes, mais qui augmente progressivement les dégâts infligés par vos attaques normales et spéciales tout en doublant ceux de l’Exceed Accel. De plus, elle permet de régénérer la jauge d’Overdrive plus rapidement. Néanmoins, elle n’est utilisable qu’une fois par round.

  • Astral Heat : Pour finir en beauté, voici ce qu’on peut considérer comme l’attaque ultime de votre personnage, car elle permet de lancer une offensive spectaculaire et dévastatrice accompagnée d’une courte cinématique. Cela étant dit, trois conditions sont nécessaires afin de l’enclencher : c’est le dernier round et vous avez l’avantage, votre adversaire a moins de 35% de PV, votre jauge de Heat est chargée à 100%.

Le jeu dispose de très beaux graphismes, notamment lors des séquences animées du mode Histoire. La variété des personnages (une trentaine avec chacun une vingtaine de couleurs alternatives) et de stages (une quarantaine + des variations possibles) est très appréciable, d’autant qu’ils ont chacun leur cinématique d’introduction lors des combats. Il ne fait aucun doute que chacun y trouvera son bonheur : du colosse au molosse, en passant par la Gothic Lolita, à la sorcière, au méchant badass ou encore aux robots et aux vampires, il y en a littéralement pour tous les goûts !

En mode portable, la direction artistique est tout simplement magnifique. Beaucoup d’éléments s’affichent sur l’écran entre les coups normaux, les effets spéciaux, les auras et j’en passe, mais il n’y a pas de baisse de framerates et tout s’enchaîne sans le moindre souci. Pourtant, sur grand écran, le rendu est plus flou en ce qui concerne les combattants qui semblent presque entourés d’une aura pixelisée, ce qui peut être dérangeant et ce qui dénote fortement avec l’aspect lisse des environnements. Petit bémol donc sur cet aspect-là. Quant à la bande-son, elle colle parfaitement à l’ambiance du titre et se renouvelle tout autant que son cast. Vous avez d’ailleurs la possibilité de choisir la musique que vous souhaitez lors des versus, ce qui est également une option sympathique.

Le mode Histoire se découpe en 12 chapitres qui font basculer le titre vers le genre du visual novel puisqu’il consiste en une suite de combats entrecoupés par de longues phases de dialogues et de dessins. Bien que l’idée soit intéressante, elle est malheureusement très rébarbative, car il n’y a que très peu de séquences animées pour ponctuer le tout. Le rythme aurait dû être mieux calculé, car le joueur se lasse vite de devoir appuyer sur la touche afin d’enchaîner les échanges entre les personnages. Néanmoins, couplé avec le mode Arcade dans lequel vous pouvez en apprendre un peu plus sur chacun des personnages du soft et donc approfondir le scénario principal, on peut déjà compter près d’une vingtaine d’heures de jeu, rien que ça ! Cependant, cela ne s’arrête pas là, car il y a de nombreux autres modes de jeu que je vous propose à présent de passer en revue.

  • Practice : C’est là où vous avez le tutoriel — assez long faute à de nombreux dialogues pas forcément très intéressants, découpé en 4 grandes parties allant des bases aux techniques avancées —, l’entraînement et un mode Challenge qui vous invitent à remplir des missions pour chaque personnage afin de maîtriser son gameplay dans les moindres détails.
  • Story : Le mode principal mentionné un peu plus haut. Il est accompagné de la Library, c’est-à-dire d’une librairie dans laquelle vous disposez de tout un panel d’informations sur les personnages, leurs relations, les organisations, lieux, objets, armes, pouvoirs, événements, ou encore les termes techniques du jeu. En gros, des pages et des pages de lecture afin de tout savoir sur BlazBlue : Central Fiction !
  • Battle : Constitué de 5 types de combat. Vous retrouvez les classiques Arcade et V.S. accompagnés de 3 nouveautés. La première se nomme Grim of Abyss et vous fait basculer vers un mélange de RPG et de survival. En effet, votre personnage (ou vos personnages, si vous souhaitez en utiliser plusieurs) doit avancer sur les différents points de la carte en remportant des combats suite auxquels vos PV n’augmentent que très peu. En remportant la série de victoires attendue, vous débloquerez des compétences (régénération de PV, augmentation des dégâts infligés, diminution des dégâts encaissés…) ainsi que des grimoires à équiper à votre combattant pour améliorer ses statistiques (PV, force de frappe, défense…). En cas de défaite, c’est Game Over et vous devez recommencer le point depuis le début. Le but ultime est de triompher du Boss Rush. Autant le dire tout de suite, il s’agit probablement du meilleur mode de tout le jeu !

Les deux autres options qui s’offrent à vous sont moins intéressantes, mais tout aussi divertissantes ! Il s’agit de Score Attack (faire le score le plus haut en battant une série de personnages selon divers parcours à la difficulté croissante) et de Speed Star (dans un temps limité, vous devez vaincre plusieurs ennemis en étant le plus rapide possible tout en réalisant des techniques spéciales ou enclenchant des mécaniques particulières vous permettant de grappiller quelques précieuses secondes).

  • Enfin, viennent le Network — le mode de jeu en ligne —, la Collection pour les fans qui veulent accéder aux musiques, couleurs alternatives, costumes, artworks et cinématiques du soft, et bien entendu les Options afin d’ajuster vos paramètres de jeu.

BlazBlue : Central Fiction est un bel opus qui vient clore une saga comme il se doit. Avec un roster de plus de 30 personnages ayant une vingtaines de couleurs alternatives chacun, une sélection de plus de 40 stages avec des variations possibles, une collection riche truffée de musiques et d’artworks, des modes de jeu extrêmement variés basculant entre combat en 2D, visual novel, survival et RPG, ainsi qu’un gameplay riche et diversifié, la durée de vie de ce titre est tout simplement colossale et le joueur en a véritablement pour son argent !

Cette Special Edition incluant tous les DLC vaut donc largement son prix. Néanmoins, trois défauts sont tout de même à noter et viennent ternir un tableau qui aurait pu être parfait : un rendu moins lisse sur grand écran, un mode Histoire rébarbatif et, surtout, aucune traduction en français… Pour un jeu qui a autant de textes ainsi que des mécanismes et une intrigue aussi complexes, il s’agit d’un réel problème et d’un argument qui pourrait rebuter de nombreux acheteurs potentiels qui passeront très clairement à côté de ce titre.


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Test réalisé par LYNIX WITT sur une version offerte par l’éditeur
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