Test : Chicken Rider sur Nintendo Switch

Chicken Rider

Genre : Plateformes, Arcade, Runner
Langues : Anglais Sous-titres : Anglais
Développé par Red Dev Studio S.A.
Édité par Ultimate Games
Sortie France : 17/05/2019
Prix : 3,99€ sur l’eShop
Taille : 681,57 Mb
Joueurs : 1
Age minimum : 3+

Site Web Officiel

Style popularisé par l’arrivée des smartphones, le runner s’invite sur notre Switch en la personne de Chicken Rider. Vous y incarnez un ours polaire qui va parcourir les différents niveaux du jeu à dos de… poulet… et pourquoi pas ! Malheureusement pour nous, il n’y a rien de plus à se mettre sous la dent du côté du scénario. C’est d’autant plus dommage, qu’une fois sur le site officiel nous avons le droit à une belle présentation de l’histoire et des différents personnages. Donc, en résumé, notre ours est devenu un super-héros et il s’est fixé comme mission de venir en aide à tous les animaux emprisonnés en commençant par des poulets injustement persécutés par un savant fou !

Un ours à dos de poulet !

Ici, rien de bien compliqué puisque notre héros avance automatiquement. Notre seule action sera de le faire sauter au bon moment pour éviter ennemis et obstacles. Le but étant d’aller le plus loin tout en amassant le maximum de pièces d’or disséminées sur notre route. Afin de varier un peu les plaisirs, les développeurs ont inclus un double saut ainsi que quelques objets très convenus : un skateboard qui rend invincible pendant quelques secondes, un aimant pour attirer les pièces, une fusée pour démarrer un peu plus loin ou encore de quoi revivre. Chicken Rider ne révolutionnera clairement pas le genre de ce côté. Il y a également un système d’énergie qui diminue avec la distance. Pour éviter que notre monture tombe d’épuisement, il faut penser à ramasser les noisettes posées un peu partout. Si l’idée est bonne, la quantité de fruits est telle, qu’on oublie bien vite la présence de la jauge.

N’oubliez pas les noisettes !

Le butin, si difficilement acquis, servira à acheter via le magasin de quoi accroître la durée des objets, des éléments de customisation pour notre ours ou encore une autre race de poulet. Si les habits pour le héros sont justes là pour la décoration, les montures auront quant à elles des caractéristiques légèrement différentes. À vous de trouver celle qui vous sied le mieux. Un système de quêtes est également de la partie avec des objectifs comme « parcourir 60 mètres sans ramasser de pièces » ou « sauter par-dessus 20 ennemis ». Leur accomplissement apporte au joueur quelques pièces supplémentaires. Malheureusement, elles ne sont pas très variées et le challenge si faible qu’on les oublie rapidement.

Chicken Rider est très coloré avec une direction artistique très cartoon. Point des plus importants pour un runner : la lisibilité de l’action est très bonne. On évolue dans des environnements qui vont changer avec la distance parcourue : on commence forcément dans le poulailler, puis à l’extérieur de la ferme pour enchaîner par la forêt et ainsi de suite. Cela pousse le joueur à vouloir découvrir la suite en titillant sa curiosité.

Les murs de briques sont à éviter également

Le titre nous accueille avec une musique aux sonorités très country, en accord avec l’ambiance du jeu. Mais, on se rend bien vite compte qu’il n’y a pas de variations dans la bande son qui n’est en fait qu’un seul petit sample utilisé en boucle. Il en va de même pour les autres effets qui sont trop peu nombreux. De plus, le bruit des pièces et les cris de l’ours sont mal équilibrés, jusqu’à en devenir gênants.

Courir, courir vite et courir loin… C’est ce que propose en substance Chicken Rider… et c’est tout. Après, c’est ce que l’on attend d’un runner au final. Mais pour rester accrocher au titre, il faut pouvoir éveiller l’intérêt des joueurs. Et sur ce dernier point, seule la quantité importante de skins (chapeaux, habits,…) pour notre ours titillera les collectionneurs.

Le boss et ses missiles

Malheureusement, ils n’apportent rien au gameplay et sont si peu visible qu’au final cela ne prend pas. Et ce ne sont pas les huit poulets différents à acheter qui y arriveront mieux. Quant aux ennemis, c’est très réduit avec un skin différent par environnement (à savoir huit) et un boss identique dont les attaques n’ont de mortel que leur prévisibilité.

Le magasin pour acheter des skins

Chicken Rider est donc un titre qui aurait pu trouver son public sur la Switch. Mais son manque d’originalité (en dehors de son « background ») et une diversité de son contenu pas assez marquée en font un jeu que l’on oubliera vite. C’est d’autant plus dommageable qu’il est disponible gratuitement sur smartphone et que le fait de passer payant sur la console de Nintendo aurait pu se justifier par quelques ajouts stratégiques.

Test réalisé par Patbol1 sur une version offerte par l’éditeur
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