Test : Cytus α sur Nintendo Switch

Cytus α

Genre : Jeu de rythme, Action, Musique
Langues : Anglais, Japonais, Coréen, Chinois Sous-titres : Anglais, Japonais, Coréen, Chinois
Développé par Rayark
Édité par Fly High Works
Sortie France : 25/04/2019
Prix : 49,99€ sur l’eShop
Taille : 2365,59 Mo
Joueurs : 1-3
Age minimum : 12

Site Web Officiel

La Nintendo Switch accueille un nombre incalculable de portages de jeux mobiles, et pour cause ! L’interface tactile est une aubaine pour les éditeurs qui veulent plus de visibilité. On ne sera alors pas étonné de voir débarquer un gros succès sur iOS et Android nommé Cytus α (alpha). Ce jeu de rythme développé par Rayark, et édité par FlyHigh Works, arrive ici dans une version augmentée sur l’eShop européen. Seuls le Japon et l’Amérique du Nord ont droit à une version physique.

Dans un futur lointain, les humains n’existent plus. Les robots sont les seuls êtres intelligents et sensibles à peupler la Terre. Ils ne possèdent pas d’âme et éprouvent difficilement des émotions. Ils utilisent toutefois une technologie qui leur permet de stocker les souvenirs de toute l’humanité. Seul problème, ils ont une mémoire limitée et cette dernière efface les souvenirs les plus anciens, au fur et à mesure. Pour ne pas oublier, ils transforment les émotions en notes de musique et les archivent dans un lieu appelé “Cytus”.

Le but est de jouer de la musique afin de permettre aux opérateurs de se souvenir des événements passés et d’éprouver des émotions. Cela nous fait ainsi remonter dans le temps pour découvrir, à travers des enregistrements, ce qui a mené l’humanité à sa perte. Pour cela, il faut se concentrer sur le rythme de la musique et appuyer sur l’écran, en ayant le bon timing. Des icônes circulaires colorées représentent des notes, et une ligne balaie l’écran selon la rapidité de la chanson. Trois interactions sont possibles : taper, glisser, et maintenir.

Le gameplay se rapproche d’un Voez ou d’un Deemo (développés par le même studio). Il faut être rapide, attentif et faire preuve d’anticipation pour appuyer au bon moment et au bon endroit. L’écran tactile est de nouveau à l’honneur, mais cette version alpha a été remaniée pour s’adapter à la Nintendo Switch. On peut alors profiter du mode téléviseur avec les Joy-Con et même affronter jusqu’à trois adversaires en ligne grâce à son compte Nintendo Online.

Une note est attribuée dès qu’une chanson est terminée. Elle est déterminée par la qualité de notre jeu, qui dépend du nombre de notes parfaites, bonnes, mauvaises ou manquées. L’idée est de viser le parfait en réalisant d’impeccables mélodies. Enchaîner les morceaux et battre des records permettent de débloquer des chapitres avec de nouvelles pistes. Les extraits des enregistrements numériques se révèlent petit à petit, incitant le joueur à progresser encore et encore pour lever le voile sur les mystères des émotions humaines.

La difficulté n’est pas exponentielle puisqu’elle varie constamment. Allant de 1 à 9, en Facile ou en Difficile, elle évite ainsi toute monotonie. On peut faire un break entre deux niveaux corsés, ou a contrario, se mettre au défi entre deux stages aisés. Une chose est sûre : en augmentant la difficulté, nos doigts sont mis à l’épreuve !

On retrouve les graphismes qui faisaient le charme de la version mobile, ici magnifiés. L’esthétique des menus est très sympathique avec ces différentes branches, telles des constellations numériques, qu’il faut suivre pour avancer dans l’histoire.

L’écran de choix des chansons nous offre, pour chacune d’entre elles, de superbes dessins à la main avec un feeling futuriste. C’est donc visuellement très beau. Par contre, il n’y a pas de français, ce qui peut nuire à la compréhension des registres. Seuls l’anglais, le japonais, le coréen et le chinois sont sélectionnables dans le menu des langues.

Les musiques sont le reflet du monde dystopique dans lequel se passe l’histoire de Cytus Alpha. Les robots découvrent des artistes et des styles très diversifiés, et ils ne sont pas les seuls ! Les joueurs aussi ont leur moment de découverte et éprouvent des émotions en fonction de leurs goûts. Les premiers chapitres mettent en avant des morceaux résolument hybrides, entre drum and bass, pop, et deep house.

Intervient ensuite tout un melting pot de pistes expérimentales, fusionnant jazz, dubstep et orchestrations. La J-Rock, le Hardcore et le Power metal symphonique ont eux aussi leurs représentants. Quant à la musique classique, elle se distingue aussi par quelques reprises electro/dance dans un chapitre surprenant (Symphonie n°5 de Beethoven, Dies Irae de Mozart, Carmen de Bizet…).

La version mobile de Cytus propose un certain nombre de contenus payants permettant d’allonger la durée de vie du jeu et de télécharger de nouvelles chansons. Sur Switch, le jeu ne monétise absolument rien et offre d’emblée 200 pistes musicales et plus de 400 variations. Cette multitude de niveaux laisse la porte ouverte à des crossovers. En effet, le jeu de rythme DJMax Respect a un chapitre entier qui lui est consacré (10 morceaux inclus). De même pour Deemo (l’autre action-rythme de Rayark). Le groupe de pop Night Keepers (aussi présent dans Voez) a aussi droit à son exclusivité.

Autant dire qu’il y a de quoi nous occuper ! Cela permet de passer un certain temps sur les nombreuses chansons. Nous pouvons faire de très bonnes découvertes et nous amuser à obtenir le parfait sur nos tubes préférés. Ceux qui aiment partir à la recherche du 100% pourront tenter de devenir le “Million Master” (obtenir 1 million de points) sur l’intégralité des pistes. Et pour plus de fun, des battles en ligne sont aussi disponibles pour des journées musicales bien chargées.

Cytus Alpha est un très bon portage du jeu mobile sur Nintendo Switch. Le confort est assuré avec son écran tactile réactif et son mode téléviseur qui met en avant la puissance et la beauté des graphismes. Le studio Rayark prouve que les jeux de rythme sont de plus en plus qualitatifs, et les mélomanes endurcis, ayant une passion pour les musiques hybrides, ne seront pas déçus. Voici une expérience visuelle et auditive qu’il serait dommage de laisser passer.

Test réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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