Test : Destiny Connect: Tick-Tock Travelers sur Nintendo Switch

Test : Destiny Connect: Tick-Tock Travelers sur Nintendo Switch

Genre : RPG
Langues : Anglais
Développé par NIS America
Édité par NIS America
Sortie France : 25/10/2019
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 42,49€ en version boite
Taille : 5251,27 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7 ans

Site Web Officiel

Alors que la ville de Clocknee s’apprête à fêter le nouveau millénaire, le temps s’arrête soudainement. C’est alors que des machines arpentent les rues en enlevant les habitants sur leur passage. Seule Sherry, une jeune fille énergique au caractère bien trempé et son ami Pegreo subsistent. Ensemble, ils vont tomber sur Isaac, un mystérieux robot développé par le père de l’héroïne et qui de surcroît, s’avère être une machine à voyager dans le temps. 

Destiny Connect: Tick-Tock Travelers, c’est un voyage à travers les époques qui commence dans l’espoir de sauver Clocknee de son destin funeste.

Des bases classiques

Alors que les RPG au tour par tour commencent à se faire rares, NIS America n’hésite pas à nous présenter un jeu aux mécaniques classiques mais efficaces. Dans Destiny Connect: Tick-Tock Travelers, vous allez traverser des environnements relativement cloisonnés où pullulent les machines hostiles. Ainsi vous l’aurez compris, aucun combat aléatoire. Les ennemis visibles à l’écran peuvent être esquivés si vous n’êtes pas d’humeur combative. Un code couleur régit d’ailleurs leur état: s’ils sont verts, ils ne vous ont pas encore repérés. Par contre, si les alarmes virent au rouge, ils vous poursuivront un petit temps. Au contact avec l’un d’entre eux, le combat se déclenche.

 

 

Sur la gauche de l’écran, l’ordre d’action des combattants alliés ou ennemis sera à surveiller pour prévoir un futur assaut. Chaque personnage humain dispose de plusieurs commandes: Attaque, défense, compétence, objet et fuite. En somme, rien de particulièrement dépaysant pour les habitués de RPG. Mais ce qui apporte la richesse dans ces affrontements, ce sont les compétences.

 

 

Chaque personnage joue un rôle particulier sur le champ de bataille, que soit un attaquant, un défenseur ou un support. L’équipe s’agrandissant au fur et à mesure, vous aurez le loisir de tester différentes combinaisons de combattants. Certains vont booster l’équipe avec des buffs de statistiques, d’autres vont briller dans les combats où les ennemis sont faibles à un élément. L’ensemble étant simple et bien expliqué, vous n’aurez aucun mal à prendre en main le système.

 

 

Cependant, il faut noter que le jeu tourne autour d’Isaac le robot. Car si ce dernier tombe au combat, c’est le Game over immédiat, même si d’autres tiennent encore debout.

Isaac le couteau suisse

Si Isaac est obligatoire à l’équipe, c’est qu’il joue un rôle essentiel. Sans dévoiler grand chose du scénario, notre robot dispose de plusieurs formes. Chacune d’entre elles peut s’apparenter à un job. Et la beauté dans tout ça, c’est qu’il peut alterner entre toutes ses formes à volonté lors des combats, prenant ainsi le rôle du soigneur en cas de coup dur ou d’attaquant pour cogner les machines adverses. 

 

 

D’ailleurs, contrairement aux autres personnages que l’on doit équiper, Isaac dispose de son propre moyen d’évolution. En accédant aux ateliers, vous pourrez personnaliser les arbres de compétences, propres à chaque transformation. Pour se faire, des rouages de bronze, d’argent ou d’or sont à positionner sur des noeuds (d’attaque, d’esquive, de défense, etc…). On le devinera aisément, plus le rouage est fait d’un métal précieux, plus le bonus est important. 

Quelques écrous rouillés

Durant vos voyages à travers les époques, de petites choses viendront vous déranger. En premier lieu, les effets de la caméra suivent assez bizarrement le personnage lors de ses déplacements. Ensuite, les environnements se constituent de nombreux couloirs qui n’invitent absolument pas à l’exploration. Les éléments du scénario vous feront traverser sans arrêt les mêmes zones sans grande nouveauté. D’ailleurs, ce dernier nécessite de faire des allers-retours et on finit par foncer mécaniquement vers le nouvel objectif après chaque cutscene. Et quelle plaie que les temps de chargement dans les jeux-vidéos. Hélas, Destiny Connect: Tick-Tock Travelers ne fait pas exception et entre deux écrans il peut parfois s’écouler jusqu’à dix secondes. Pour le reste, nous allons l’aborder dans la partie suivante.

Ce qui surprend le plus de prime abord, c’est le design très cartoon des personnages, proche des créations de Pixar. NIS America se tient à l’opposé de ses créations habituellement manga. Mais pour l’occasion, cela ne dérange pas. Les protagonistes de l’histoire ont des animations limitées mais restent expressifs lors des discussions.

 

 

On ne pourra pas en dire autant pour les décors, relativement ternes et dépourvus de vie. Comme dit précédemment, on traverse des couloirs labyrinthiques sans réel intérêt. Les machines qui jouent le rôle d’ennemis disposent de design amusants, inspirés d’appareils ménagers comme des sèche-cheveux ou des fours.

 

 

Malheureusement, l’aspect sonore ne déborde pas non plus de générosité. Les pistes sont loin d’être mémorables, sans parler de certains moments de silence inexpliqués. Le plus regrettable dans l’ensemble, est l’absence de doublage qui aurait donné tellement plus de dynamisme au titre.

L’aventure est découpée en chapitres à la longueur variable. Néanmoins, il ne faudra pas plus d’une dizaine d’heures avant d’en voir le bout. Heureusement, les éléments de gameplay s’ajoutent au compte-goutte.

Un personnage énigmatique

Les transformations d’Isaac apportent un réel plus à la diversité de l’équipe. Concernant les à côté, vous n’aurez pas énormément de raison d’explorer à part pour trouver des orbes d’eau pour débloquer différentes tenues à l’intérêt purement esthétique pour Sherry. Des mini-boss se promènent dans les rues de Clocknee et peuvent être ignorés sans grande incidence.

Destiny Connect: Tick-Tock Travelers est un titre singulier qui apporte du chaud et du froid. D’un côté, le système de combat s’avère classique mais très sympathique, en particulier avec la diversité des équipes possibles. De plus, le design très Pixar des personnages offre un visuel singulier auquel nous ne sommes pas habitués dans les créations de NIS America. Même si cet aspect se veut déroutant au départ, on s’y habitue rapidement et au bout du compte, cela fonctionne ! Les personnages sont attachants, en particulier l’héroïne turbulente qui n’a pas la langue dans sa poche. L’histoire par contre ne débordera pas de complexité même si elle contient quelques rebondissements prévisibles. Bien sûr, le voyage temporel est toujours un sujet sensible et ici, la logique de certains événements est discutable. Néanmoins, en mettant de côté les problèmes de rythme et les couloirs peu inspirés qu’on parcourt, l’aventure reste divertissante et pourrait être une bonne introduction aux RPG. 

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