Test : Eternum Ex sur Nintendo Switch

Eternum Ex

Genre : Action, Aventure, Arcade
Langues : Anglais
Développé par Radin Games & Flynn’s Arcade
Édité par ZeroUno Games
Sortie France : 25/10/2018
Prix : 12,99 € sur l’eShop
Taille : 156,24 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

Le scénario du dernier-né de Flynn’s Arcade (oui, les mêmes que dans le film Tron) étant inspiré des jeux vidéo de l’âge d’or des bornes d’arcades, il se contente de servir le gameplay mais a néanmoins le mérite d’exister. Nous nous retrouvons donc aux commandes d’un très vieil homme nommé Sir Arthur qui n’a plus rien à perdre. Le bougre ayant en effet vécu une vie de richesse, de joie et de gloire incomparable a également perdu avec le temps tous ceux qu’il aimait et faisaient de lui le grand homme qu’il fut auparavant.

Ainsi, puisque plus rien ne le retient ni ne le raccroche à la vie, Arthur entreprend la conquête du royaume de Samarnath, peuplé de créatures infernales d’où aucun chevalier avant lui n’est revenu vivant. Cet endroit maudit regorge de trésors mais surtout, il cache un secret très bien caché : cinq sphères magiques qui une fois réunies peuvent offrir une seconde jeunesse à leur détenteur. L’aventure quitte ou double de l’ancien chevalier commence alors, seulement armé d’un sceptre…

Présenté comme un véritable hommage aux jeux d’arcade rétro, le soft édité par ZeroUno Games n’y va pas par quatre chemins : vous allez mourir encore et encore. Et pourtant, il s’agit là d’un titre à la prise en main simplissime puisque outre les déplacements au stick ou au D-Pad, vous n’aurez que deux touches (personnalisables) à utiliser : une pour sauter et l’autre pour attaquer vos ennemis. Ennemis qui d’ailleurs mourront toujours en un coup (sauf les boss) pour peu que vous réussissiez à les tuer avant qu’ils ne vous touchent.

Durant les 25 niveaux qui composent le jeu, eux-mêmes répartis au sein de cinq zones, vous allez en effet devoir éviter l’infinité de monstres qui vous donneront l’assaut tout en récupérant l’intégralité des coffres de chaque donjon.

Chaque ennemi tué et chaque coffre ouvert augmenteront votre score (si le scoring vous intéresse), mais sachez que pour qu’un coffre rapporte plus de point il vous faudra l’ouvrir en tapant le sol situé sous ce dernier à une ou plusieurs reprises. Un coffre ouvert à son maximum vous donnera du coup plus de points mais surtout un bonus pour vous permettre de parcourir plus aisément le niveau en cours : une vie, des boules de feu, des bombes, des téléporteurs, et j’en passe.

Une fois tous les trésors récupérés et peu importe votre score, un portail au centre de l’arène s’ouvrira pour vous permettre de respirer un peu et d’aller au tableau suivant. Notez que chaque fin de zone se présentera comme une tour à gravir au sommet de laquelle un boss vous attendra. Possédant de nombreux points de vie et des sbires pour mener la vie dure, ils délivreront à Arthur l’une des cinq sphères tant convoitées si jamais vous arrivez à les vaincre…

Le titre de Radin Games n’a pas à se cacher, il affiche une superbe esthétique 16 Bits détaillée à souhait. Bon certes, les ennemis de base ne sortent généralement pas du lot mais les boss ont bénéficié d’un soin particulier, leur sprite se cabossant au fur et à mesure qu’Arthur leur file une rouste.

Les niveaux quant à eux, s’ils sont de qualité artistique variable, proposent toujours au moins un petit élément qui fait que le joueur saura l’identifier aisément par rapport à un autre : des statues énormes et superbes, des vitraux colorés et lumineux, un arbre gigantesque qui prend toute la pièce, et ainsi de suite.

Comme on peut s’en douter rien qu’en voyant la map-monde, chaque grosse zone possèdera malgré tout un thème spécifique comme le donjon ou la forêt.

Côté musiques et bruitages, l’hommage arcade est une fois de plus présent. La bande-son “pixélisée” accompagne l’action et s’accorde avec les zones traversées par le vieux combattant.

Admettons que vous soyez hyper talentueux et que vous traciez le jeu en n’ouvrant que les quelques coffres obligatoires de chacun des 25 stages du jeu lors de votre première fois sur Eternum Ex, puis que vous ne comptiez plus jamais toucher au jeu, alors l’aventure pourrait être bouclée en 1h30. Mais pour le commun des mortels, ce ne sera clairement pas aussi facile que ça.

Vous allez mourir encore et encore, que ce soit à cause des ennemis qui one-shot tout, des pièges, de la difficulté croissante ou de votre propre faute à cause d’un saut raté qui vous fera chuter sur un vilain ou dans la lave, par exemple. Il faut savoir que le jeu propose deux modes : un mode “console” où vous avez uniquement trois “continues” avec chacun quelques vies de base, mais où votre progression sera sauvegardée à chaque boss battu, ou un mode “arcade”. Ici, le nombre d’essai est illimité mais vous n’aurez droit à aucune sauvegarde. Il vous faudra donc faire tout le soft d’une traite ou tout recommencer depuis le début.

Autant dire qu’en mettant en veille la Switch, le mode Arcade permet de tricher un peu puisque si la console n’est jamais éteinte et tant que vous ne quittez pas le jeu, vous avez donc un nombre de vie illimité.

En outre, rappelez-vous que le soft propose un système de scoring et que celui-ci peut être expédié en ligne. Les amateurs de high score pourront alors se frotter aux meilleurs joueurs et tenter de s’afficher comme le plus perfectionniste et talentueux joueur.

Facile à prendre en main et pourtant si difficile à boucler, Eternum Ex aurait en effet pu s’imposer sur borne d’arcade comme tant de jeux avant lui. Avec son joli enrobage et son gameplay impeccable, le soft devrait contenter tous ces joueurs de la vieille école en mal de titres de leur jeunesse. Pour les néophytes, la patiente sera de mise et il est clair que les aventures de Sir Arthur ne plairont pas à tous ceux-là. Jamais le jeu ne vous prendra par la main et seules vos compétences vous permettront de voir la fin. Bref, un bon petit jeu à l’ancienne comme on se plaît à découvrir de temps à autres : pari réussi pour ses créateurs !

Test réalisé par IBLIS sur une version offerte par l’éditeur
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