Test : Duck Game sur Nintendo Switch

DUCK GAME

Genre : Jeu de tir, Action, Arcade
Langues : Anglais
Développé par Landon Podbielski (Superjoebob)
Édité par Adult Swim Games
Sortie France : 02/05/2019
Prix : 12,99€ sur l’eShop
Taille : 253,76 Mo
Joueurs : 1 à 4
Age minimum : 7 ans

Site Web Officiel

Coin coin coin coin coin, coin coin coin coin, coiiiiiin coin coin ! Ahem, je m’excuse, après des heures face à Duck Game, je pense que je suis plus proche de l’anatidé que de l’homme maintenant… Et c’est bien normal, tant ce jeu a tout pour rendre fou ! Ici, aucun scénario, juste des canards prêts à en découdre, à faire voler les plumes, griller leurs congénères comme de vulgaires magrets, et rien d’autre.

Des armes, un beau plumage et des envies de tuer, c’est tout ce qui est nécessaire pour se jeter dans la bataille, la bande à Picsou façon Happy Tree Friends, alors passons très vite au gameplay qui est bien plus important, foi de canard !

Duck Game est un jeu atypique pouvant se jouer jusqu’à 4, un party game musclé et explosif où l’on va enchaîner sans cesse des parties courtes mais intenses. Le but est simple : se débarrasser de tous les autres canards à l’aide des armes disséminées sur le terrain, allant d’un fusil laser à un pistolet à eau, en passant par des tronçonneuses et des instruments de musique… Ce jeu est probablement le plus simple à comprendre pour quiconque y toucherait pour la première fois, et je tiens à être clair dès maintenant, c’est également un des party games les plus drôles auxquels on peut jouer sur Switch pour le moment, en dehors des titres de Nintendo, tant que l’on peut regrouper une bande de potes ou bien jouer online. Mais vous ai-je déjà parlé des chapeaux ? C’est important les chapeaux pour les canards ! Regardez à Donaldville, tout le monde en porte, c’est bien là la preuve ! J’y reviendrai dans un instant. Pour comprendre ce qu’est Duck Game, je le compare un peu à Smash Bros, en ce que tous les joueurs se trouvent tous sur le même écran avec une caméra en plan large, et chacun peut sauter, courir, attraper des objets, tirer et semer la mort à sa guise. Évidemment, le premier qui arrivera à mettre la main sur l’arme la plus puissante sera plus à même de remporter le tour et de gagner un point, le but étant d’en avoir le plus grand nombre à la fin. Chaque tour dure en général de 5 à 30 secondes, en fonction du terrain et des armes générées, ce qui est très court mais comme les parties s’enchaînent frénétiquement et dans des endroits à chaque fois différents, c’est finalement très plaisant. Ce qui rend le titre particulièrement addictif est sa facilité d’accès et ses contrôles simples et réactifs, en un sens cela ressemble un peu à Worms, sans le jeu au tour par tour, c’est un véritable massacre en temps réel, mais un massacre facile à maîtriser. Chaque niveau est donc généré aléatoirement, et c’est là que réside une bonne partie du fun, certains sont tout petits, d’autres très grands, certains n’ont presque aucune arme mais des instruments de musique ou des pistolets à eau à la place, alors que d’autres vous permettront de vous armer jusqu’aux dents, quoi qu’il en soit vous trouverez toujours une manière d’achever vos camarades canards, et ce un seul coup, pas de deuxième chance. Dans un niveau je me suis retrouvé face à une tronçonneuse, et même s’il y avait beaucoup d’armes autour de mes congénères, je peux vous dire que la scène n’avait rien à envier à Scarface… À un autre moment, un petit malin a trouvé le moyen d’enflammer mes plumes, et je n’ai plus eu aucune porte de sortie que de courir dans tous les sens en essayant d’emporter un autre canard dans ma mort lente et enflammée. Vous l’aurez compris, même si l’on perd souvent, c’est plus un prétexte à fou rires pour l’absurdité des situations qu’un combat acharné. Vous pouvez tomber dans le vide, vous faire exploser par une grenade défectueuse, vous immoler par accident, ou bien juste vous couper avec votre propre épée, et vous finirez vite au menu du dîner. Une des choses les plus satisfaisantes est ainsi de se débarrasser de vos amis de la manière la plus improbable qui soit, préparez les chips, le popcorn et lancez vous dans un combat hilarant. Le déplacement dans les niveaux est aussi simple que dans n’importe quel plateformer en 2D, et il est également possible de se baisser pour éviter les balles, ou même de se jeter en arrière comme dans Matrix. Les armes ne sont pas les seuls objets à ramasser, on peut trouver des jetpacks, des casques, des armures et autres joyeusetés pour essayer de survivre un peu plus longtemps, ce qui est rarement un succès. Il est temps de parler des chapeaux et du bouton “coin”. Car oui le bouton “A” sert à faire coin. Juste coin. Pas besoin d’en dire plus, ce sera votre seul manière de communication avec les autres, et c’est bien assez, rien de plus jouissif que de lâcher un petit coin de la victoire au dessus du cadavre de votre congénère lacéré.

Mais j’en oublie encore les chapeaux qui vont servir à se distinguer des autres, se donner une prestance, une vraie classe de canard, en passant du masque de hockey au casque porte-bières, un choix plus qu’éclectique qui affirmera votre domination. Le jeu se paye également le luxe de proposer un éditeur de niveaux, que vous pouvez ensuite partager en ligne avec la communauté. Pour ceux qui préféreraient jouer en solo, un mode challenge est disponible, mais il n’est clairement pas au niveau du multijoueur, il sert tout juste de tutoriel et devient très vite lassant.

La bande-son du jeu est surprenamment bonne et donne la pêche pour se lancer dans un sacré massacre, les musiques sont rythmées, les effets sonores efficaces, allant des bruits de tirs aux coins coins des canards.

Du côté des graphismes, ils sont simples mais bien réalisés, une belle 2D qui suffit amplement à l’ambiance du titre, et bien qu’ils ne soient pas ce qu’on a vu de mieux de nos jours, tout est clair et ils supportent bien le carnage qui se joue sous nos yeux. De toute manière, c’est réellement l’absurdité du jeu qui va lui donner sa saveur, et elle ressorts de partout, jusque dans les armes et les chapeaux déjantés.

Duck Game est un jeu essentiellement multijoueur, et c’est quelque chose qu’il faut absolument savoir avant de l’acquérir, car les joueurs prévoyant d’y jouer seul seraient très déçus.

Sa durée de vie va évidemment dépendre de votre joie à l’idée de massacrer vos amis, on peut y jouer des heures, des nuits et des jours, et ne jamais s’en lasser, ce que j’aurai bien aimé faire, mais j’ai d’autres jeux à tester, c’est bien dommage.

Il n’y a aucun doute à avoir, Duck Game est le meilleur jeu de canards sur Switch, et ça c’est fort ! Blague à part, c’est un party game déjanté qui saura vous faire rire des heures et des heures entre amis, en ligne ou tous dans le même salon. Et le fait qu’il soit si simple à prendre en main le rend extrêmement attractif et addictif, tous les joueurs qui aiment ce genre de soft vont l’adorer. Que ce soit pour une partie de 5min ou de 72h, Duck Game a de quoi créer des parties endiablées à vous rendre complètement fou, et c’est l’exemple parfait du jeu qui n’a pas à être complexe pour être plus qu’amusant. Si vous cherchez un titre parfait pour jouer avec vos amis, n’allez pas plus loin, celui-ci est fait pour vous !

Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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