Test : Dragon’s Dogma: Dark Arisen sur Nintendo Switch

DRAGON’S DOGMA: DARK ARISEN

Genre : RPG, Action
Langues : Anglais Sous-titres : Japonais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Chinois, Anglais
Développé par CAPCOM
Édité par CAPCOM
Sortie France : 23/04/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop, 29,99€ version boîte EN IMPORT ICI
Taille : 13041,41 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 18 ans

Site Web Officiel

Dragon’s Dogma: Dark Arisen est un jeu de style RPG développé et édité par Capcom. Version enrichie du jeu Dragon’s Dogma sorti en 2012, il comprend le jeu ainsi qu’une extension ajoutant de nouveaux objets, un nouveau donjon, et une histoire supplémentaire.

Le soft commence en vous plongeant directement dans l’action. Dans une séquence tutorielle qui vous initie aux mécaniques du titre, vous incarnez un chevalier surnommé l’Insurgé en route pour défaire le Dragon, engeance du Mal. Après avoir défait gobelins, harpies et squelettes dans un donjon aux murs sombres, vous et votre équipe vous retrouvez face à une chimère dont il va falloir venir à bout méthodiquement pour pénétrer la porte qu’elle garde.

Une fois la bête terrassée, vous aurez accès à un éditeur de personnages très complet afin de façonner la légende que vous allez écrire. Ceci fait, une cinématique vous plonge dans le paisible village de Cassardis. Dans ce petit hameau de pêcheur, les habitants vaquent à leurs occupations quand soudain, une lumière aveuglante apparaît à l’horizon et éclaire le visage héroïque du héros incarné

Un dragon immense et terrifiant surgit alors, semant la terreur dans le village, croquant sans vergogne les soldats en poste et rugissant sa colère sur les pêcheurs désemparés. Ni une ni deux, vous apercevez une épée près du corps d’un garde et partez courageusement à l’assaut du monstre afin de défendre votre famille et vos voisins. Si la bravoure ne manque pas, vos coups restent sans effet, et le dragon ne tardera pas à vous immobiliser au sol, désarmé. Impuissant, vous sentez sa griffe se plonger dans votre corps pour en retirer votre cœur, et la Bête, après avoir dit quelques mots dans sa langue, l’avale et déguerpit.

Privé d’un organe aussi vital, vous sombrez. Vous vous réveillez quelques heures plus tard dans une chambre. La cicatrice s’est refermée et luit d’une étrange lueur. Une voix grave déclare alors « Si tu veux m’affronter, saisis-toi de ton arme, Insurgé ». Dans un coin, un bâton de mage, une épée de guerrier et des dagues de rôdeur vous permettent de choisir votre classe. Ainsi commence votre quête pour retrouver votre cœur, défaire le Dragon et annihiler ainsi la terreur qui parcourt le pays de Gransys depuis sa venue.

Dragon’s Dogma: Dark Arisen vous plonge donc dans un monde fantastique aux allures médiévales où vous rencontrerez toutes sortes de personnages et de monstres. Du plus petit paysan au Duc régnant sur le pays, du gobelin criard au terrifiant Griffon, il va sans dire que votre parcours d’Insurgé ne se fera pas sans difficulté. Heureusement vous avez pour vous accompagner des légionnaires étranges : les Pions.

Ces soldats d’apparence humaine sont en réalité des êtres sortis de la mystérieuse Faille. Dépourvus de volonté propre, ils vous sont entièrement dévoués et vous accompagneront dans votre quête. Chaque Insurgé a un Pion qui lui est attaché, vous le créez en début de partie, lui donnez une classe, un nom et une personnalité. Mais vous pouvez également en recruter en jeu, ou bien pénétrer les pierres de Faille disséminées dans le monde pour invoquer les Pions d’autres Insurgés. Plus que de simples PNJ, ces derniers apprennent au fur et à mesure des quêtes et des monstres que vous rencontrerez. Ainsi, un Pion ayant combattu un grand nombre de squelettes vous sera particulièrement utile dans les Catacombes, ou bien un mage avec un pouvoir de guérison sera indispensable après les affrontements contre de gros monstres.

Véritable panel de compétences et de forces, le système vous permet une expérience customisable à volonté. Libre à vous d’aller télécharger les Pions complétant vos faiblesses, d’entraîner dans votre sillage ceux de votre niveau ou encore de dépenser quelques pièces in-game pour en recruter des plus puissants. Vous pourrez si vous le souhaitez mettre votre propre compagnon en ligne afin qu’il puisse vous ramener des cadeaux et des connaissances s’il est utilisé par d’autres joueurs. Cependant, les Pions d’autres joueurs ne gagneront pas d’expérience et il sera nécessaire de les changer au fur et à mesure de votre progression. Variés dans leurs capacités, vous n’aurez donc jamais à subir la même équipe tout du long. 

