Test : Don’t Sink sur Nintendo Switch

DON’T SINK

Genre : Aventure, RPG
Langues : English
Développé par Studio Eris
Édité par Hitcents
Sortie France : 03/01/2019
Prix : 8,99€ sur l’eShop
Taille : 187,70 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3 ans

Site Web Officiel

Don’t Sink est une aventure de pirates classique dans un style indé en pixel-art, mélangeant des éléments de RPG et de simulation. Il n’y a pas grand chose à dire sur le scénario, au début du jeu on doit créer son personnage de la tête aux pieds, un nouveau capitaine prêt à voyager sur les mers d’un archipel dans le style des Caraïbes. Sur un maigre bateau au début et avec un peu de ressources, vous allez devoir conquérir ce petit monde, mais également accomplir des tâches moins piratesques, comme effectuer des missions de commerce, et même diriger votre propre île !

Ce qui est admirable, c’est que Don’t Sink essaye de faire un peu tout à la fois : il y a de l’action, de l’aventure, du management, de la survie, tout cela dans un petit jeu. Je suis certain que beaucoup seront surpris d’apprendre tout ça, et on est en droit de se demander si le soft arrive à tout faire correctement, c’est ce sur quoi nous allons nous pencher maintenant.

Don’t Sink est un jeu minimaliste, mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas complet ! Le but premier est d’augmenter votre butin pour peser de plus en plus lourd dans le monde des pirates. Dans votre bateau de fortune, vous devez voyager d’île en île pour vous faire de l’argent grâce à plusieurs méthodes, par exemple en aidant des habitants, ce qui dévoilera de petites intrigues, ou bien en accomplissant des missions de livraison pour les magasins locaux. Très vite, vous verrez que vous pourrez vous faire un sacré magot rapidement. Mais ces missions ne sont pas juste des croisières relaxantes, car en traversant la grande bleue, vous rencontrerez plusieurs obstacles, à commencer par les pirates rivaux qui vous attaqueront sans cesse, en général une fois par trajet entre les îles, et vous devrez soit vous défendre, soit vous enfuir le plus vite possible si vous y parvenez. Tant que vous aurez engagé assez de moussaillons depuis les tavernes des îles, et que vous aurez remplis vos cales de boulets de canon, vous n’aurez pas trop de soucis à vous faire cependant, et vous pourrez également réparer votre rafiot pendant la bataille si vous vous êtes constitué un stock de planches. Il n’y a pas vraiment de stratégie pendant les combats ceci dit, tout va reposer sur votre capacité à appuyer sur le bouton d’attaque (A) en espérant que votre bateau puisse supporter plus de trous que votre adversaire. Si les batailles de canons ne sont pas votre truc, alors vous pouvez aborder le navire ennemi, et vous engager dans un duel au sabre, mais ce système là est assez bancal pour être honnête. Si vous ne vous battez pas sur les mers, vous devrez toujours faire attention à ce que votre équipage ne manque de rien, vous pouvez en effet contrôler leur faim, leur soif et leur moral depuis le côté gauche de l’écran, si ces facteurs tendent à chuter trop brutalement, vous pouvez les booster automatiquement en appuyant sur un bouton tant que vous avez assez de nourriture et de boisson avec vous.

Comme l’argent s’obtient très facilement, vous ne serez presque jamais en manque, que ce soit pour nourrir votre équipage ou réparer votre bateau dans les ports, plus vous jouerez, plus vous gagnerez de deniers, vous pourrez même par la suite acheter de plus gros bateaux pour asservir vos ennemis. Avec votre argent, vous pourrez également développer votre propre île, et une fois que ce sera fait, alors vous n’aurez plus qu’à aller conquérir les îles voisines et planter votre drapeau sur toutes les terres habitables. Pour votre expansion territoriale, tout ce dont vous aurez besoin c’est d’assez de membres d’équipage, le reste se fera de lui même, et vous obtiendrez l’île battue avec quelques pertes de votre côté. Chaque territoire peut être amélioré de la même manière que votre île de départ, et vous développerez une économie si florissante que rien ni personne ne pourra vous arrêter !

Visuellement, les développeurs sont partis sur un look classique et rétro, jusqu’à l’extrême parfois, car même si les décors sont très joliment détaillés, les personnages sont comparables à des sprites de l’Atari 2600, ce qui peut légèrement faire perdre du charme lorsque vous lancez le jeu. Au niveau des graphismes, on a une sélection de plusieurs paysages : des monts enneigés aux déserts arides et cette diversité est appréciable. Le seul souci se trouve au niveau des constructions qui sont toutes semblables, et quand à la fin du jeu vous aurez amélioré chaque île au maximum, chaque ville sera exactement la même, sans aucune diversité dans les bâtiments, ce qui est un peu dommage.

La bande-son est agréable bien que limitée, les musiques qui accompagnent les voyages en mer ne sont pas sans rappeler celles de The Legend of Zelda The Wind Waker, dans un style plus rétro évidemment. Quant au thème des îles, on quitte l’atmosphère pirate pour aller vers quelque chose de plus relaxant, qui colle avec l’esprit du jeu.

Don’t Sink n’est pas un jeu très long, comptez environ 2h pour en venir à bout. Une fois que vous aurez amélioré votre propre île et que vous aurez conquis les autres, alors vous pourrez faire prospérer chaque ville, mais cet aspect est assez faible et ne vous prendra que très peu de temps, vu les amas d’argent que vous allez accumuler. Il semblerait plutôt que ce soit les restes d’une ambition initiale des développeurs de créer quelque chose de beaucoup plus profond, mais une idée abandonnée par la suite. Don’t Sink ne ment cependant pas sur ce qu’il a à offrir, il ne prétend pas être ce qu’il n’est pas, ses mécaniques sont simples et assumées, il est très amusant pour un temps et découvrir les petites scènes narratives offre quelques surprises, mais après quelques heures vous aurez vite le sentiment d’en avoir fait le tour.

Le jeu est également uniquement en anglais, et il sera difficile de l’apprécier à sa juste valeur si l’on n’est pas en mesure de comprendre la langue, comme tout s’apprend par la lecture.

Don’t Sink est une expérience plaisante qui vous accompagnera pendant 2 ou 3 heures, mais que vous délaisserez sûrement par la suite. Aussi mignon soit-il, le jeu n’offre pas cette expérience spéciale que l’on peut trouver ailleurs. Dans l’ensemble, Don’t Sink est un petit jeu sympathique qui essaye de faire beaucoup de choses à la fois, mais manque de profondeur pour vous retenir sur la longueur. Sa simplicité le rends néanmoins très accessible, et c’est une découverte intéressante, bien qu’elle ne ne vous surprendra guère par ses qualités trop peu exploitées.

Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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