Test : Devious Dungeon 2 sur Nintendo Switch

DEVIOUS DUNGEON 2

Genre : Rogue-lite
Langues : – Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Russe
Développé par Woblyware Oy.
Édité par Ratalaika Games
Sortie France : 17/05/2019
Prix : 7,99€ sur l’eShop
Taille : 175,11 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

 

 

Après un essai réussi avec un premier épisode de qualité (dont vous pouvez retrouver le test ici), les développeurs de Woblyware ont décidés de remettre le couvert sur un deuxième opus. Comme le dirait l’adage : « on prend les mêmes et on recommence ». C’est donc logiquement que Devious Dungeon 2 se place dans la digne lignée de son aînée ici. Vous incarnez au choix un mage, un guerrier ou un voleur. Votre objectif est simple : vous infiltrer dans le château de l’Invocateur afin de lui subtiliser ses trésors.

Vous retournez au village à votre mort !

Vous vous en doutez, cette entreprise ne sera pas une partie de plaisir, et la grande faucheuse vous ouvrira très souvent les bras. Qu’importe, comme tout bon rogue-lite qui se respecte, il n’y a pas de réussite sans échec et vos nombreuses morts serviront à vous renforcer d’autant plus. Car tel est le principe du titre : vous faire accumuler assez de richesses dans l’enceinte du château afin de vous permettre de vous payer de l’équipement décent avant de repartir à l’aventure. Si le scénario tient littéralement sur un post-it (ce qui est bien dommage), on peut se consoler avec un gameplay plutôt efficace et des mécaniques qui fonctionnent bien.

Comme cité plus haut, vous aurez le choix entre trois personnages : le mage, le guerrier et le voleur. Chacun d’eux possède une caractéristique propre qui modifiera votre façon d’aborder les différents niveaux, qui sont générés aléatoirement. Cela changera également votre angle d’attaque lorsque plusieurs ennemis vous encercleront. La bonne nouvelle est que Devious Dungeon 2 prévoit trois slots de sauvegarde sur la console, ce qui permet de tester tous les personnages sur un seul compte. Cela peut paraître simple dit comme cela, mais il reste important de le souligner.

Les armes manquent un peu de variété !

Dans l’absolu, le titre ne révolutionne pas l’univers du jeux-vidéo. Les croix directionnelles pour se mouvoir, une touche de saut et une d’attaque : voilà l’essentiel à retenir. Le jeu incite à ne jamais plonger au cœur des combats comme un forcené, car c’est là le meilleur moyen de vous retrouver six pieds sous terre. Au contraire, il faudra faire preuve d’observation, d’un minimum de stratégie ainsi que d’un sens de l’anticipation. En effet, dans chaque niveau, il vous faut dénicher une clé, puis la porte qu’elle ouvre afin de passer au stage suivant. Tous les trois niveaux, vous franchissez un palier d’où vous repartirez à votre mort (un checkpoint, en somme). Dans beaucoup de situations, vous devrez choisir entre passer la porte et vous assurer la sauvegarde ou bien continuer de fouiller, plus risqué, mais avec peut-être de gros trésors à la clé ?

Un boss vous attend à chaque fin de zone !

Car qui dit trésor dit meilleur équipement. En cela, votre héros pourra monter de niveau et améliorer l’une des trois statistiques principales : les dégâts, la vie ou le critique. À chaque level-up, vous choisissez vers quelle voie vous diriger, en sachant que les armes/armures/accessoires que vous pourrez acquérir chez le marchand influeront également sur ces éléments. Au final, le titre jongle très bien entre ces petites mécaniques qui, mises bout à bout, donnent un sel particulier à l’aventure.

Côté direction artistique, il n’y a pas dix mille solutions : on aime ou on aime pas. Le côté rétro « 8-bits » peut en rebuter plus d’un, c’est certain, mais il serait dommage de passer à côté du titre à cause de sa partie graphique. De fait, cet aspect rétro colle très bien à l’ambiance générale. Un point noir sur ce joli tableau est que les différentes parties du château, bien qu’elles aient une thématique propre, ne divergent pas assez pour donner un réel sentiment de progression.  Du coup, une impression de redondance des lieux se fait sentir sur le long terme.

L’aspect rétro ajoute un charme certain à l’aventure !

La bande-son, elle est toute aussi soignée, mais encore une fois, manque de diversité. En effet, peu de musiques composent l’OST et participent à une certaine linéarité. Si l’on observe que le genre rogue-lite joue sur cet aspect de répétition, il est dommage de constater que le tout aurait pu être beaucoup plus vivant avec quelques pistes musicales supplémentaires et un décorum plus varié.

Là où Devious Dungeon 2 surprend, c’est sur la justesse avec laquelle il propose son contenu. Comme votre progression est axée sur votre faculté à amasser plus ou moins de richesses durant vos visites du château, les développeurs ont eu une petite idée sympathique qui consiste à cacher les pièces d’équipement que vend le marchand. Ainsi, vous êtes obligés d’acheter votre matériel au fur et à mesure afin de débloquer l’objet suivant. Si l’on peut y voir une facilité de gameplay afin de prolonger un peu la durée de vie, c’est surtout un moyen intelligent de forcer le joueur à explorer de fond en comble les différents niveaux afin de débusquer les salles secrètes, contenant souvent des trésors à récupérer.

Se battre et s’enrichir : la bonne recette d’un rogue-lite !

Pour le reste, vous pouvez tenter de chasser plusieurs mini-boss cachés dans les diverses zones du château afin de faire le plein de points d’expérience et de pièces d’or. Pour finir, un petit système de succès sans prétention est disponible, mais qui se suffit amplement à lui-même. En tout et pour tout, vous en aurez pour un peu moins d’une dizaine d’heures si vous désirez compléter le titre à 100% et avec les trois classes de personnages. C’est très honorable compte tenu du prix proposé à l’achat.

Devious Dungeon 2 est donc une digne suite de son aîné. Pertinent, techniquement propre et proposant une expérience qui se savoure aussi bien en mode TV qu’en mode portable, il fait mouche et assume d’être un « petit rogue-lite », mais de qualité. On se prend très vite au jeu de l’amélioration à outrance et de l’achat compulsif de nouveaux matériaux. Avec son petit prix et son contenu plus qu’honnête, il ne fait aucun doute que cette formule initié par l’équipe de Woblyware est très efficace et mérite d’être peaufinée encore plus afin de viser de plus hauts sommets. Un joli travail qui vaut le coup !

 

Test réalisé par Jibenc0 sur une version offerte par l’éditeur
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