Test : Defunct sur Nintendo Switch

DEFUNCT

Genre : Aventure, Course
Langues : Japonais, Français, Allemand, Italien, Espagnol,
Coréen, Néerlandais, Portugais, Russe, Chinois, Anglais
Développé par SOEDESCO
Édité par FRESHLY SQUEEZED
Sortie France : 13/09/2018
Prix : 9,99 € sur l’eShop
Taille : 1437,60 Mo

Site Web Officiel

Le soft de Freshly Squeezed vous met dans la peau, ou plutôt dans les rouages d’un petit robot mécano motorisé faisant partie de la colonie d’un vaisseau voyageant autour de la Terre, probablement dans le but de collecter certaines ressources. Une Terre dans un futur lointain où l’apocalypse a frappé et où seuls subsistent des épaves diverses et variées et où les habitants sont d’autre robots montés sur roue, comme vous.

Lors du début de l’aventure, notre protagoniste semble être victime d’une panne entrainant un dysfonctionnement de son moteur, le rendant ainsi bien plus lent que ses congénères (on a ainsi l’impression de rouler comme si on était constamment en première vitesse dans une voiture). Seulement voilà, ce robot possède la faculté de modifier à volonté sa propre pesanteur, lui permettant de se déplacer au gré des inclinations du sol.

Cela va rapidement lui être encore plus utile qu’à l’accoutumée puisque très vite, suite à une erreur il va chuter dans le conduit à ordure du vaisseau qui va l’éjecter sur Terre. Vous l’aurez alors probablement deviné, mais le mécano va bien entendu tout faire pour rattraper son vaisseau et remonter à bord avant qu’il ne quitte la planète.

Si le gameplay de Defunct se trouve être fun et intuitif une fois habitué à cette maniabilité particulière, le début risque toutefois de vous rebuter. En effet, le jeu vous lâche comme ça sans vous expliquer le but de votre aventure, avec quelques rares tutos plutôt mal expliqués et à la traduction approximative. Grosso-modo comme évoqué avant, vous pouvez avancer avec le bouton A en utilisant votre moteur, lent mais pratique lorsque vous n’avez plus d’accélération, notamment pour gravir les pentes les plus ardues.

Mais surtout, la touche ZR sera votre principale préoccupation puisque c’est elle qui vous servira à gérer votre pesanteur en appuyant lors des pentes et en la relâchant lors des montées escarpées. Aidé d’un B associé au saut, vous allez pouvoir parfois atteindre des vitesses vertigineuses qui ne seront pas sans rappeler certains Sonic 3D. Le tout dès que vous aurez maitrisé le gameplay bien entendu, ce qui m’est personnellement arrivé en entrant dans la troisième zone du jeu. Avant ça, j’ai failli lâcher prise à plusieurs moments, mais persévérez !

Lors de votre parcours sur Terre, d’autres features vont s’offrir à vous, notamment la possibilité de rouler sur les plateformes métallisées en s’y aimantant avec X. Aussi, vous aurez l’occasion de croiser diverses sphères bleues qui vous donneront un boost momentané de vitesse et plus tard vous obtiendrez le pouvoir de l’Enerjus qui vous donnera le contrôle de l’utilisation de ces boosts, sous réserve d’en ramasser plusieurs et de ne les relâcher qu’aux moments les plus opportuns.

Les principaux obstacles qui se dresseront sur votre route devront régulièrement être explosés en activant diverses bombes, pour le reste il s’agira surtout d’essayer d’emprunter les chemins les plus vertigineux via des loopings et autres trampolines, mais rien de bien compliqué. Une fois le gameplay maitrisé, le jeu se laissera dompter avec plaisir.

Souvent lorsqu’il s’agit d’un jeu indé, le produit ne brille pas par ses graphismes. C’est bien le cas du titre édité par Soedesco, qui cependant va préférer s’illustrer de par ses décors variés, certes traditionnels (forêt, désert, vaisseau, décharge, etc) mais montrant des paysages tantôt vastes et luxuriants, tantôt sombres et dévastés. On regrettera cependant un framerate qui peine à suivre lors de pointes de vitesses extrêmes dans les paysages les plus fournis, un comble pour un jeu axé sur la sensation de rapidité.

En outre, quelques bugs de collision sont venus régulièrement gâcher la progression, rien de bien grave mais assez récurrent pour le notifier tout de même.

Au niveau de la bande-son, Defunct ne se démarque pas plus que ça mais on notera tout de même que la musique a été savamment utilisée : lors des moments sombres dans des endroits restreints nous n’entendrons que les bruits de la nature qui nous entoure alors que dans les endroits les plus lumineux et ouverts, une musique d’ambiance enjouée se fera entendre.

Doté d’un contenu plutôt conséquent pour ce style de jeu, les aventures du petit robot peuvent cela dit se terminer en moins de 2h si vous le tracez en ligne droite. Cela dit, si vous voulez tout voir, tout récupérer, tout débloquer, le nombre d’heures de jeu risque de grimper en flèches. Fort de ses 11 zones principales toutes connectées les unes à la suite des autres sans temps de chargement, le titre vous proposera également 5 zones annexes où divers défis vous attendent, plutôt ardus si vous voulez obtenir le meilleur temps et la médaille de platine dans chacun d’entre eux.

Pour en revenir aux niveaux principaux, sachez que chacun d’entre eux possède un certains nombre d’objets cachés à retrouver qui débloquent principalement des skins pour le protagoniste et tous les trouver vous obligera probablement à refaire le jeu une seconde fois. Certains d’entre eux étant réellement très bien cachés et accessibles par des chemins parfois uniques, il vous faudra de la persévérance pour espérer les atteindre.

Chaque zone peut également être refaite individuellement pour tenter de gagner des médailles liées à votre rapidité à la terminer, et les divers skins se débloqueront de fait. Les derniers seront obtenus via vos skills en figures aériennes, effectuées via la touche Y et le stick directionnel.

Si vous ne vous contentez pas de tracer le jeu en ligne droite, il y aura donc fort à faire pour terminer intégralement ce Defunct. Comme quoi on peut avoir un héros dysfonctionnel et un jeu qui marche plutôt bien. On oubliera vite son tutoriel pas clair et ses quelques lacunes d’affichage et autres bugs de collision car une fois le gameplay maîtrisé, le jeu va pouvoir se parcourir avec plaisir. Un titre qui ne rentrera pas dans les annales vidéoludiques mais pour moins de 10 €, le travail est fait et c’est tout ce qu’on lui demande.

Test réalisé par IBLIS sur une version offerte par l’éditeur
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