Test: Evoland Legendary Edition sur Nintendo Switch

Evoland Legendary Edition

Genre : Aventure, RPG, action
Langues : Japonais, Anglais, Français, Allemand
Développé par Shiro Games
Édité par Shiro Games
Sortie France :07/02/2019
Prix : 19,99€ sur l’eShop
Taille : 1013,97 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Evoland Legendary Edition est la compilation des deux Evoland.

Si les deux jeux proposent de retracer l’histoire des jeux vidéo, leur scénario ne se suit absolument pas et ils sont totalement indépendants. Le premier retrace le combat contre un mal ancien qui s’est réveillé, à grands renforts de référence à Zelda et Final Fantasy pour les plus fréquents, mais d’autres titres seront aussi de la partie.

Introduction d’Evoland 2

Le second lui offre un scénario beaucoup plus intéressant, en partant d’une guerre entre humains et démons, mais qui ne sera pas aussi manichéenne que ça au fil de l’aventure.

Evoland est à la fois un action-RPG très classique, et en même temps il n’hésite pas à changer de style pour rendre hommage à une série ou un genre, et ce dans les deux épisodes.

Notre personnage, épéiste, taillade ennemis et buissons, gagnant de l’expérience et de l’argent, pour la partie la plus standard (et celle qui occupera le plus de temps). Mais au fil de l’aventure, on aura droit à des phases totalement différentes. Énigmes du Professeur Layton (avec notre héros animé exactement comme dans la série), combats de JRPG, de plate-forme… et d’autres genres encore sont de la partie, ce qui rend l’aventure bien diversifiée, même si certaines phases peuvent être un peu lourdes. C’est notamment le cas du premier, où il y a aussi des soucis de logique (on peut se soigner de façon illimitée en combat par les sorts, mais on a aussi des potions, que l’on ne peut pas utiliser dans les moments d’exploration de donjon, alors qu’on en aurait bien besoin).

Evoland 2, en mode 16bits

Les références n’ont pas lieu que dans le gameplay, les dialogues sont l’occasion d’évoquer des personnages emblématiques, parfois au-delà de l’histoire du jeu vidéo. On peut notamment avoir le cas d’une femme élevant des poules, et qui a gardé un mauvais souvenir d’un personnage vêtu de vert. Car le jeu est également bourré d’humour.

Références à diverses séries

Les graphismes des deux Evoland évoluent au cours de l’aventure. Les graphismes 8bits deviendront des graphismes 16bits, puis ce sera l’arrivée de la 3D. Le deuxième est d’ailleurs beaucoup plus détaillé que le premier, ce qui peut aussi s’expliquer par sa création. Evoland premier du nom a en effet été développé à l’occasion de la 24ème Ludum Dare, et donc créé en seulement 48 heures. Mais le deuxième opus améliore grandement les choses, et est beaucoup plus agréable à parcourir, bien qu’on puisse regretter quelques soucis de ralentissement dans les phases 3D.

Graphismes 16bits

Cela se ressent aussi dans les musiques, qui s’adaptent à l’époque, la musique 16bits sera de meilleure qualité que les 8bits, beaucoup plus diversifiées et agréables dans Evoland 2.

Côte contenu, encore une fois on ressent la différence entre les deux opus.

Le premier est beaucoup moins riche que le second, pouvant se terminer en deux ou trois heures. Cela a aussi des conséquences sur les quêtes annexes, car si les deux épisodes proposent comme contenu supplémentaire la collecte d’étoiles et de cartes, servant pour un mini-jeu, cela occupera bien plus dans Evoland 2.

La maana, un autre collectible d’Evoland

Pour ce dernier, on est proche de la dizaine d’heures de jeu pour l’histoire principale,  et on a plus de choses à rechercher. Que ce soit les cartes, plus nombreuses que dans le premier, les étoiles, des améliorations pour son équipement ou ses compagnons, on a suffisamment de raisons pour explorer le monde, ce qui rajoute encore quelques heures de jeu.

Pour les amateurs d’aventure, ces deux jeux sont une excellente idée. Si le premier, par son développement en temps limité, ne pouvait que poser les bases sans pouvoir réellement peaufiner, le deuxième améliore grandement les choses et propose une très bonne expérience, même si là encore on peut regretter de petits défauts de fluidité ou de longueur de certaines phases.

Cela n’entache pas véritablement le plaisir, toutes ces références à l’histoire du jeu vidéo rassemblées dans un seul titre, qui arrive à rendre le tout cohérent. C’est un régal de parcourir Evoland 2, et dans une moindre mesure Evoland 1.

Pour les amateurs d’action-RPG cette compilation est une occasion en or de reparcourir l’histoire.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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