Test : Empire of Sin sur Nintendo Switch

Test : EMPIRE OF SIN sur Nintendo Switch

 

Genre : Action au tour par tour, RPG, Stratégie
Langues : Anglais          Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Russe
Développé par Romero Games
Édité par Paradox Interactive
Sortie France : 01/12/2020
Prix : 39.99€ sur l’eShop / version boîte
Taille : 10106.00 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 16

Site Web Officiel

Les studios Romero Games, avec Empire of sin, propose une excellente prémisse, de RPG au tour par tour, des actions se déroulant dans les années 1920. A cette époque, et plus particulièrement à Chicago, l’apogée d’Al Capone était à son paroxysme et une horde de gangsters suivaient son exemple, comme un équipage à bord d’un bateau pirate !

Dans ce jeu, vous serez en charge de l’un des gangs et plus particulièrement de son leader, de ses actions et du management de sa petite entreprise. Les affaires criminelles n’ont pas fini de faire parler d’elles! Se faire des alliés ou des ennemis et suivre les business de la ville (maison close, brasserie, casino, etc.) devient votre routine et qu’importe si l’on assassine.

Bienvenue dans le monde sans pitié d’Empire of Sin, vous êtes invité à choisir votre protagoniste parmi une large sélection de gangsters en herbe qui souhaite suivre l’exemple D’Al Capone. Chacun d’eux possède son histoire, ses compétences spéciales et ses capacités relationnelles / commerciales pour ériger son empire!

Chaque leader est unique, possède son panel de voix, d’actions et de caractère. Vous aurez le choix entre un acteur masculin ou féminin au travers d’une large sélection de bandits : Godlie Garneau la pulpeuse assassine, Sai Win Mock l’asiatique insidieux, Maggie Dyer la Joker de la bande, Stéphanie St. Clair la vaudou des temps modernes, Alphonse Capone (ce nom vous parle?), etc.

Votre choix est fait ? Alors que le jeu commence !

Une fois que vous avez choisi votre chouchou parmi ces brigands, le jeu débute par une cinématique dans laquelle vous contrôler les dialogues, enfin les réponses. Cela peut impacter l’aspect relationnel entretenu avec les acteurs de l’histoire et les retours futurs (coalition, espion, affaire en cours, alliance, etc.)

Vous avez maintenant accès au tutoriel du jeu et non des moindres. Il y a beaucoup de fonctionnalités à exploiter dans ce jeu et ce dernier vous donne les cartes pour réussir. Ce RPG au tour par tour fonctionne en mode réel sur la (large) carte que nous propose le jeu. Ce qui signifie que l’intelligence artificielle du jeu possède ses gangs et ses envies meurtrières. Si l’ordinateur, en faction ennemie, souhaite attaquer l’un de vos personnages qui se trouve seul dans la rue à un instant T. Vous pouvez lui dire au revoir (et de loin).

Vous allez vous pavaner de nombreuses heures dans les rues de la ville pour trouver de nouveaux alliés, attaquer des factions ennemies, se faire des amis ou plutôt des alliances (oui, il en faut), attaquer et piller des entrepôts, etc. Heureusement pour nous, des tacots sont disponibles pour avancer plus vite ! Marcher … ça va deux minutes, nous sommes les rois de la ville après tout ! “Qu’on m’apporte un taxi !!”

 

Qui dit crédit dit créance, qui dit business dit commerces !

L’argent et la notoriété sont deux éléments clefs dans ce titre. Et il vous en faudra énormément pour :

  • monter les niveaux de protection / rendement de vos architectures (établissements)
  • recruter de gros costauds (jolie galerie de criminels possédant des affinités les uns envers les autres : amants, amis ou ennemis)
  • armer votre équipe (arme 1, secondaire + gilet pare-balles, grenades, trousse de soins, etc.)
  • acheter de nouveaux lieux, négocier des alliances

Maintenant que votre équipe est prête, nous pouvons lancer le combat !

Système de tour par tour, il nous faut, comme dans tout bon rpg, des Tanks (gangster ayant des compétences défensives), des Archers (gangster ayant des compétences à distance) et des Attaquants de mêlée (polyvalent).

Durant le tour de chaque personnage, il peut réaliser les actions suivantes (selon ses points d’actions) :

  • attaquer l’ennemi le plus proche (pour de meilleures chances d’atteindre sa cible)
  • se déplacer, se cacher, voire fuir le combat (insupportable quand allié IA le fait)
  • poser une zone d’attaque (si l’ennemi y passe, notre personnage lui tire dessus)
  • se soigner ou soigner ses alliés (via compétences ou objets)
  • utiliser des objets (grenade)
  • utiliser des compétences propres au leader (attaque spéciale) et d’autres partagées par les gangsters lambda (via un arbre de compétences)

En général, les combats engagés avec votre équipe personnelle sont plutôt faciles, car votre leader possède une attaque spéciale dévastatrice et que votre équipe possède un équipement choisi par vos soins. Quand ce sont vos sbires qui se font attaquer et que votre équipe ne peut intervenir … nous vous passerons les détails de ces défaites!

