Test : Dream Alone sur Nintendo Switch

DREAM ALONE

Genre : Aventure, plateformes
Sous-titres : Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol
Développé par WAR SAW GAMES
Édité par FAT DOG GAMES
Sortie France : 28/06/2018
Prix : 9,99€ sur l’eShop
Taille : 4940,89 MB

Site Web Officiel

Dans un village calme et tranquille perdu quelque part, les habitants tombent dans le coma les uns après les autres. Le protagoniste va voir sa famille sombrer à son tour et il va entreprendre une quête : trouver la Mort qui, selon la légende, possède le pouvoir de faire cesser cette hécatombe.

Dream Alone est un jeu édité par le studio indépendant Fat Dog Games. Cette fois ci, la Switch se voit dotée d’un titre exclusivement disponible sur Steam et sur la dernière née de Nintendo. Cette aventure sombre promet un voyage peu commun.

Vous débutez ce jeu de plateforme en 2D aux commandes du personnage, avec des actions sommaires : se déplacer et sauter. Votre but va être de trouver comment accéder au niveau suivant tout en évitant pièges et ennemis. Piques, couperets, scies circulaires, tiques, monstres, objets à déplacer et j’en passe, les embûches vont être variées. Il n’y a pas de place pour le hasard, tout sera calculé au millimètre et la moindre erreur sera sanctionnée immédiatement. En effet, vous ne disposez que d’une vie, le protagoniste meurt au premier contact hostile.

Au fur et à mesure, de nouvelles capacités vont se dévoiler. Dans certains niveaux, vous disposerez d’une jauge qui se remplira grâce aux collectables que vous allez récupérer. Ce pouvoir vous permet d’entrer dans une dimension parallèle et ainsi évoluer dans un environnement qui est à la fois le même, à la fois différent. Là encore, il faudra bien calculer votre coup et alterner stratégiquement entre les deux dimensions pour atteindre votre objectif, le tout avant que votre jauge soit vide.

Dans d’autres niveaux, vous obtiendrez la capacité de créer un clone de vous même et ainsi berner vos ennemis. D’autres pouvoirs viendront s’ajouter aux possibilités pour des mécaniques qui se renouvellent au fil du jeu.

Visuellement c’est fort étonnant. Notre Personnage à la Funko Pop évolue dans un univers monochrome. Tout du long du premier monde, la pluie va nous accompagner et brouiller une vision déjà troublée par un aspect “vieux film” obtenu grâce à des bandes verticales et un rendu flou. Elle rajoute au manque de visibilité des décors et obstacles, ce qui ne va pas rendre la tâche aisée. La dimension parallèle quant à elle nous propose un visuel plus net, plus rouge, plus horrifique. Grâce à tous ces éléments, l’ambiance sombre et oppressante est remarquablement bien rendue, malgré le côté minimaliste des graphismes.

La bande son n’est pas en reste, l’ambiance sonore est parfaitement maîtrisée. Dans le premier monde, le bruit de la pluie qui tombe va dominer. Ensuite, la musique va prendre sa place, discrète mais adaptée. Globalement, les bruitages sont peu nombreux. Le son qui reste en mémoire (normal, il revient très souvent) est celui que produit le personnage quand il meurt taillé ou décapité, d’autant plus qu’il est accompagné par un jet d’hémoglobine qui vient arroser votre écran. Notez que vous pouvez désactiver cet effet visuel dans les options du menu.

En tout, vous devrez trouver comment venir à bout de 21 niveaux répartis dans les différents mondes que vous allez traverser (forêt, marais, grottes, usines… ).

Ce titre particulier nous balade à travers différents styles, jeu d’aventure et de plateforme certes, mais aussi de puzzle puisqu’il va falloir réfléchir et trouver la seule solution qui permet d’atteindre notre but, en déplaçant des blocs ou objets, en trouvant le bon timing, en jonglant avec les différentes capacités…

L’histoire du personnage n’est pas négligée, elle aura sa place dans l’expérience en contribuant à l’atmosphère particulière du titre. Ceci dit, le principe de base est d’essayer, de mourir, de réessayer, jusqu’à trouver la bonne association d’actions. Heureusement, la régularité des checkpoints a été correctement dosée pour éviter d’accentuer la frustration et laisser la part belle au plaisir de jouer. Les plus vifs d’entre nous pourront finir le jeu en 2 ou 3 heures, comptez le double si vous mettez plus de temps à trouver la solution de chaque niveau.

Dream Alone est un  jeu assez surprenant, parfois déroutant. Contre toute attente, son ambiance horrifique et oppressante est obtenue aisément, grâce à un minimalisme fichtrement bien pensé. Comme quoi, il n’est pas toujours utile d’en faire des caisses pour obtenir le résultat escompté.

Par contre, pour profiter pleinement du titre, il ne faudra pas se laisser rebuter par l’aspect Die and Retry, finalement assez soft compte tenu du nombre de checkpoints disponibles. Le premier monde va peut-être vous paraître décourageant, mais il représente un temps d’adaptation nécessaire qui vous permettra de vous familiariser avec l’univers.

En résumé, voici un bon jeu de plateforme à l’ambiance glauque qui vous tiendra en haleine quelques heures.

Test réalisé par Midnailah sur une version offerte par l’éditeur
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