Test : Bloodstained: Ritual of the Night sur Nintendo Switch

Bloodstained: Ritual of the Night

Genre : Action, Plateforme
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Portugais, Russe
Développé par ArtPlay
Édité par 505 Games
Sortie France : 25/06/2019
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte
Taille : 6452,94 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Lorsque le papa du titre culte Castlevania : Symphony of the Night (paru en 1997) lance un kickstarter pour donner naissance à sa suite spirituelle, forcément, il est difficile de ne pas s’enthousiasmer. Et pour cause, Bloodstained : Ritual of the Night n’emprunte pas seulement son genre à son aîné, mais aussi sa progression, son ambiance ainsi que tout le savoir-faire de son créateur. L’aventure nous place dans la peau de Miriam, une Cristalliseuse qui s’éveille après 10 ans d’un sommeil mystérieux. Au même moment, un effroyable château apparaît et déverse sur le monde de terribles démons. Lorsque notre héroïne apprend que c’est un compagnon de longue date, Gebel, qui pourrait être la cause de ces troubles, elle se lance à sa poursuite au travers des sombres couloirs de la forteresse.

Miriam est une héroïne assez charismatique !

Si le scénario se veut plutôt simpliste de prime abord, celui-ci révèle plusieurs twists intéressants qui parviennent à donner du sel et de l’en-phase à l’univers du titre. Cependant, une chose vient brûler nos rétines dès l’apparition des premières bulles de texte : la police d’écriture allonge énormément les espaces sécables des apostrophes. Comprenez par-là que lorsqu’une apostrophe apparaît dans le texte, ce qui se trouve après est décalé de plusieurs millimètres.

D’autres personnages viendront fleurir la narration !

D’une manière plus générale, la ponctuation n’est pas toujours juste : des virgules se placent parfois en dehors des lignes, les majuscules de débuts de phrases ne sont pas toujours présentes et certains mots ne s’affichent simplement pas. Les points de suspensions, eux, sont affichés « à la japonaise » (demi hauteur de ligne «···» ). Cela gêne la lecture et empêche de prendre les dialogues au sérieux.  C’est très dommage, car le contact avec le texte est souvent le premier rapport qu’un joueur engage avec un jeu, et peut laisser une mauvaise première impression si celle-ci est loupée, ce qui est le cas ici. Espérons qu’une mise à jour vienne rapidement régler ces problèmes.

Fort heureusement, le titre se rattrape dans d’autres domaines. En effet, son gameplay, ses mécaniques de combat et son level-design viennent embellir le château macabre dans lequel nous évoluons. Miriam est une héroïne polyvalente capable de maîtriser un bon nombre d’armes différentes et c’est une bonne nouvelle pour celles et ceux désireux de choisir leur style de jeu. Epée à une main, à deux mains, lances, haches, pistolets… Il y a tout ce qu’il faut pour trouver sa façon de jouer. Ce n’est pas tout, puisqu’en abattant des ennemis, vous pourrez récolter des éclats de cristaux, qui font office de sorts, et qui vous permettront d’étoffer encore plus votre arsenal.

Miriam est assez lourde à manier : cela se ressent en combat !

Que cela soit pour lancer une simple boule de feu, invoquer un loup qui se battra à vos côtés ou encore pouvoir plonger sous l’eau : Miriam peut très vite devenir une guerrière capable de faire face à toutes les situations.  Et cette mixité dans le gameplay, il faudra bien l’appréhender, puisque les boss qui vous attendent, très nombreux, ne vous feront clairement pas de cadeaux. On se prend alors très vite au jeu de la collectionnite. Les ennemis pouvant looter des ingrédients servant pour le craft, des éclats de cristaux ou plus simplement de l’or, c’est un véritable génocide de démons que l’on opère dans le but d’obtenir tous ces trésors utiles.

Malgré l’ambiance lugubre, les décors sont variés !

Sur ce point, Bloodstained ne démérite pas et propose ce qu’un Metroidvania a de meilleur à offrir. Ces éléments sont assez finement ajustés pour donner envie de visiter le château et faire tous les détours nécessaires pour s’équiper encore mieux. Toutefois, et malgré ces éloges, on regrettera une inertie « lourde » dans les déplacements de Miriam et dans les actions rapides. Le tout aurait gagné à être un poil plus dynamique. Autre point intriguant : les écrans de chargements. Généralement, la transition entre deux tableaux est instantanée… Sauf quand le jeu ne veut pas. Dès lors, il est possible de voir apparaître un écran de chargement de quelques secondes. La question est la suivante : pourquoi ce choix et pourquoi ne pas avoir plus poussé l’optimisation ?

Sujet délicat que d’abord la thématique artistique. Autant le titre propose une expérience agréable et solide, autant les petits travers dans lequel il s’embourbe l’empêche de tutoyer son grand frère. La direction artistique en fait partie. En effet, si les environnements sont variés et bien ficelés, ils ne parviennent pas à dégager d’aura particulière, pourtant propre au genre.

Le bestiaire est très varié, mais l’IA ne suit pas toujours !

La bande-son, elle, reprend trait pour trait les codes de la série en proposant des rythmes tantôt dynamiques, tantôt intimistes, qui collent bien avec l’ambiance générale gothique : chaque lieu possédant un thème propre. C’est d’ailleurs un point enchanteur du titre, car l’on se prend très rapidement au jeu de trouver de nouvelles zones pour y savourer son thème associé.

Concernant la durée de vie, comme le dirait Einstein : tout est relatif ! En ligne droite, il est possible d’achever le titre en une poignée d’heures. Cependant, ce serait une erreur de suivre ce schéma, car c’est dans son contenu optionnel que Bloodstained: Ritual of the Night propose tout ce qu’il a à offrir. Chemins annexes, armes, magies, craft et autres Boss, le château est une entité propre, un personnage à part entière, et c’est un régal d’en arpenter les couloirs et d’en apprendre plus sur les autres protagonistes.

Plusieurs surprises vous attendent dans l’aventure !

En plus d’offrir des éléments solides, le titre jouit d’un contenu assez généreux, en témoigne les divers éléments cités plus haut. C’est au moment où l’on pense avoir fait le tour du jeu que celui-ci débloque une nouvelle compétence ou de nouveaux environnements annexes, ce qui est très plaisant et donne une sensation de découverte permanente.

Bloodstained: Ritual of the Night est donc un excellent Metroidvania dans ses mécaniques, mais pas forcément sur son emballage. Techniquement propre et travaillé, sa direction artistique, les soucis de police durant les dialogues et une sensation de lourdeur dans les mouvements et les écrans de chargements ne lui rendent pas hommage. Toutefois, on se surprend à rester devant l’écran, car c’est un fait indéniable : le titre est bon, très bon même. C’est pourquoi il n’est pas évident de comprendre pourquoi avec un tel savoir-faire, certaines erreurs plutôt grossières sont toujours présentes. Il ne faut pas bouder son plaisir pour autant, car Bloodstained repose sur un socle assez solide pour séduire les fans du genre.

 

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Test réalisé par Jibenc0 sur une version offerte par l’éditeur
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