Test de Demetrios – The BIG Cynical Adventure sur Nintendo Switch

Demetrios – The BIG Cynical Adventure

 

Genre : Aventure, casse-tête, point and click
Langues : Français, allemand, italien, espagnol, russe, anglais
Développé par COWCAT
Édité par COWCAT
Sortie France : 03/12/2018
Prix : 9,99€ sur l’eShop
Taille : 331,35 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Bjorn Thanen est un antiquaire vivant à Paris. Alors qu’il rentre d’une soirée, quelque peu éméché, il reçoit un mystérieux coup de fil l’avertissant qu’un danger le menace. Notre protagoniste, peu convaincu, décide de raccrocher et de retourner dormir, pour mieux être réveillé un peu plus tard par un cambrioleur.

Un coup de fil dans la nuit

Et c’est comme ça que va commencer une quête un peu folle, pour découvrir pourquoi ce cambrioleur est venu, ce qui va mener Bjorn un peu loin.

Demetrios – The BIG Cynical Adventure est un point and click, dans la plus pure tradition du genre. On a une série d’écrans fixes, des points d’interaction partout – de la lampe à allumer pour ne rien faire à la ficelle qui servira beaucoup plus tard – donnant lieu à des commentaires du personnage, et des énigmes à résoudre.

Rien de très nouveau donc, mais ce n’est pas le but du jeu. Comme l’indique le titre, on aura affaire à une grosse aventure cynique, n’hésitant pas à se moquer ouvertement de tout, y compris du jeu lui-même.

Le gameplay vu par Bjorn

Cependant, ce n’est pas toujours un humour fin qui est proposé, on a parfois un humour au ras des pâquerettes. Mais heureusement pour les réfractaires à l’humour bac à sable, le jeu propose non pas un choix de modes de difficulté mais le réglage de cet humour particulier : soit le joueur aura toutes les réflexions de ce style, soit juste un peu, soit aucune.

On a également quelques possibilités de gameplay rendant le jeu plus agréable. D’abord, le support de la Switch qui se prête très bien à ce style, le tactile rendant les interactions plus rapides. Et que ce soit en mode tactile ou à la manette, on peut aussi avoir un zoom, permettant plus de précision. Autre point appréciable pour ceux préférant jouer en mode docké, les touches ZL et ZR permettent de déplacer le curseur beaucoup plus rapidement, et la touche Y affiche tous les objets avec lesquels interagir (et ils sont nombreux).

Les nombreux objets du salon

Pratique pour être sûr de n’avoir pas raté un petit élément qui nous manquera trois tableaux plus loin, sans avoir à cliquer partout sans savoir vraiment ce qu’on cherche.

Côté graphismes et bande-son, Demetrios s’en sort un peu moins bien, ce qui peut s’expliquer par le fait que le jeu a été développé par une seule personne, Fabrice Breton. Les décors sont bien travaillés, regorgeant de petits détails et messages humoristiques, et ils restent lisibles, mais ils ne marqueront pas par leur design. C’est dessiné, mais de façon assez classique, qui ne marque pas le joueur. De même, les personnages ont un charadesign assez lambda, ce qui est heureusement contrebalancé par leur caractère.

Détails humoristiques du vendeur de glace

Quant aux musiques, elles ne sont pas mauvaises, s’adaptant bien aux situations, mais elles vont revenir un peu trop souvent et agacer à la longue, même si on a la possibilité de débloquer des musiques et de changer la piste écoutée.

Pour voir le bout de l’aventure de Bjorn, divisée en six chapitres, il faudra compter une dizaine d’heures, mais la durée peut s’allonger ou être raccourcie suivant la vitesse de résolution des énigmes. Ces dernières sont parfois un peu tordues, mais pour un joueur habitué des point and click cela ne posera pas trop de difficulté.

Et si jamais on est bloqué, le jeu propose un système d’aide, à la manière des pièces SOS de la série du Professeur Layton : dans chaque tableau sont très bien dissimulés des cookies (ressemblant parfois plus à une tâche marron-noire qu’à un biscuit). Ces derniers, une fois ingurgités par Bjorn, donneront des indices plus ou moins précis sur comment se débloquer.

En plus des cookies, Demetrios propose toute une série de game over à débloquer, que ce soit en interagissant directement avec des éléments du décor ou par une interaction avec un personnage. Cependant, le choix du niveau d’humour pourra bloquer la découverte de tous ces game over, certains reposant sur ce dernier et pouvant du coup être absents.

Un game over, dès le premier écran

Et en plus de ça, on a aussi des trophées, qui parfois ne se débloquent qu’avec des actions précises à faire.

Demetrios – The BIG Cynical Adventure ne vise pas la révolution du genre du point and click, mais il propose une aventure très rafraichissante grâce à son humour. Que ce soit par les commentaires de Bjorn, se moquant de tout, y compris de lui-même, les personnages rencontrés ou les objets collectés combinés parfois de façon étonnante, les occasions de rire ne manquent pas.

Et pour ne rien gâcher, le jeu est agréable à jouer, même en docké (ce qui n’est pas toujours le cas pour un point and click), et propose du contenu à un prix doux. On aurait tort de se priver.

 

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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