Test : Dragon Quest sur Nintendo Switch

Test : Dragon Quest sur Nintendo Switch

Genre : RPG
Langues : Anglais, Coréen, Chinois
Développé par Square Enix
Édité par Square Enix
Sortie France : 27/09/2019
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 203,42 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12 Ans

Site Web Officiel

Le royaume d’Alefgard est sous le choc. Après une attaque éclair, le terrible Dragonlord a kidnappé la princesse Laura et s’est emparé de la sphère de lumière. Sans cet objet magique, apportant paix et prospérité à ceux qui le possèdent, les monstres ont envahi le royaume. C’est pourquoi le roi Lorik, désespéré, a fait appel à vous pour ramener sa fille ainsi que la paix dans son royaume. En tant que digne héritier du grand chevalier Erdrick, qui ramena jadis la paix dans le royaume grâce à la sphère de lumière, vous acceptez donc cette mission.

Voici à quoi ressemblent vos déplacements dans Dragon Quest

Dragon Quest ou la rencontre du jeu vidéo et du manga

Lors de sa sortie en 1986 sur NES, Dragon Quest fit l’effet d’une bombe au Japon. Imaginez plutôt, pour la première fois, le génial mangaka, Akira Toriyama (Dragon Ball, Dr Slump…) mettait ses talents de dessinateur au service du character design d’un jeu vidéo. À la star du manga venait s’ajouter un autre « monstre », le créateur du jeu, Yuji Horii (Itadaki street, Chrono trigger…). Si cette alliance inédite jusque là explique en partie le succès du jeu, une autre donnée vient compléter l’équation. En effet, Dragon Quest fut l’un des premiers RPG portés sur console de salon, c’est pourquoi beaucoup de joueurs considèrent, encore aujourd’hui, qu’il a permis la démocratisation du genre à travers le monde. C’est pourquoi, nostalgie (ou but mercantile) oblige, Square-Enix se devait de ressortir ce hit de ses placards.

Ce qu’il faut tout d’abord savoir au sujet de Dragon quest sur Switch, c’est que les développeurs ont fait le choix de nous livrer, quasi tel quelle, la version Super NES du jeu. L’atout et (surtout) LES défauts du soft sont donc toujours là. 

Commençons par le plus du gameplay. Les commandes sont ici simplifiées au maximum, puisque deux boutons servent en mode exploration et un seul en mode combat. Difficile de faire mieux, même si parfois le fait qu’un seul bouton serve à l’interaction et à faire apparaître le panneau des menus provoque quelques problèmes. Viennent ensuite les défauts… 

 

Et non, ce n’est pas Game Freak qui a inventé les grottes sombres…

Un jeu beaucoup trop « Old school »

Tout d’abord Dragon Quest est un jeu qui pourrait être extrêmement court, c’est pourquoi les programmateurs ont amplifié la difficulté des combats pour noyer le poisson. Il vous faudra donc farmer et farmer encore afin de pouvoir espérer traverser la moindre grotte sans encombre. En ressort une espèce de lassitude encore démultipliée par un système de sauvegarde très contraignant et cela même les programmateurs ont ajoutés aujourd’hui un système de « quick save ».
De plus, la moindre arme ou armure va vous coûter un bras ce qui vous amènera, encore une fois, à combattre inlassablement pour économiser vos pièces d’or.
Enfin, une maniabilité hasardeuse et une IA des personnages proche de celle de Brice de Nice (ceux-ci vous bloqueront systématiquement les sorties des villages) finiront d’achever les joueurs les plus acharnés.

D’un point de vue graphique, le jeu était vraiment beau pour l’époque et encore aujourd’hui, le style Toriyama fait sont petit effet. Les divers monstres transpirent l’univers du maître et gardent sa marque de fabrique en étant aussi mignons qu’ils sont dangereux.

Voilà un écran que vous allez malheureusement voir souvent !

La bande-son du jeu est, quant à elle, tout simplement magnifique. Son compositeur Kōichi Sugiyama, fit d’ailleurs un tel travail sur ce jeu que quelques années plus tard son thème sera repris par plusieurs formations symphoniques à travers le monde.

Comme dit plus haut, la durée de vie de Dragon Quest est certes assez grande, mais simplement grâce à une difficulté horriblement élevée. Il suffit de regarder la carte du monde et le peu de lieux à visiter (voir les carrés blancs sur le screen ci-dessous) pour s’en rendre compte. Bon nombre de joueurs risquent donc de ne pas avoir la patience de le finir.

La très petite carte du royaume.

Niveau contenu, vous trouverez le jeu super NES dans son jus, ni plus ni moins. Seule une option « quick save » venant apporter un peu de confort aux joueurs les plus émérites. Les nostalgiques apprécieront sûrement pendant que les joueurs aimant les effets techniques s’ennuieront assez vite.

Dragon Quest est plus un jeu de collectionneurs cherchant à connaître les origines de cette saga mythique qu’un hit en puissance. Trop de défauts viennent en effet polluer ce titre le rendant quasi injouable aujourd’hui. Heureusement que son éditeur Square Enix a eu la bonne idée de le mettre à un prix vraiment modique ce qui permet de se faire un petit plaisir sans se ruiner. Un bon moyen de voir l’excellente progression qu’a connue la série en plus de trente ans.

 

Test : Dragon Quest sur Nintendo Switch réalisé par Edelric sur une version offerte par l’éditeur
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