Test : Darkest Hunters sur Nintendo Switch

Darkest Hunters

Genre : RPG, casse-tête
Langues : Anglais
Développé par Ultimate Games
Édité par ECC Games
Sortie France : 02/05/2019
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 204,47 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Le monde de Darkest Hunters est envahi par le mal, à savoir des tas de créatures mortellement dangereuses, mettant à feu et à sang les villages.

Le monde, mis à feu et à sang

Mais des guerriers vont lutter contre ces monstres. Sauvé par eux vingt ans plus tôt, c’est à votre tour de prendre les armes et de lutter pour votre survie.

Le gameplay de Darkest Hunters repose sur des gemmes, plus précisément leur collecte, car pour agir dans ce monde il faudra les utiliser. Attaquer demandera des gemmes rouges (que ce soit pour attaquer au corps-à-corps ou à distance), se soigner des vertes, recharger sa magie des bleues, et les dorées rapporteront de l’argent.

Pour les collecter, il suffit de faire une ligne, démarrant sur l’icône de notre personnage, et passant par tous les joyaux sur le chemin, sachant qu’il est possible d’aller dans tous les sens, mais pas de revenir sur une gemme déjà collectée.

Un exemple de ligne, débouchant sur un combo et une attaque

S’il est possible de passer sur une seule case, il est beaucoup plus intéressant d’en combiner un maximum, car cela permet de créer des gemmes spéciales : si on passe dessus, une fois le déplacement terminé notre personnage lancera une attaque qui touchera toute la ligne ou la colonne, voire les deux si on a fait une combinaison assez longue.

Cependant, ces dernières ne sont pas forcément faciles à réaliser, des obstacles se trouvant sur le terrain. Tout d’abord, on ne peut marcher que sur une couleur à la fois. Ensuite, des ennemis se dressent sur le chemin, et s’il est possible d’attaquer plusieurs adversaires au cours d’un même mouvement (en passant simplement dessus), on ne pourra pas repartir sur des joyaux classiques après une attaque. On aura également des gemmes bloquées, que ce soit par des toiles d’araignée ou de la glace, qui nécessiteront de passer à côté ou dessus pour les libérer, mais cela stoppera la ligne.

Cases gelées, et ennemis

Il faudra donc prendre le temps de bien préparer son chemin pour réaliser les meilleurs combos. Le jeu permet d’ailleurs d’éloigner un peu la vue, via le bouton X, pour repérer les éléments intéressants où se rendre, comme par exemple la porte représentant la fin du niveau. Il est aussi possible de déplacer la zone montrée. Mais s’il est permis de réaliser cette action au tactile, quand on a commencé une ligne on ne pourra le faire qu’avec le joystick droit, ce qui rendra beaucoup plus lent le mouvement.

Côté graphismes, le titre se veut un rappel des anciens jeux PC, notamment les RPG proposant tout un tas de classes et de personnages luttant dans de sombres donjons. On retrouve donc ce style graphique dans les différents personnages proposés, tout comme le bestiaire, conséquent (plusieurs dizaines d’ennemis sont au programme), avec le pixel art. C’est lisible, et les attaques magiques ou les combos déclenchent de beaux effets, mais ça manque de charme, d’identité propre.

Les différents personnages possibles

La bande-son est elle aussi discrète, trop même, on en oublie presque qu’il y a une musique dans les donjons. Même la musique des combats de boss manque un peu de côté épique, ce qui est assez dommage.

Le monde de Darkest Hunters est divisé en niveaux, répartis dans cinq zones. Pour débloquer la suivante, il faudra récolter des étoiles, qui s’obtiennent en accomplissant des objectifs précis. Cela peut être de récolter un certain nombre de gemmes, tuer X ennemis, ou bien réaliser des actions spéciales, comme la création d’une gemme spéciale ou tuer un adversaire à distance ou au corps-à-corps.

Des exemples d’objectifs

Autant dire qu’il faudra plusieurs heures pour tout explorer, surtout que le jeu a aussi une dimension RPG assez prononcée. Tout d’abord, notre personnage, que l’on peut choisir parmi toute une liste, et changer à tout moment, peut grimper de niveau. Et surtout, on a une bonne personnalisation de l’équipement, entre pendentifs, bottes, heaumes, différents types d’armes… équipement pouvant avoir lui-même différents éléments, car les ennemis ont eux-mêmes des résistances et faiblesses variées suivant leur nature. Certains craindront peu les attaques physiques, quand d’autres seront très faibles aux attaques de feu, par exemple. Cet équipement peut lui aussi être augmenté de niveau, mais pour ça deux conditions sont nécessaires : avoir suffisamment de fois l’arme ou l’armure, et avoir l’argent pour l’upgrade.

Et comme le soft pardonne assez peu le fait de se retrouver encerclé par des assaillants, surtout lors des combats de boss, l’amélioration de l’équipement est nécessaire pour survivre.

Darkest Hunters propose une expérience assez inégale. Si le gameplay est bien maîtrisé, s’inspirant à la fois de match 3 et du RPG pour la gestion de notre personnage, le jeu souffre de l’ambiance sonore et visuelle, ou plutôt son absence. Cela est renforcé par le fait que le scénario est quasiment absent, tout comme le background des personnages qui est juste l’objet d’un texte quand on les choisit. Personnages eux aussi sous-exploités.

Cela donne au final un jeu qui devient vite répétitif, et où il faudra vraiment préférer de petites sessions, pour ne pas être lassé en ayant l’impression de faire toujours la même chose, d’un niveau à l’autre.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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