Test – Disgaea 6 : Defiance of Destiny sur Nintendo

Test : Disgaea 6 : Defiance of Destiny

8

SCENARIO

7.0/10

GAMEPLAY

9.0/10

GRAPHISMES

7.5/10

BANDE-SON

7.5/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

9.0/10

Les plus

  • Univers déjanté
  • Ajout de la 3D
  • Level-design soigné
  • Traduction en français
  • Automatisation des combats

Les moins

  • Scénario simple
  • Manque de lisibilité en combat
  • Mécaniques complexes

Test – Disgaea 6 : Defiance of Destiny sur Nintendo Switch

Genre : RPG, Stratégie
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Français
Développé & Édité par Nis America
Sortie France : 29/06/2021
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 44,99€ version boîte 
Taille : 6520X MB
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

SCENARIO

La série Disgaea suit son petit bonhomme de chemin depuis 2003. Si cet univers a peu fait parler de lui à ses débuts, ce n’est que depuis 10 ans qu’il capte les amateurs de jeux de stratégie du monde entier. La sortie de l’épisode 5 en 2015 a définitivement redistribué les cartes avec un gameplay aux petits oignons.

Tout s’est ensuite accéléré avec l’année 2018, célébrant ses 15 ans. D’abord la réédition du premier opus, avant celle du 4e, la création d’un spin-off sur mobile, puis la redécouverte des deux épisodes centrés sur les Prinnies en 2020. 6 ans après le dernier vrai épisode, la licence est de retour avec un nouveau jeu nommé Disgaea 6 : Defiance of Destiny.

Dans cette suite, nous incarnons Zed, un Zombie capable de se réincarner à volonté. Il n’est pas très agressif et s’ennuie dans le Sous-Monde. Sa vie se retrouve bouleversée par l’arrivée du Death-tructor Divin, qui non seulement sème la terreur, mais en plus, kidnappe sa sœur Beeko. Zed n’a qu’un objectif en tête : vaincre ce dieu des ténèbres pour venger sa sœur. Il est accompagné de Cerbère, son fidèle toutou, ainsi que de nombreux alliés.

GAMEPLAY

Cet épisode de Disgaea ne déroge pas à la règle. On se retrouve une nouvelle fois avec un Tactical-RPG au tour par tour en vue du dessus. Lors des phases de combat, nous déplaçons nos personnages sur une grille, case par case. Nos mouvements sont limités et il faut choisir une action (attaquer, utiliser un objet, passer son tour, etc).

Nous pouvons même lancer des unités pour atteindre des zones difficiles d’accès. Enfin, la portée des attaques est définie en fonction des zones et des alliés, chacun d’entre eux ayant une affinité avec une arme.

De nombreuses possibilités s’offrent à nous. En effet, si nos héros ont des attaques et compétences qui leur sont propres, on peut dans le même temps effectuer des combos, invoquer des Prinnies pour les balancer comme des bombes sur nos ennemis, ou même tirer partie de l’environnement. Les cases de couleur sont en effet des geoblocs, qui servent de pièges. Ainsi on peut créer des réactions en chaîne en les détruisant ou en les déplaçant. Mais attention, les dégâts (énormes!) interviennent sur la zone et blessent ennemis et alliés si mal positionnés!

Disgaea 6 respecte le côté loufoque et absurde de son univers. Les dialogues sont délirants, les événements sont imprévisibles et les statistiques de nos personnages rivalisent avec tous les RPG du genre. Ainsi, tout est démesuré avec des niveaux qui atteignent +9 999 999, sans parler des points d’attaque et de défense qui dépassent les 1000.

La montée en niveau est rapide et facilitée par une fonction de combat “auto”. Le jeu prend en main toutes les batailles et cela permet de farmer avec aisance sans se prendre la tête. Le piège, c’est en abuser. Car à la fin, le joueur se retrouve beaucoup trop puissant, à rouler sur le jeu. Il est donc préférable d’utiliser cette fonction avec parcimonie. Un système de paramétrage permet aussi de programmer les attaques et actions des personnages, à la manière des Gambits de Final Fantasy XII.

Zed a une compétence bien à lui : l’Ultra-Réincarnation. Plus besoin de réincarner ses personnages, le petit Zombie le fait de lui-même à chaque fois qu’il se fait battre par le Death-tructor divin. Le niveau retombe à 1 mais la puissance est conservée. A chaque Ultra-Réincarnation, Zed devient plus fort et gagne plus de Karma pour renforcer ses statistiques. Une manière bien amené de favoriser la progression sans avoir à tout perdre. Les joueurs ne seront plus démoralisés.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Si jusqu’à présent toute la licence se reposait sur la 2D, ici tout bascule sur de la 3D. Grande nouveauté de cet épisode 6, elle renouvelle le jeu et lui confère un peu plus de modernité. Les animations ont donc un certain cachet et le chara-design est plutôt sympa. Pour autant, ce n’est pas exceptionnel puisque c’est déjà vu et revu. Les combats en 3D sont plus immersifs mais manquent parfois de lisibilité.

Le level-design est souvent ingénieux avec des cartes de taille variable, des geoblocs à manipuler, des zones difficiles d’accès et même un peu de verticalité. C’est coloré et joli. On a toujours envie de bien tout observer à chaque combat pour établir sa stratégie. Bref, c’est bien fait.

Autre atout majeur, qui plaira à tous les francophones : la localisation. Bien que les dialogues soient en anglais ou en japonais, tout a été traduit. Sous-titres, menus, équipements…tous les textes sont en français et ceux qui ne sont pas habitués à la langue de Shakespeare pourront profiter du jeu sans baisser les bras à cause du vocabulaire.

Les musiques sont cool et entraînantes et les bruitages pas trop lassants. Beaucoup d’effort a été fait de ce côté.

CONTENU ET DUREE DE VIE

Qui dit RPG dit longues heures de jeu. Si la trame principale nous fait tenir une vingtaine d’heures, le end-game, lui, nous ouvre les portes d’un contenu absolument fascinant. Entre quêtes annexes, équipement high-level à débloquer, monde des objets, exploration, entraînement intensif…il y a de quoi occuper le joueur acharné. Car oui, une fois les mécaniques bien maîtrisées, il est possible de perfectionner son équipe pour vaincre les adversaires les plus redoutables du jeu.

On se retrouve ainsi avec des niveaux astronomiques, à causer des dégâts incroyables à des ennemis qui nous donnent malgré tout du fil à retordre. Dans notre quête de puissance, on pourra créer de nouvelles classes, améliorer nos armes et objets de défense et acquérir de nouveaux maléfices. Il y a beaucoup à faire et c’est la centaine d’heures qui se rapproche à grands pas.

NIS America connaît tellement cet univers qu’il arrive à le renouveler tout en gardant son essence. Disgaea 6 : Defiance of Destiny conserve son côté déjanté et s’enrichit de petites nouveautés qui ne passent pas inaperçues. On sent que cet épisode s’adresse à un public large, notamment par l’automatisation des combats qui n’oblige plus le joueur à passer des heures et des heures à farmer devant son écran. S’il est plus accessible, il n’en demeure pas moins exigeant, avec ses mécaniques à bien prendre en main et son level-design soigné. Bref, un excellent T-RPG.

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