Test : Blazing Chrome sur Nintendo Switch

Blazing Chrome

Genre : Run ‘n Gun, Action, Plateformes
Langues : Français, Anglais Sous-titres : Français, Anglais
Développé par Joymasher
Édité par The Arcade Crew
Sortie France : 11/07/2019
Prix : 16,99€ sur l’eShop
Taille : 142,61 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la licence Contra semble se faire une seconde jeunesse cette année. Après une forte apparition dans la troisième collection de KONAMI en juin, et un retour en force pour septembre dans un nouvel opus, elle inspire un certain nombre de studios comme NG:Dev:Team (Gunlord X) ou Joymasher. Ce dernier a l’habitude d’éditer des jeux néo-rétros et nous propose ce mois-ci Blazing Chrome, ressemblant à s’y méprendre à un Contra période 16-bits.

En 21XX, la Terre connaît la grande guerre. Les machines s’émancipent et éradiquent une grande partie de l’humanité. Des unités de survivants tentent de se rebeller contre ces créatures d’acier et de chrome. Nous suivons un binôme constitué de Mavra, une Sarah Connor en puissance, et de Doyle, un ersatz de Terminator qui, ensemble, organisent une mission suicide pour anéantir le “noyau”. Ce cœur, situé profondément dans une base bien protégée, alimente les cellules d’énergie des robots.

Blazing Chrome est un run ‘n gun dans la lignée de Contra. Nous retrouvons ainsi le même type de gameplay. Notre personnage (Mavra ou Doyle, au choix) est armé d’un gros fusil automatique et doit progresser dans des niveaux plus ou moins longs en courant et en sautant sur des plateformes. En chemin, il élimine machines et autres créatures organico-métalliques, atteint des objectifs et abat des boss angoissants proches de ceux présentés dans Super Turrican.

Le scrolling est horizontal, parfois vertical, et mène vers des phases de jeu en pseudo 3D ou vers des courses de moto avec des obstacles à éviter. Nous avons le choix entre quatre missions : nettoyer les ruines de la capitale, saboter le train de ravitaillement, exploser la fabrique d’armes et enfin désactiver la tour de communication ennemie. Il faudra tout terminer pour atteindre le cinquième objectif, menant tout droit vers le cœur et son boss de fin.

A l’instar des épisodes de Contra, il est possible de récupérer 4 armes différentes, identifiables par une lettre. Un exosquelette, utilisable ponctuellement, améliore notre résistance. Des power-up nous permettent de doubler notre puissance de feu, de gagner en rapidité ou d’obtenir un bouclier. Mais attention! Si nous mourrons, nous perdons tout ce qui avait été accumulé jusque là.

Le soft ne souffre d’aucun ralentissement et n’est pas pénalisé par des temps de chargement longuet. C’est fluide, dynamique et nerveux. La prise en main est intuitive, et la difficulté bien dosée. Il faudra échouer de nombreuses fois pour progresser mais cela fait partie du jeu. La persévérance supplante, heureusement, la frustration.

Les graphismes s’inspirent largement de l’univers de Contra III / Super Probotector. On retrouve tantôt des décors post-apocalyptiques (villes en ruines, terres désolées…), tantôt une météo capricieuse (orage, neige…), ou des environnements biomécaniques. Certains ennemis ressemblent de près ou de loin à ceux présents dans la licence de KONAMI (créatures volantes ou rampantes). Et les gros pixels sont, évidemment, de la partie. L’ennui, c’est que Blazing Chrome n’apporte aucunement sa touche personnelle.

Des options d’affichage permettent d’apporter un certain charme rétro à l’ensemble, ou au contraire, d’adoucir l’impact des pixels. Filtres CRT ou 5XBR, parasites et autres scanlines sont présents pour satisfaire tous les types de joueurs.

Côté sound-design, les bruitages ne sont pas particulièrement diversifiés. Les explosions et tirs de mitraillettes paraissent datés mais s’accordent bien avec le côté old school du jeu. Les musiques, par contre, sont très entraînantes. Les mélodies au synthé sont rétro-futuristes et rappellent les années 80. Le générique de fin en est un bel exemple.

Blazing Chrome étant un run ‘n gun classique, sa durée de vie n’est pas élevée. Il propose seulement six stages qui se terminent en quelques heures selon la pratique et le niveau de difficulté. Ce dernier se définit dès le début de l’aventure. En “Facile” ou en “Normal”, les continus sont illimités et seul le nombre de vies diffère. Le mode “Hardcore” se débloque une fois avoir fini le jeu et ne propose que trois continus. De quoi apporter un peu plus de challenge.

Deux personnages supplémentaires sont à déverrouiller, à savoir Raijin et Suhaila. Ce sont des ninjas qui n’ont ni fusils ni explosifs. Ils utilisent des armes de corps à corps, efficaces lorsque le coup est chargé, ainsi que des dashes pour éviter les ennemis. Ces nouveaux héros ont donc un style très différent qui ne laisse pas de place aux attaques à distance.

Les modes “miroir” et “assaut de boss” évitent toute linéarité et permettent de re-découvrir le jeu, soit en le parcourant de droite à gauche, soit en affrontant les leaders ennemis charismatiques. Deux joueurs peuvent s’associer pour en venir à bout. Bourriner à deux est toujours aussi fun !

Blazing Chrome rend un bel hommage aux ténors du run n’ gun. Ce Contra-like mélangé à du Terminator jouit d’une bonne direction artistique et d’une bande-son soignée. Malgré un gameplay diversifié, il n’apporte rien de nouveau et ne cherche pas à se renouveler. Il reste proche de ses modèles, sans tenter de s’octroyer une identité visuelle. Sa durée de vie, plutôt faible, peut en rebuter plus d’un, même si l’intensité de l’action est au rendez-vous. Dans tous les cas, les amateurs du genre et, surtout les plus nostalgiques, se plongeront avec plaisir dans cet univers de science-fiction qui sent bon les années 80/90.

Test réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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