Test : Dragon Quest III sur Nintendo Switch

Test : Dragon Quest III sur Nintendo Switch

Genre : J-RPG
Langues et Sous-titres : Anglais, Japonais, Coréen
Développé et édité par Square Enix
Sortie France : 27/09/2019
Prix : 12,49€ sur l’eShop
Taille : 363,86 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

Le 27 septembre 2019, Square Enix ressort les trois premiers épisodes de Dragon Quest, en même temps que la définitive édition de Dragon Quest XI S. Ces trois jeux font en réalité partie d’une trilogie et ne sont pas indépendants. Si le II : Luminaries of the Legendary Line succède au I, le III : The Seeds of Salvation est en fait un préquel. Nous incarnons cette fois-ci le légendaire héros Erdrick (ou Roto en japonais) qui, le jour de ses seize ans, est désigné par le roi pour vaincre le terrible Baramos.

Dragon Quest III paraît en 1988 sur Nintendo NES avant un remaster sur Super Famicom en 1996. Il est considéré comme le meilleur opus de la trilogie. Réputé pour avoir généré une forte vague d’absentéisme chez les travailleurs et écoliers japonais, il a poussé la société Enix à ne plus sortir ses jeux en semaine.

Aux premiers abords, The Seeds of Salvation n’est pas différent par rapport à ses prédécesseurs. Nous parcourons des plaines, donjons et villages, tout en combattant des monstres au tour par tour. Mais les commandes sont plus fluides ! Et surtout, il est possible de contrôler quatre personnages qui auront été au préalable recrutées dans une taverne.

Ceux-ci sont entièrement personnalisables, de leur apparence jusqu’à leur sexe, en passant par leur classe. À l’époque, ce système n’est pas complètement nouveau, car initié par Final Fantasy l’année précédente. Mais pour Dragon Quest, il s’agit d’une avancée prodigieuse car désormais, nous pouvons créer notre propre équipe, avec nos spécialistes (soldat, combattant, magicien, marchant…).

Notre personnage, Erdrick, n’est pas impacté par ces changements de classe. En effet, il possède son propre rang,  celui de « héros ». De nature polyvalente, il est capable d’à peu près tout faire, même lancer des sorts. Toutefois, ses statistiques et gains d’expérience progressent plus lentement. À l’instar des épisodes précédents, il faut farmer le plus possible au début du jeu pour gagner suffisamment de niveaux. Car la difficulté est toujours au rendez-vous…

Poussée à son paroxysme, elle nous oblige à faire des choix et à tester les différents jobs pour trouver ceux qui sont les plus adaptés. Les armes, protections et sortilèges sont plus nombreux, mais en contrepartie les ennemis sont plus intelligents et appellent même du renfort.

Stratégique, cet épisode l’est, sans aucun doute. D’autant plus que les attaques de nos adversaires sont aléatoires. Nos quatre protagonistes doivent donc être les moins vulnérables possibles, et il devient hors de question d’en laisser un de côté par rapport à un autre. Il pourrait en effet être pris pour cible !

Faire de nos héros des bêtes de guerre est nécessaire pour survivre, surtout face à des boss qui lancent sans vergogne des sorts de zone, blessant tout le monde à la fois. La frustration est omniprésente, à cause des game over notamment, mais aussi des changements de job qui nous font basculer au niveau 1.

On retrouve enfin quelques nouveautés intéressantes. On peut parier sur des monstres grâce à une arène spéciale. Un cycle jour/nuit (novateur pour l’époque) nous permet d’affronter des ennemis plus coriaces, ou de visiter des lieux inaccessibles dans les villages. Enfin, après l’apparition du bateau dans Luminaries of the Legendary Line, c’est au tour du phénix de se présenter. Moyen de transport ultime, nous pouvons désormais traverser la carte en volant, sans avoir affaire aux slimes et autres chamans.

Il s’agit de nouveau du portage du jeu mobile (iOS, Android), lui-même basé sur la version Super Famicom de Dragon Quest III. Les graphismes sont colorés et tout en pixel art, à part les personnages et monstres qui ont des textures plus lisses et modernes. Il y a donc un décalage visuel, mais on finit par s’y faire.

Les musiques sont toujours l’œuvre de Koichi Sugiyama. Compositeur de génie, il délivre des thèmes mémorables, à la fois symphoniques et jazzy, parfois épiques et inquiétants.

Cette version Nintendo Switch n’apporte rien de particulier par rapport à la sortie NES ou Super Famicom. Il y a toutefois une sauvegarde rapide bien pratique pour ne pas tout recommencer.

L’intégralité du jeu est en anglais. Le langage est cette fois-ci beaucoup moins archaïque. Il est ainsi plus simple à comprendre. Mais les personnes les moins à l’aise avec la langue de Shakespeare risqueront d’abandonner. N’oublions pas qu’interagir avec les PNJ est quasiment obligatoire.

La carte du monde est un peu plus grande, et nos quatre personnages sont plus exigeants dans leur entraînement. Si on ajoute à cela les temps de farm liés à la difficulté, plus un petit nombre de quêtes annexes, la durée de vie monte aux alentours de 30-35h, ce qui était déjà pas mal pour un jeu des années 80 !

Dragon Quest III : The Seeds of Salvation était et reste toujours un très bon jeu. Il termine parfaitement la trilogie d’Erdrick/Roto, malgré sa difficulté. Proposant un système de classes bien pensé, il pousse la complexité du gameplay un peu plus loin. Cependant, ce portage reste assez pauvre en contenu supplémentaire. Et aucune traduction n’est disponible en français ! Seuls les plus aguerris des fans et amateurs de J-RPG à l’ancienne pourront apprécier cette oeuvre à sa juste mesure.

Test : Dragon Quest III sur Nintendo Switchréalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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