Test : Clouds and Sheep 2 sur Nintendo Switch

Clouds and Sheep 2

Genre : Aventure, Simulation, Gestion
Langues : Français
Développé par HandyGames
Édité par Nintendo
Sortie France : 21/12/2018
Prix : 9.99€ sur l’eShop
Taille : 368.0 Mo
Joueurs : 1 joueur
Age minimum : 3

Site Web Officiel

Vous avez toujours voulu vous occuper d’un troupeau? Vous pensez vous reconvertir mais vous ne savez pas par où commencer ? Pas de panique ! Il n’est jamais trop tard, et “Clouds & Sheep 2” est là pour nous le prouver. Suite du très apprécié premier volet sorti sur iOS et Android en 2011, cette seconde aventure développée par Handy Games sur tablette a tout d’abord bénéficié d’un portage sur PS4 et Xbox, avant de débarquer fin décembre 2018 sur Nintendo Switch. Il s’agit d’une bonne chose, car l’écran tactile de notre console japonaise favorite est une aubaine pour se rapprocher au mieux de l’expérience de jeu sur mobiles.

Comme son nom l’indique, le jeu met à l’honneur des nuages et des moutons. Ces derniers sont de retour dans notre pré et demandent beaucoup d’attention. En effet, ces adorables boules de laine ont des besoins spécifiques que les joueurs, devenus bergers, doivent contenter. En plus de cela, elles se lancent dans une aventure hors-norme à la conquête de la légendaire Fontaine de Jouvence. Les moutons auraient-ils des envies d’immortalité?

Qui dit gestion dit exigences, et nos moutons nous le font bien savoir. Notre troupeau recherche avant toute chose du bonheur, et celui-ci se cultive principalement grâce à de la nourriture, de l’eau et de la chaleur. C’est là que les nuages entrent en scène. Ces derniers sont contrôlables à souhait : nous pouvons les déplacer et les rassembler pour créer des nuages gris qui font tomber la pluie. Cette eau est précieuse puisqu’elle sert à arroser le pré. Ainsi, l’herbe pousse et les flaques abreuvent nos protégés. Un orage se déclenche en associant encore plus de nuages gris, et la foudre allume un feu pour réchauffer la petite compagnie. La maîtrise de la météo est donc indispensable au bon élevage de nos moutons, qui nous offrent des étoiles de joie une fois leurs besoins satisfaits.

C’est à partir de ce moment là que le joueur entre dans une phase de collecte. Nos compagnons ont aussi des envies et des désirs cachés qui nécessitent d’avoir des matériaux dans notre inventaire. En effet, il faudra souvent agrandir l’enclos, planter des arbres, fabriquer des jouets, ou confectionner des vêtements et des accessoires. On ira alors récolter des étoiles de joie, cueillir des fleurs, couper du bois, et récupérer la laine de nos moutons une fois tondus. L’optimisation de l’habitat est d’une importance capitale pour réaliser les rêves de notre troupeau et favoriser les interactions entre ses différents membres : ils pourront jouer, discuter, réagir à nos fabrications et…se reproduire ! Dans ce cas, un cœur s’envole dans les nuages pour donner naissance à un agneau.

Dès que le joueur a compris le fonctionnement de la gestion et de la récolte, il peut partir avec ses amis laineux à la poursuite de la Fontaine de Jouvence. Pour cela, il faut retrouver une carte au trésor. Celle-ci a été déchirée en quatre morceaux répartis dans quatre zones distinctes : la ferme, la pleine enneigée, l’île au trésor et le Far West. Il s’agit concrètement de différents environnements dans lesquels nous emmenons nos moutons dans notre recherche.

Le climat est à prendre en compte. La pleine enneigée est, par exemple, assez hostile puisque le froid et les tempêtes de neige mettent en péril le bonheur et la vie des animaux. Il faut penser constamment à les réchauffer et à leur trouver de quoi se nourrir sinon ils meurent et se transforment en nuage cotonneux. Ceci dit, ces zones sont indépendantes, on peut passer de l’une à l’autre sans problème, ce qui est très utile lorsque l’on a un mouton entre la vie et la mort !

Les graphismes sont simples, enfantins, et définitivement pensés pour un public jeune. Le dessin manque un peu de détails mais les couleurs, elles, sont absolument bien choisies. Claires et brillantes, elles mettent en valeur les différentes parties de l’enclos : l’herbe est bien verte, le ciel bien bleu, et les moutons bien blancs. Cette impression est renforcée par le cycle jour/nuit présent dans le jeu : en effet, les couleurs sont assez foncées pendant la nuit et on se retrouve avec des tons de bleu et de violet. Dès que le jour se lève, les nuances se dévoilent progressivement jusqu’à ce que tout deviennent coloré. Notre œil ne peut qu’apprécier cette petite subtilité.

Du côté des moutons, ces derniers sont tout simplement adorables et attachants. Leur style est très cartoonesque et on s’amuse à les regarder se gambader emmitouflés dans leur grosse laine emmêlée. Les agneaux sont encore plus mignons, avec leur petite queue bien ronde que l’on peut tirer à volonté. Les enfants ne pourront que les trouver rigolos tandis que les adultes seront attendris.

La bande-son n’est très mémorable car elle n’est pas la priorité. Ainsi, le menu met en avant une mélodie relaxante accompagnée d’un ukulélé que nous n’écoutons pas jusqu’au bout puisqu’on s’empresse de cliquer sur “démarrer le jeu” pour continuer notre élevage. Il n’y a pas de musique lorsqu’il fait jour, mais à la tombée de la nuit, ce sont des tonalités froides et mystérieuses qui font leur apparition. L’ambiance nocturne est ceci dit bien respectée.

Il y a toutefois un petit plus de recherche dans les sons. Ils ne sont pas hors sujet et s’accordent bien avec le thème de la ferme. Le bêlement des moutons est différent en fonction des mâles, des femelles et des conversations, et les agneaux ont un petit cri aigu qui ne peut que nous faire sourire.

On se contentera d’un seul et unique mode solo basé sur l’élevage de notre troupeau. On assure le bonheur et on récolte des matériaux. Ces actions répétitives, sans but concret, nous empêchent de passer des heures et des heures sur ce jeu car il n’y a pas d’intérêt à farmer pour farmer. La taille de l’enclos et le nombre de moutons finissent par devenir limités et les jauges (étoiles de joie, bois, pelotes de laine…) grimpent vite à leur maximum. Seule la quête principale est intéressante, avec des actions plutôt variées, différentes du traditionnel “nourrissez votre mouton”, des rebondissements et une bonne dose d’humour. Malheureusement, elle se termine assez rapidement. Il faut compter 5-6 heures pour finir le jeu, un peu plus si vous souhaitez déverrouiller tous les succès. Pas très rentables, ces 9.99€ sur eshop…

“Clouds and Sheep 2” est un portage qui s’adapte particulièrement bien sur Nintendo Switch : les amateurs d’écrans tactiles et les accros aux manettes ne sont pas défavorisés. On peut tapoter ou appuyer sur des boutons, l’expérience de jeu n’en est pas moins différente. Les premières heures sont très plaisantes : on apprécie les couleurs vives, les moutons adorables, la polyvalence des nuages et le menu intuitif. Mais les limites se font vite ressentir avec une quête principale bien trop courte, des sous-quêtes trop répétitives et un intérêt limité sur le long terme. Les joueurs avertis auront vite fait le tour, mais les plus casual, ou même, les plus petits d’entre nous, s’amuseront à tondre et à envoyer leurs moutons dans les airs.

Test réalisé par Mataii sur une version offerte par l’éditeur
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