Test : Dreamwalker sur Nintendo Switch

Dreamwalker

Dreamwalker

Genre : Action, casse-tête
Langues :  Anglais
Développé et édité par Code Mystics
Sortie France : 19/12/2018
Prix : 4.39€ sur l’eShop
Taille : 44,04 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3

Site Web Officiel

Originellement développé en 2011 pour DSiWare et Android, c’est une version légèrement remasterisée de Dreamwalker qui est arrivée sur la console hybride de Nintendo à la toute fin de l’année 2018.

Vous incarnez Walker ; petit personnage mignon habillé d’un bonnet et d’un pyjama ; que vous devrez mener du pays des rêves vers le lever du soleil. Walker a ceci de particulier qu’il est profondément endormi ; ce sera donc à vous de le guider en toute sécurité vers un réveil le plus doux possible en faisant bouger les éléments de décor pour lui dégager un chemin sûr en neutralisant les risques potentiels.

Mais la route sera semée d’embûches extrêmement nombreuses et tout réveil en sursaut de Walker vous ramènera directement en début de niveau (il y en a 50 en tout).

On enfile les charentaises et c’est parti pour un voyage au pays des rêves.

Dans l’absolu, Dreamwalker peut se jouer à la manette. Néanmoins la maniabilité souffrira alors d’une grande imprécision et d’une extrême lenteur, rendant le titre peu jouable. Le jeu ne peut cacher avoir été originellement conçu pour un gameplay tactile, c’est donc ainsi qu’il a été testé.

Les premiers niveaux feront office de tutoriel, vous permettant de vous familiariser avec les réactions parfois surprenantes de Walker ; ce dernier donnant par moment l’impression de vouloir aller ou il veut sans tenir compte de vous. Pour le guider vous devrez créer des embranchements, passer rapidement sur des nuages de pluie qui disparaîtront aussitôt, utiliser des téléporteurs pour gagner du temps … bref le panel d’interactions est plutôt varié et bien pensé mais la maniabilité est loin d’être parfaite.

Vous réaliserez vite qu’il faudra tenir un timing extrêmement serré pour ne pas prendre un embranchement qui emmènera Walker vers un réveil en fanfare et le game over fatidique. Tout le gameplay se base sur l’anticipation, comme aux échecs. Vous devrez donc prévoir plusieurs coups d’avance pour terminer un niveau avec un bon score. Une fois ceci assimilé, vous progresserez plus sereinement.

Votre score, justement, dépendra de plusieurs facteurs : le temps mis à terminer le niveau, le nombre de mouvements (plus il sera faible, plus votre score sera haut), le nombre de bonus ramassés (ex : des moutons, des objets interceptés …). A terme, le but n’est pas de simplement terminer les niveaux, mais de le faire en améliorant vos scores précédents. Les fans de scoring seront aux anges.

Au niveau de la bande-son, rien d’exceptionnel. Pour tout dire elle ressemble énormément à celle de Cut the Rope. Le thème repose sur une boucle de 30 secondes, avec quelques variations sur certains niveaux. Au demeurant, le jeu demandant une bonne dose d’anticipation, ce n’est pas un mal que l’ambiance sonore ne soit pas envahissante.

Quant aux graphismes, ils sont extrêmement simples ; voire trop. Le jeu est certes mignon et agréable à l’œil mais des décors plus travaillés et variés eurent été appréciables pour un jeu  remasterisé en vue d’un portage sur une console récente.

Néanmoins, on peut là aussi voir dans cette simplicité un avantage dans la mesure où trop de détails auraient pu nuire à la lisibilité ; et donc la réactivité – ce qui ne peut être que néfaste pour un jeu appelé à être joué en tactile.

L’influence des jeux sur mobile se fait donc particulièrement sentir sur ces deux points. A chacun d’y voir le verre à moitié vide ou à moitié plein.

Dreamwalker est, de prime abord, ce que l’on pourrait désigner comme un jeu « de salle d’attente ». Un titre que l’on lance quand on a quelques minutes devant soi et que l’on souhaite se détendre. Un jeu tout droit échappé du monde de la téléphonie mobile en somme.

En vérité, explorer pleinement le pays des rêves demandera pas mal de temps et d’acharnement. Les pièges à éviter sont variés et parfois à la limite de la perfidie (le timing sur les horloges semble totalement aléatoire, les réactions de Walker sont parfois en contradiction avec vos instructions …).

Si vous arrivez au bout du jeu en ayant atteint le score maximal sur chaque niveau, respect. Quoi qu’il en soit, cela aura sans doute été au prix de nombreuses heures et d’une certaine dose d’abnégation.

 

Dreamwalker est un jeu qui s’adresse avant tout à celles et ceux qui visent sans cesse le score maximum, au prix d’un acharnement certain. Les différents niveaux offrent une courbe de progression assez équilibrée et il faudra très souvent refaire plusieurs fois un même niveau avant d’en cerner le parcours optimal (le pattern de chaque niveau est fixe).

A noter qu’à partir du niveau 25 les choses se corsent sérieusement et qu’il vous faudra une bonne maîtrise du jeu pour simplement passer à l’étape suivante. Quant à faire le score maximum, il faudra parfois des réflexes dignes d’un chevalier Jedi.

Le plus patients accrocheront et tenteront de monter toujours plus haut dans les scores. Les autres risquent de rapidement pester sur une maniabilité souvent perfectible.

Toujours est-il que Dreamwalker vise en premier lieu les adeptes des jeux sur téléphone mobile. Les purs joueurs sur console, eux, seront bien plus difficiles à convaincre.

Reste que son faible prix peut justifier de l’ajouter à sa ludothèque pour y jouer à l’occasion, quand bien même ce ne serait pas votre style de jeu favori.

Test réalisé par Nanette sur une version offerte par l’éditeur
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