Test : Crush Your Enemies sur Nintendo Switch

Crush Your Enemies

Genre : Stratégie
Langues : Anglais, Français, Allemand, Russe, Chinois
Développé par Vile Monarch
Édité par Vile Monarch
Sortie France : 02/08/2018
Prix : 7,99 sur l’eshop
Taille : 311,43 Mo

Site Web Officiel

Crush your Enemies vous propose de suivre l’histoire de Brog, vivant dans le monde de Generia. Et comme tout bon barbare, ce qu’il aime c’est tout détruire. Notamment les troupes adverses, qu’il se fera un plaisir d’étriper.

Le résumé du jeu en trois mots

Pas besoin de plus de scénario pour se lancer dans une campagne où le seul et unique objectif sera l’anéantissement des ennemis, ou de ceux qui tenteront de se mettre sur votre route, même si quelques phases de dialogue ponctueront l’invasion de Generia.

Crush your enemies est un pur jeu de stratégie. On contrôle donc une horde de barbares, souhaitant anéantir les troupes adverses. Pour ce faire, il suffit de déplacer nos groupes, composés de maximum cinquantes unités, sur les cases où se trouve l’armée adverse.

Mais pour décider qui envoyer, et à quel endroit, de nombreux paramètres sont à prendre en compte. Tout d’abord, le terrain où se joue une guerre de territoire, chacun pouvant appartenir à l’un ou l’autre des camps, ou être neutre. Si les cases neutres n’influent pas sur la bataille, les zones ennemies devront être conquises avant de pouvoir être franchies, ce qui ralentit la progression.

Présentation d’une carte de jeu

Ensuite, les unités ont leur importance. Elles peuvent avoir différentes classes, chacune avec leurs spécificités. Par exemple, les paysans sont faibles, mais peuvent recruter, quand les archers seront forts à distance et pourront bloquer l’avancée de troupes adverses tant qu’ils tirent, mais devront recharger leur carquois après une salve, moment durant lequel ils seront sans défense et comme il n’est pas possible de mélanger deux types d’unités sur une même case, il faudra bien gérer le timing pour qu’ils ne se fassent pas massacrer par des ennemis durant ce laps de temps.

Différents types d’unités et de bâtiments

Chaque unité ne peut avoir qu’une classe, mais il est possible d’en changer à tout moment, des bâtiments se trouvant sur le terrain dès le début du jeu. Mais tout comme les emplacements spécifiques, ces édifices peuvent appartenir à l’un ou l’autre des deux camps, et il faudra en prendre possession si c’est l’ennemi qui le contrôle. Ce qui prendra aussi du temps, dépendant de la taille de la troupe : une action sera bien plus rapide à faire avec 50 unités, la taille maximale, qu’avec une unité.

Il faudra donc gérer le positionnement de ses troupes, le contrôle des bâtiments, le trajet choisi, et les actions adverses pour réussir à vaincre l’adversaire et tout ça avec peu de touches, le jeu pouvant se jouer avec un seul Joy-con, ou le tactile de la Switch.

 

Si le gameplay de Crush Your Enemies est à la fois simple et efficace, côté graphismes c’est un peu moins le cas. Les différentes cartes ont tendance à se ressembler, avec toujours le même ton de couleurs, mais restent assez lisibles.

Entre deux phases de combat, on peut avoir des cutscene, avec des artworks des personnages, sympathiques, et souvent avec des réflexions humoristiques, n’hésitant pas à briser le quatrième mur ou évoquer des éléments du monde réel. Cependant, comme on incarne des barbares, l’humour sera gras et vulgaire, et ça peut ne pas plaire à tout le monde.

Exemple de dialogue entre deux combats

Quant aux musiques et aux bruitages, ils sont dans l’ambiance. Musiques épiques et hurlements de douleur rythmeront les combats.

Le jeu propose quatre campagnes composées d’une vingtaine de missions, chacune avec trois objectifs à valider. Le principal sera très souvent d’étriper tous les ennemis, ou dans certaines missions de tenir un temps imposé. Mais les objectifs secondaires sont plus variés, demandant l’usage d’un seul type d’unités, ou de groupes d’une taille précise par exemple.

Exemple d’objectifs

On peut aussi tomber sur des villages à envahir, qui permettront d’acquérir de la bière lors de la validation de missions. Cette dernière servira, dans la boutique du jeu, à acheter différents items pouvant aider dans les missions, comme un leurre explosif, ou une potion pour renforcer la puissance.

Autant dire que le jeu occupera de longues heures, surtout qu’il peut être assez dur. Il faudra être très réactif, et dès le début. S’il est possible de prendre le temps d’observer la disposition de la carte avant de lancer la mission, les ennemis se déploient dès que l’on lance la partie. Une erreur, une scission de groupe malvenue ou un envoi d’unités sur une mauvaise case pourront se payer cher. Le tactile pourra se révéler être un obstacle pour choisir précisément le nombre d’unités à déplacer et pour ceux qui veulent poursuivre les affrontements, un mode local et un mode en ligne sont disponibles.

Observation de la carte avant le début des hostilités

Crush your enemies est un bon jeu de stratégie, qui a l’avantage de proposer des parties dynamiques dès le début. Il n’y a pas besoin d’explorer la carte ou d’édifier les bâtiments, qui sont déjà à disposition. Une seconde après le lancement de la partie, il faut déjà déployer les troupes, gérer les déplacements, et la tension permanente qui découle de l’affrontement.

Un bon plan pour ceux voulant des parties stratégiques, rapides et dynamiques dès le départ, même si l’expérience pourra s’avérer frustrante pour valider certains objectifs.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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