Test : Disney Classic Games – Aladdin et Le Roi Lion sur Nintendo Switch

Test : Disney Classic Games – Aladdin et Le Roi Lion sur Nintendo Switch

Test : Disney Classic Games – Aladdin et Le Roi Lion sur Nintendo Switch

Genre : Aventure, Plateformes
Langues : Anglais Sous-titres : Multilingue
Développé par Nighthawk Interactive
Édité par Disney
Sortie France : 29/10/2019
Prix : 34,99€ sur l’eShop, 29,99€ version boîte
Taille : 1425 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7+

Site Web Officiel

Aladdin et Le Roi Lion font partie de ces dessins animés populaires sortis dans les années 90 qui ont eu la chance d’être adaptés en jeux vidéo. Sur Super Nintendo ou Sega Mega Drive, ils sont des références vidéoludiques en la matière. Les deux films ont bénéficié cette année d’une version live action au cinéma et les revoilà, ensemble, au cœur d’une compilation Disney Classic Games. La nostalgie est de nouveau au rendez-vous pour les amateurs de l’ère 16-bits !

Les titres ont le mérite d’être très fidèles aux films de Disney. Les lieux sont emblématiques. Nous retrouvons par exemple les souks d’Agrabah, la prison, et la caverne du génie pour Aladdin, ainsi que le Rocher de la Fierté, le cimetière des animaux et la jungle pour le Roi Lion. Nous croisons aussi des personnages caractéristiques comme le singe Abu, Iago et les sbires de Jafar, ainsi que Timon, les hyènes ou encore Scar.

Il s’agit de deux jeux de plateformes classiques dans lesquels il faut sauter, grimper et vaincre ses ennemis pour progresser. Aladdin peut lancer des pommes et frapper avec son sabre, tandis que Simba roule, rugit et griffe. La prise en main est immédiate et l’expérience de jeu est assez intuitive, même si quelques énigmes viennent ponctuer l’aventure.

Certains se souviendront de la course parmi les gnous dans Le Roi Lion, ou du niveau du tapis volant dans Aladdin. Deux stages qui mettent nos nerfs à l’épreuve et demandent de la réactivité. En tout cas, l’impression de commencer l’aventure d’un vieux jeu est bien présente.

Toutefois, l’éditeur Nighthawk Interactive ne change absolument pas la recette. Les titres sont en effet strictement les mêmes et ne bénéficient d’aucune amélioration. Il y a par exemple toujours ces quelques imprécisions dans les sauts et les mouvements de caméra.

Vingt-cinq ans plus tard, les deux softs subissent le poids des âges et l’on se serait attendu à quelques nouveautés autant dans le gameplay que dans les commandes.

Les graphismes sont ceux de l’époque. Comme il ne s’agit pas d’un remake, il n’y a aucune retouche visuelle. Nous avons donc sous les yeux les jeux purement originaux, avec leur palettes de couleurs et leur dessins pixelisés.

Des options sont disponibles et permettent de modifier la taille de l’écran. Le mode “écran net” offre un visuel d’apparence plus lisse, mais peu lisible puisque nous avons l’équivalent d’un petit carré de la taille d’un écran Nintendo DS au milieu de notre Switch. L’écran étiré remplit tout l’espace mais déforme les personnages et les environnements. Le plein écran semble être le plus raisonnable. Avec ou sans bordure, les proportions sont relativement bonnes.

Ceux qui veulent avoir l’impression de jouer sur téléviseur cathodique peuvent activer des filtres. Scanline et renforcement de pixels sont sélectionnables pour plus d’immersion.

Le menu est plutôt sympathique avec d’un côté Aladdin et sa sélection, et de l’autre Le Roi Lion. Chaque jeu a sa section avec ses options et son contenu additionnel. Même s’ils sont en anglais, la langue française peut être choisie dans les paramètres.

Les musiques sont classiques et évocatrices. Les thèmes principaux sont bien présents ainsi que les chansons les plus connues comme “Hakuna Matata” ou “Je suis ton Meilleur Ami”. On joue tout en fredonnant les paroles.

Cette compilation se compose des deux jeux déclinés en plusieurs variantes. Pour Le Roi Lion, nous avons ici les versions Super Nintendo, Mega Drive, Game Boy et Game Boy Color. Même chose pour Aladdin, sauf que la version Super Nintendo est remplacée par une “final cut” du jeu Mega Drive. Il y a même la démo originale.

Dans la forme, tous ces softs sont identiques. Leur diverses déclinaisons n’apportent finalement pas grand chose. On retient toutefois la grande difficulté. Heureusement, des aides sont disponibles pour ceux qui sont le plus en peine. Un mode rewind permet de revenir en arrière et ainsi éviter une frappe mortelle.

Il y a même des options de triche pour démarrer l’aventure au niveau souhaité, ou encore devenir invincible. Mieux encore, la fonction “regarder” nous offre la possibilité de suivre une sorte de longplay, et d’en prendre le contrôle à n’importe quel moment. Une bonne manière d’éviter une séquence trop compliquée.

Les amateurs de Disney aimeront la partie “musée” qui fourmille de dessins préparatoires sur les jeux et les films. On y retrouve les idées qui ont été conservées ainsi que celles abandonnées. Croquis et concepts sont mis à la disposition des fans pour la première fois. On regrettera toutefois l’absence de traduction, tous les textes étant en anglais.

 

Quelques courtes vidéos d’époque peuvent être visionnées. Nous découvrons les secrets de la création des jeux Le Roi Lion/ Aladdin à travers des interviews des développeurs et des animateurs de Disney. C’est très intéressant, mais encore une fois réservé aux amateurs de la langue de Shakespeare. En effet, il n’y a pas de sous-titres ! Incompréhensible, alors que tous les menus ont été traduits.

Si les anciens films de Disney reviennent en force en live action, les jeux vidéo 16-bits font eux aussi leur retour sur consoles modernes. La compilation Disney Classic Games : Aladdin et Le Roi Lion est un bon moyen de (re)découvrir ces classiques. L’absence de refonte graphique reste tout de même discutable, à l’époque où les remakes sont de plus en plus nombreux. Le contenu est de plus assez pauvre car limité à deux jeux, alors que bien d’autres célèbres Disney ont eu le droit à leur adaptation vidéoludique (Fantasia, Toy Story, La Belle et la Bête…). On apprécie toutefois la section “musée” avec ses différents bonus inédits, même si une traduction française aurait été la bienvenue. En clair, cette compilation s’adresse surtout aux nostalgiques et aux fans de Disney.

 

 

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