Test : Doom 64 sur Nintendo Switch

Test : Doom 64 sur Nintendo Switch

Genre : FPS, Action
Langues : Multilingue 
Développé par Nightdive Studios
Édité par Bethesda Softworks
Sortie France : 20/03/2020X
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 161,00 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 16+

Site Web Officiel

2020 signe le retour de Doom. Cette série a popularisé le style FPS en mélangeant des éléments d’horreur et de science-fiction. Action débridée et démons meurtriers nous accompagnent dans chaque épisode de la saga depuis le début des années 90. Portés sur PC, mais aussi sur les consoles de Nintendo, les jeux ont su captiver un public adepte d’hémoglobine et d’adrénaline.

Pourtant, l’épisode sur Nintendo 64 sobrement nommé Doom 64 n’a pas reçu le même succès qu’un Doom 2 ou encore un Doom 3. Il faut dire qu’il a eu la malchance d’arriver la même année que Goldeneye 007 et Turok : Dinosaur Hunter. Deux softs qui modernisaient le style là où Doom 64 reprenait la même formule que ses prédécesseurs. Alors que Doom Eternal, le dernier né de la franchise, débarque sur tous les supports, l’éditeur Bethesda décide d’offrir une seconde chance à l’épisode 64, ici sur Nintendo Switch.

Pas de scénario ni de scène introductive nous expliquant le pourquoi du comment. Nous savons juste que nous incarnons de nouveau le Space Marine. Les forces démoniaques sont toujours actives et prêtes à envahir la Terre. Il nous faut, encore une fois, les affronter pour contrecarrer leur plan. Pour cela, nous parcourons une base jusqu’au nid du boss final.

Doom 64 n’est peut-être pas l’opus le plus populaire, mais on retrouve tout de même les éléments phares de la série. C’est un FPS qui nous met dans le bain dès le début. Pistolet en main, nous affrontons directement un bestiaire tout aussi varié qu’énervé. Pour tirer, inutile de viser en haut ou en bas. Il suffit de pointer le pistolet dans la bonne direction, peu importe la distance de l’ennemi ou sa hauteur.

On retrouve une belle panoplie d’armes. Ces dernières se récupèrent au fur et à mesure de notre progression et il y en a pour tous les gouts. Fusil de chasse, tronçonneuse, Gatling, ou encore fusil à plasma, tout est bon pour détruire le moindre démon bloquant notre chemin. Le sang coule à flot (on peut choisir la couleur, vert ou rouge) et on a toujours ce plaisir « rétro » à foncer tête baissée en tirant sur tout ce qui bouge.

Il y a des moments plus calmes ou nous allons devoir parcourir des couloirs, passer des portails et trouver la sortie. Il s’agit de la partie la plus complexe car de nombreuses portes demeurent cachées. Des passages peuvent être dévoilés grâce à des interrupteurs, mais d’autres se découvrent surtout au hasard en spammant la touche « activer ». Parfois, les décors ne nous permettent pas de distinguer si telle partie du mur est suspecte ou non.

Dans chaque niveau, il faut trouver une ou plusieurs clés de couleur qui ouvrent les portes correspondantes. Les allers-retours sont très fréquents dans ces couloirs interminables. On doit alors se souvenir du passage emprunté, puis accéder à la porte cachée pour activer un interrupteur, revenir, et enfin repartir tout au début pour récupérer la clé tant convoitée. Les amateurs d’action pur et dur risquent de vite s’impatienter.

Le level-design n’évolue pas beaucoup. En plus de cela, on ne peut pas dire que le jeu soit imprévisible. Il y a toujours un démon derrière une porte, une arrivée massive d’ennemis dès que nous activons un interrupteur important. La difficulté réside dans la résistance de certains phénomènes et notre jauge de vie tend à disparaître comme peau de chagrin. Heureusement, nous pouvons compter sur des items (munition, santé, armure…) ainsi que des salles cachées nous faisant bénéficier de gros avantages.

Doom 64 n’a pas subi de refonte graphique complète. Toutefois, les sprites de l’époque ont été lissés pour éviter un flot de pixels, ce qui est plus agréable. Les décors sont classiques. Ni particulièrement beaux, ni complètement laids, ils nous immergent dans l’espace, dans des bases humaines, des citadelles médiévales ou des antres démoniaques.

Cet opus prend le pari de nous offrir une atmosphère plus effrayante. La palette des couleurs est en effet plus sombre et la luminosité a été revue à la baisse. Pour ne pas trop se fatiguer les yeux, il est hautement recommandé d’ajuster cette luminosité dans les options, quitte à augmenter celle de la  console.

En conséquence, l’ambiance devient moins dynamique. On tâtonne plus souvent à cause de cette noirceur et l’absence de musique rock y est aussi pour quelque chose. Finies les guitares au format MIDI, nous avons à la place des nappes de claviers et des bruitages pesants qui accentuent encore plus le côté anxiogène de cet épisode.

Techniquement, le jeu est fluide et ne souffre d’aucun problème de frame rate. En nomade ou en docké, tout est impeccable. Nightdive Studios, qui a déjà porté le deuxième Turok sur Nintendo Switch, a fait ici du bon travail.

Cette réédition 2020 contient quelques nouveautés, comme l’ajout de niveaux. La fonction gyroscope des Joy-Con peut être activée pour une aide à la visée, mais cette dernière s’avère imprécise, même pour un FPS de ce type. Enfin,  des succès se débloquent pour se forcer à trouver toutes les salles secrètes.

La durée de vie est tout à fait correcte et renforcée par l’ajout de la campagne bonus liée à la sortie de Doom Eternal. Au total, il faut 6-7 heures pour terminer le jeu en allant à l’essentiel. Les fins connaisseurs pourront sans doute diminuer le temps de jeu par deux.

Doom 64 n’a pas été revisité et conserve toutes les sensations de l’époque. Facile d’accès, simple dans son gameplay et brut de décoffrage, le plaisir reste intacte. Le portage est réussi et met en valeur un soft qui n’a finalement pas si mal vieilli, malgré les 23 ans qui nous séparent de sa sortie. Cet épisode peine toutefois à surprendre, la faute à un level-design répétitif, à une ambiance moins dynamique et à des allers-retours incessants. Ceci dit, la retouche graphique apporte son petit cachet et le mode portable est un plus indéniable. Disponible gratuitement pour ceux ayant pré-commandés Doom Eternal, il est aussi disponible sur l’eShop à 4.99€ seulement.

 

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