L’intelligence artificielle de cette légion étant bien dosée, les combats sont un réel plaisir. Votre personnage comme vos Pions sont dotés d’un coup fort et d’un faible ainsi que de capacités spéciales pour chaque arme (principale et secondaire) et également une saisie qui permet de projeter les petits ennemis ou escalader les gros. Un éventail qui promet là aussi des affrontements épiques et adaptables à toutes les situations. Les gros monstres sont légions et vous demanderont de la patience, du doigté et de la créativité pour en venir à bout. Griffons, Dracs, Ogres, Cyclopes, Cockatrice, le bestiaire est varié et certains duels avec les bêtes rappellent les sensations d’un Monster Hunter, autre bébé de Capcom au gameplay impeccable. Car ici, foncer dans le tas n’est pas conseillé. Une horde de bandits aura tôt fait de vous réduire en pièces si vous n’êtes pas préparé correctement et vous devrez observer les comportements de chaque ennemi, connaître votre environnement, et frapper avec précision si vous souhaitez en sortir vivant.

Visuellement, le jeu n’est pas forcément très beau. Les textures très lisses et baveuses choquent particulièrement sur les visages en gros plan. mais force est de constater que le titre est très immersif. La végétation, les bruits de la nature ou de la ville, tout Gransys est particulièrement vivant, et on est instantanément transporté dans ce monde, même en mode portable. C’est d’ailleurs ce mode qui pâtit le plus du moteur vieillissant du jeu. Les problèmes de clipping sont omniprésents, ce n’est pas gênant quand il s’agit d’arbres ou de textures qui chargent, ça l’est un peu plus lorsque des monstres apparaissent à quelques mètres de vous quand ils étaient invisibles la seconde d’avant.

Cependant le soft offre des lumières, des paysages et des horizons assez crédibles et on a vraiment la sensation de suivre un petit groupe de voyageurs dans une histoire fantastique. Il est d’ailleurs dommage de ne pas pouvoir interagir plus que ça avec l’environnement car ne serait-ce que pouvoir s’asseoir au coin d’un feu de bois ajouterait grandement à cette ambiance « Manger des fraises sauvages au détour d’un buisson après avoir poutré du gobelin »

Côté bande-son, là aussi nous avons un très beau travail. La bande-originale de l’Israélien Inon Zun nous plonge directement dans cette ambiance fantastique. Les moments épiques, les jours qui passent et les combats dantesques sont tous accompagnés d’une musique orchestrale à laquelle viennent parfois s’ajouter des chœurs et des voix aux harmonies envoûtantes. Cependant l’accompagnement sonore sait s’effacer et laisser place à un Sound Design qui finit d’emmener le joueur dans les différents environnements. Les forêts sombres et froides, les mers ensoleillées, les grottes inquiétantes et les chaleureuses auberges, on voyage, on y croit.

Le jeu est très bien fourni. Les quêtes principales, les secondaires ainsi que les multiples donjons permettent à un open world relativement petit par rapport à ce qui se fait de nos jours de rester vivant et jamais morne. Pour l’histoire principale, comptez une trentaine d’heures en ligne droite, le tout sans compléter toutes les quêtes annexes, se pencher sur toutes les classes et sans parler du New Game + qu’offre le jeu et que je ne spoilerai pas ici. Autant vous dire que vous êtes partis pour des heures et des heures de jeu si vous souhaitez tout nettoyer de fond en comble.

l’extension Dark Arisen fournie, offre en plus le Récif de l’Amertume, une île peuplée de monstres puissants qui ajouteront encore au contenu du jeu et sauront donner un certain challenge aux plus chevronnés. Le mode difficile finira d’achever les plus gros stuffs et enfin pour les spécialistes, un mode speedrun très appréciable vous permettra de finir le titre le plus vite possible. Notez tout de même qu’il vous faudra une bonne dose de motivation pour battre le record qui se tient actuellement à 24 minutes et 25 secondes. Bonne chance !

Dragon’s Dogma: Dark Arisen s’aventure sur la Nintendo Switch après avoir fait ses classes sur Playstation et Xbox et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un incontournable pour tous les amateurs du genre. Offrant une personnalisation très poussée, il donne aux JRPG la dimension roleplay qui leur manque souvent. Certes ce n’est pas le plus beau, et oui l’open world n’est pas aussi grand que dans Skyrim mais il se laisse parcourir en long, en large, en travers sans lassitude. Le système de Pions, couplé à des mécaniques de combat exigeantes et bien huilées fait de cette aventure dangereuse un réel plaisir. Très rafraîchissant, bourré de lieux à visiter et de quêtes de toutes sortes, il peut se jouer sur de longues sessions dockées comme sur de plus petites en portable. Comme dirait l’Insurgé : un coup de cœur !

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Test réalisé par Pupitilop sur une version offerte par l’éditeur
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