Test : Carcassonne sur Nintendo Switch

Carcassonne

Genre : Jeu de plateau, Stratégie
Langues : Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol Sous-titres : Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol
Développé par Asmodée Digital
Édité par Asmodée Digital
Sortie France : 06/12/2018
Prix : 19,99€ sur l’eShop
Taille : 140,51 Mo
Joueurs : 1 à 6
Age minimum : 3+

Site Web Officiel

Carcassonne, ville française de 45 000 habitants, est située au Sud Est de Toulouse. Elle est la préfecture de l’Aude, dans la région Occitanie. Son positionnement géographique stratégique lui vaut d’être occupée depuis le Néolithique. Et si elle est connue de nos jours, c’est principalement pour sa ville fortifiée restaurée par Viollet-le-Duc au XIXe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997. Elle… Oups pardon, je me suis cru sur Geograph’Alert

Un début de partie en tête à tête avec l’I.A.

Ne fuyez pas… Car Carcassonne est également un jeu de société inventé par Klaus-Jürgen Wrede et sorti sur les étals en 2000. Il se voit salué par la critique dès l’année suivante et remporte les prix les plus prestigieux : le Spiel des Jahres 2001, le Deutscher Spiele Preis 2001 et l’International Gamers Awards 2001 entre autres… Le jeu verra sa popularité croître d’année en année jusqu’à devenir un classique. Depuis, de nombreuses extensions ont étoffé ses règles, et il a pris le virage du numérique dès 2007 sur la console de Microsoft. Onze ans après, et avec seulement quelques rides supplémentaires, le voilà qui débarque sur la Nintendo Switch.

Carcassonne est un jeu de pose de tuiles où vous réinventerez la ville et ses environs à chaque partie. En effet, chacun son tour, les joueurs vont tirer au hasard une tuile représentant un morceau de paysage. Nous pouvons y trouver quatre types de structure : route, champs, ville ou abbaye. Elle devra être positionnée à la manière des dominos, à savoir, en respectant les éléments qui y sont représentés : routes et villes ne peuvent être coupées, mais au contraire être terminées proprement. Après l’avoir positionnée, et uniquement à ce moment-là, le joueur actif peut poser un de ses “Meeple” (une figurine en bois représentant un homme), sur l’un des éléments de la case. Il en revendique ainsi la propriété.

Les emplacements possibles des Meeples clairement indiqués

Toute structure qui se voit terminée (une route avec un début ET une fin, une ville entièrement fermée, une abbaye entourée de neuf autres cases) va octroyer immédiatement des points au joueur qui a posé un Meeple dessus. Ce dernier peut dans ce cas retourner dans la réserve de son propriétaire pour être à nouveau utilisé. Cas particulier, un pion posé dans un champ ne revient jamais. La subtilité vient du fait que nous ne possédons en tout et pour tout que sept pions. Il faut donc les poser avec intelligence sous peine de se retrouver dans l’incapacité de profiter d’une tuile avantageuse. Dernier point de règle, il est interdit de poser un de nos pions sur un élément qui en comporte déjà un d’un autre joueur. Le jeu se termine quand toutes les tuiles ont été placées. Chaque joueur acquiert ensuite des points pour les abbayes, les champs, les routes et les villes en sa possession et non complétées.

Les emplacements disponibles sont indiqués

L’avantage de la version numérique va se situer au niveau du rythme des parties. En effet, la console indique directement les emplacements disponibles avec la tuile qui vient d’être piochée. Il n’est plus nécessaire de scruter le terrain pendant dix minutes à la recherche d’un emplacement que l’on n’aurait pas vu. Le comptage des points est également facilité puisque c’est la console qui se charge de tout. Il devient ainsi extrêmement facile d’enchaîner les parties.

Les graphismes, bien que simples, se concentrent sur l’essentiel. Les développeurs nous laissent le choix entre deux visualisations : 2D en vue de dessus et 3D en vue de trois quarts. Les deux sont claires et suffisamment détaillées, et la décision se fera surtout en fonction des préférences de chacun. Les quelques animations rehaussent l’aire de jeu sans pour autant venir distraire les joueurs. La fluidité est de mise tout comme la précision lors des positionnements des tuiles. On apprécie de ne pas avoir à lutter sur ces points.

Les bâtiments apparaissent quand une ville est terminée

La partie sonore du jeu est également minimaliste mais suffisante : quelques musiques viennent accompagner nos actions, tout comme les bruitages lors de la pose ou la finalisation d’une structure. L’intérêt du titre n’est clairement pas là, mais les développeurs ont fait en sorte que la bande-son ne nous tape pas sur les nerfs.

Lors de l’achat, Carcassonne est fourni avec deux extensions : L’Abbé et La Rivière.  Une fois la version de base usée par de nombreuses parties, elles permettront de renouveler efficacement le plaisir de jouer. Une troisième, répondant au doux nom de Auberges et Cathédrales, est même disponible. Mais pour en profiter, il faudra débourser 6,99 €.

Les choix du nombre de joueurs et des extensions

Il est possible de s’affronter jusqu’à six joueurs. Deux façons de jouer sont proposées : avec une manette par joueur de 1 à 4 et de 5 à 6 ce sera avec un seul Joy-Con en “Joue et passe”. En fonction de vos goûts, il est tout à fait possible de compléter par des “IA” avec un profil de jeu réglable  : Voisin Facile, Égoïste Féroce, Preneur de Risques et Conquérant. Pour finir, sachez qu’il n’est pas proposé de jeu en multijoueur local avec plusieurs Switch ; ni même via Internet. Ce dernier point est particulièrement dommageable tant ce type de jeu pourrait s’y prêter et que ce mode était bien présent à sa sortie sur les consoles concurrentes.

Une IA qui ne se laisse pas faire !

Cette adaptation vidéo-ludique du jeu de société à succès Carcassonne est une franche réussite ; d’autant que la portabilité de la console de Nintendo se prête très bien à cette gamme de jeux. On enchaîne les parties facilement et, même si l’IA permet de faire ses armes et comprendre les mécaniques, rien ne vaut quelques amis pour aller plus loin dans le plaisir du jeu. De ce côté, on restera frustré sur l’impossibilité de jouer en réseau local ou internet. Sur ce dernier point, son arrivée a tout de même été annoncée pour 2019 et en cross-plateformes. Si c’est le cas, la note passera de Bon à Très Bon. Si le succès est au rendez-vous, ce sont aussi d’autres extensions qui viendront enrichir l’offre de base. Affaire à suivre…

Test réalisé par Patbol1 sur une version offerte par l’éditeur
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