La direction artistique et propre et bien réalisée. Seule la Nintendo Switch est un frein au plaisir visuel apporté par Empire of Sin. Dommage.

Les gangsters lambda sont des clones utilisés à droite et à gauche dans les différentes factions. Mais finalement, on y accorde peu d’importance. Ce qui nous intéresse c’est le détail apporté à chaque personnage que l’on peut recruter (texture, design, costume, respect du code vestimentaire des 20’ies) et bien évidemment à celui de notre Leader !

Les décors respectent également cette charte, pour notre plus grand plaisir ! Se pavaner dans une ville, découvrir un monde qui ne nous est pas familier et voir l’importance des détails apportés est un big-up (même si finalement on s’y fait rapidement, car les établissements copient entre eux leur charte graphique).

A cela nous ajoutons les effets visuels des tirs, de sang et des compétences qui apportent un peu de couleurs dans ce monde obscur. Il semblerait que nous soyons en plein hiver car le soleil ne daigne pas montrer le bout de ses rayons. L’ambiance est sombre et sinistre mais cela est compensé par …

… la bande-son d’Empire of Sin

Le paquet a été mis sur l’ambiance sonore dans ce jeu. Les développeurs et éditeurs de ce titre ont réalisé un partenariat avec Tommy Buckley (guitare et freelance ingénieur son / vidéo) afin de réaliser l’univers musical des années 20.

L’ambiance Jazzy accompagnera vos déplacements mais également vos combats. Le Jazz est un style musical provenant des Etats-Unis courant 1910-1920 et accompagné de nombreux instruments de musique (trompette, piano, saxophone, clarinette, basse, guitare, chant, etc.)

Cette ambiance cosy nous donne envie de prendre un verre dans l’un de nos établissements, après avoir assassiné sauvagement chacun de ses occupants !

N’oublions pas que chaque personnage possède son pack de voix, c’est un plaisir en cinématique !

Le jeu propose également de choisir une difficulté de départ afin de pimenter notre partie et des nombreux combats à venir. Finalement, ne se faire que des ennemis n’est pas forcément une bonne voie à suivre dans le monde du crime. Dans ce cas là, un combat de factions ennemies se déclenchera toutes les 2 minutes de jeu (impossible à passer) et vous devrez attendre sagement que vos alliées meurent (sauf si c’est votre équipe principale). Et ça … ça rallonge la durée de vie du jeu, mais pas dans le bon sens du terme!

Négociations et alliances font parties intégrante de votre quotidien. Apporterez-vous la paix ou le désespoir dans cette ville qui broie déjà suffisamment de noir !

Outre le fait de recruter des alliés, il existe un large panel de compétences que le jeu nous propose de personnaliser et de monter au travers d’un arbre (extra tour, porter des armes lourdes, protéger ses alliés, soigner ses alliés, etc.). Il faudra ainsi former l’équipe la plus polyvalente pour mener à bien vos combats et surtout les rendre plus intéressants! Attention à en prendre soin et dans tous les sens du terme (certains membres peuvent être malades et vous devrez jouer l’infirmier(e) pour les soigner!

Apprendre et comprendre les nombreuses fonctionnalités du jeu nécessitera de nombreuses heures d’investigation et d’apprentissage. Mais finalement, pris en main, on y trouve un réel intérêt et le potentiel du jeu prend tout son sens.

Le jeu ajoute également un système de missions et de challenges à réaliser pour vous récompenser de quelques dollars ou d’équipements. Ces derniers peuvent également se retrouver en récompenses de combat ou en fouillant des caisses de la ville!

La durée de vie de cet opus est ainsi limitée à votre envie de conquête. Soit vous réalisez la trame principale et vous vous en tenez au scénario et missions proposées par le jeu, soit vous menez à bien vos alliances, votre business et votre équipe et vous ne compterez plus les heures passées dessus !

Si vous avez aimé joué à Mario et les lapins crétins sur Nintendo Switch, que l’univers gangsters des années 20 vous passionne et que le Jazz fait parti de votre playlist musicale alors ce jeu est fait pour vous !

Les plus : Se plonger dans l’univers d’Al Capone, monter son empire du crime, l’ambiance musicale, la personnalisation de l’équipement / compétences

Les moins : les bugs (corrigés petit à petit), l’impossibilité d’accélérer la vitesse des combats ou d’en abandonner d’autres

 

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