Test : Car Mechanic Manager sur Nintendo Switch

Car Mechanic Manager 

Genre : Gestion
Langues : Anglais Sous-titres : Anglais
Développé par In Images
Édité par Big Fish
Sortie France : 07/05/2019
Prix : 3,99€ sur l’eShop
Taille : 130,02 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3 ans

Page eShop du jeu

L’histoire de Car Mechanic Manager, comme celle de nombreux jeux de gestion, est très simple: vous êtes une jeune mécanicienne apparemment très douée, mais déçue par sa position de salariée d’un petit garage. Qu’à cela ne tienne, vous prenez votre courage et votre cupidité à deux mains et partez ouvrir votre propre entreprise afin d’engranger un maximum d’argent !

Et… voilà l’intégralité du scénario. Il vous faudra donc réparer des voitures pour vous faire fluctuer votre business. Assez classique donc, mais sauf à de rares occasions, l’histoire n’a jamais été le point fort de ce genre de jeux par le passé.

Cependant ne vous y trompez pas, le gameplay est lui aussi très simple: vous installerez différents bâtiments sur votre terrain afin de réaliser de multiples opérations, comme réparer des roues, nettoyer des voitures, ou encore des opérations de tuning. Une fois les bâtiments installés, c’est au tour de la routine de se faire un nid: vous accepterez un contrat, effectuerez les modifications demandées (entendez par là que vous placerez les voitures sur les bâtiments un par un), et renverrez la voiture contre paiement. Encore, encore et encore.

Il vous sera aussi possible de louer des espaces publicitaires pour vous faire un peu d’argent supplémentaire, ou d’acheter des voitures avant de les réparer et de les modifier pour les revendre. Cela serait presque aussi peu passionnant que les commandes classiques, si ce n’était pour les “tendances”, qui donnent quelques indications sur les modifications rapportant le plus d’argent sur le moment, et qui changent de temps à autre. Ne vous affolez pas, inutile de spéculer sur les futures tendances, puisqu’elles sont aléatoires, et que seul un compte à rebours vous indique le temps restant avant le futur changement de tendances.

On notera la présence d’une barre d’expérience, qui nous permet de gagner des niveaux afin de débloquer de nouveaux bâtiments et améliorations.

Et autant vous le dire tout de suite: ça s’arrête là. Rien de nouveau dans ce jeu de gestion, qui ne parvient même pas à garder notre attention autant qu’un de ces nombreux jeux gratuits qui pullulent sur nos smartphones de nos jours. En plus de cela, il est d’une facilité affligeante: il est tout simplement impossible de perdre, puisque vous n’avez pas de comptes à rendre, pas de factures à payer, rien. Votre compte en banque ne fait donc qu’augmenter, à moins que vous décidiez d’acheter un bâtiment, une amélioration, ou un véhicule. Ce qui, bien sûr, est un moyen de gagner encore plus d’argent. Il est donc impossible de perdre la partie.

Mention spéciale aux contrôles absolument atroces dus au portage du jeu sur la console de Nintendo. Car oui, le titre est avant tout un portage de la version PC sortie en 2015, et cela se ressent énormément. Pas de curseur à déplacer pour cliquer sur les boutons de l’interface; ici, on utilise le joystick gauche pour passer d’un bâtiment à l’autre à l’aveugle, les touches directionnelles servant à sélectionner une des options disponibles, et le joystick droit à déplacer la caméra. Et c’est ce manque de précision qui nous empêchera constamment de faire ce que l’on veut.

Pour précision, j’ai aussi été obligé de recommencer deux fois le tutoriel après avoir été bloqué par ces contrôles. Et sur l’image que vous pouvez voir au dessus, j’étais dans l’impossibilité de cliquer sur le bouton valider et donc d’enlever le pop-up de l’écran, mon curseur préférant rester sur les bâtiments en arrière-plan. Du grand art.

Pour ce qui est des graphismes, on se rapproche une fois de plus du jeu mobile: très basique et coloré. Les quelques images d’introduction nous mettent tout de suite dans l’ambiance, avec des dessins que l’on imagine vite réalisés par un artiste qui voulait passer à autre chose. Quelques bruitages viennent agrémenter les images, et hop! Emballez, c’est pesé, voilà une introduction rapide, efficace, mais pas vraiment agréable.

Au niveau de la bande-son, encore une fois, le mot d’ordre est la simplicité, si ce n’est la facilité. Une musique en boucle pour l’intégralité du jeu. Répétitif, vous dites ? Oui, je trouve aussi.

Le contenu est, sans surprise aucune, très limité. Le jeu nous propose le nombre faramineux de 8 voitures, 5 types de bâtiments, et pas moins de 14 types de services différents.

Bien sûr, si la répétitivité ne vous fait pas peur, vous pourrez avoir un garage rempli de magnifiques voiture multicolores au bout de très nombreuses heures de jeu. Par son aspect gestion, le soft a une durée de vie potentiellement infinie; la seule limite qui se présentera alors à vous sera celle de l’ennui… Le mien n’ayant pas attendu beaucoup plus d’une heure avant de pointer le bout de son nez.

Si vous ne l’aviez pas encore compris, Car Mechanic Manager est un titre à éviter. Il n’arrive même pas à justifier son prix pourtant très bas, la faute à un système de jeu extrêmement basique, une absence totale de défi. L’expérience est véritablement intéressante.

Test réalisé par Hawke sur une version offerte par l’éditeur
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