Test : FINAL FANTASY IX sur Nintendo Switch

FINAL FANTASY IX

Genre : RPG
Langues : NA Sous-titres : Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol
Développé par SQUARE ENIX
Édité par SQUARE ENIX
Sortie France : 14/02/2019
Prix : 20,99€ sur l’eShop
Taille : 5311,04 Mb
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

Final Fantasy IX est sorti initialement en février 2001 sur PlayStation. Ce sera l’avant dernier titre produit par Square avant sa fusion avec Enix et, surtout, le troisième et ultime épisode à arriver sur la plateforme de SONY avant la sortie de la PlayStation 2. Il se démarque des deux précédentes itérations par un retour aux sources de la série avec une ambiance Héroïc Fantasy. Les personnages y abandonnent également leur look réaliste pour un format “SD” (ou “Super Deformed“). Très bien accueilli par les critiques presses et spectateurs, les ventes resteront tout de même en deçà des opus VII et VIII avec “seulement” 5,3 millions d’exemplaires écoulés. C’est le dernier Final Fantasy sur lequel a travaillé activement le créateur de la série : Hironobu Sakaguchi.

La Princesse et sa charmante (?!) mère

Dans cet épisode de la saga, le joueur va se retrouver aux commandes d’un groupe d’aventuriers et, plus particulièrement, d’un adolescent possédant une queue de singe se prénommant Djidane. Ce dernier est un membre du groupe des Tantalas, une troupe de bandits pas foncièrement méchants. Un mystérieux commanditaire leur a demandé d’enlever la Princesse Grenat d’Alexandrie. Ils vont donc profiter de la fête organisée à l’occasion de son sixième anniversaire afin de se faire passer pour des troubadours et ainsi tenter de mener à bien leur mission.

Un enlèvement… particulier…

Celle-ci est une franche réussite car, au lieu de résister, la Princesse ne désire qu’une seule chose : s’éloigner du joug de sa mère et de ses intentions belliqueuses à l’encontre des royaumes voisins. C’est ainsi que débute une véritable épopée pour notre groupe d’aventuriers qui les amènera à sauver le monde d’une machination machiavélique orchestrée par un certain Kuja… Sous ses atours bon enfant, Final Fantasy IX amènera ainsi le joueur à réfléchir sur des aspects plus sérieux comme la vie et la mort… Rien de moins !

Le joueur contrôle son groupe à l’écran sur des tableaux fixes ou légèrement animés. Il est possible de s’y déplacer afin de parler à divers PNJ, trouver des coffres et objets (indiqués par un point d’exclamation au-dessus de notre personnage lors d’un passage à proximité) ou de croiser la route d’ennemis. Ces derniers ne sont pas “physiquement” présents et les combats sont donc déclenchés aléatoirement. À plusieurs reprises notre équipe se retrouve séparée. Quand cela arrive, l’action principale est parfois coupée par des “Active Time Event” qui nous permettent de rester informés de ce qui se passe pour les autres protagonistes.

Les ATE permettent de savoir ce qu’i se passe pour les autres

Final Fantasy IX est un RPG et reste très standard dans l’évolution des personnages. Les combats permettent d’accumuler de l’expérience servant à monter en niveau et donc augmenter les différentes caractéristiques de force, défense, PV, vitesse… Chaque héros possède un rôle bien précis en rapport avec son histoire personnelle. Ainsi, par exemple, Djidane est capable de voler des objets en combat, Kweena peut manger un adversaire suffisamment affaibli et ainsi apprendre une de ses attaques, Bibi le mage noir maladroit utilise des sortilèges de combat alors que la Princesse Grenat a la lourde tâche de soigner ses coéquipiers.

Djidane passe en Transe

Comme pour chaque nouvel épisode, les développeurs introduisent de nouveau éléments de gameplay : les G-Force du VIII disparaissent au profit d’un système d’apprentissage des compétences via les armes (qui a dit FFV ?). Chaque victoire rapporte des CP (ou point de capacité), une fois que l’on en a suffisamment acquis, les compétences sont définitivement apprises par l’utilisateur de l’arme. Les invocations n’ont pas complètement disparu, mais ne sont utilisables que par certains héros. Enfin, le système de “Limit Break” est remplacé par les “Transes“. Lors d’un combat, la jauge se remplit en fonction des coups reçus. Une fois au maximum, elle s’active automatiquement et modifie une des compétences uniques du personnage en transe en lui offrant plus de puissance sur sa prochaine utilisation. Elle n’est pas cumulable d’un combat à l’autre donc pas la peine d’économiser pour les boss.

Un combat et ses jauges ATB

Quant aux combats, ils sont régis par “l’active time battle”. Chaque personnage possède sa propre jauge se remplissant plus ou moins vite en fonction de son attribut vitesse. Une fois pleine, il lui est possible de déclencher une action (attaque, défense, compétence, objet…). Mais attention de ne pas réfléchir trop longtemps, car le temps n’est pas figé et les ennemis continueront à en profiter pour nous taper dessus dans la joie et la bonne humeur.

Les fiches de présentation sont très classes

Cette version remastérisée de l’œuvre d’origine est en fait la même que celle sortie sur smartphones il y a quelques années. Il n’y a pas de changements notables sur le fond (et il n’y en avait pas forcément besoin !). Par contre, les “cheat codes” sont toujours disponibles via les menus. Vous pourrez, au choix , avoir des coups qui frappent à 9 999, débloquer toutes les capacités, supprimer les combats aléatoires, accélérer la vitesse d’exécution du jeu… À vous de voir comment vous voulez parcourir le titre, mais je ne les conseillerai vraiment qu’aux joueurs ayant poncé ce Final Fantasy et qui voudraient se replonger dans l’aventure une autre fois.

La partie graphique du titre était un véritable enchantement pour nos rétines à l’époque. Les personnages modélisés en 3D se déplacent dans des écrans réalisés en 2D. Ceux-ci, véritables peintures, fourmillent de détails. Nous avons le droit à de superbes fresques renforçant l’immersion de chaque région visitée. Quant aux éléments mobiles, ils sont intégrés à la perfection afin de ne pas trop faciliter la vie du joueur. Les combats, eux, bénéficient d’un traitement particulier avec personnages et stages en 3D. C’est également une réussite de ce côté-là. Final Fantasy IX s’est, de plus, distingué par la qualité et le nombre de ses cinématiques. Elles s’intègrent parfaitement dans l’aventure tout en flattant belle à voir.

Les cinématiques s’intègrent parfaitement aux phases de jeu

Mais qu’est-ce que cela donne pour cette remise au goût du jour sur Switch ? Et bien, l’essentiel du travail a été fait sur les modèles 3D qui ont tous bénéficié d’un lifting très appréciable. L’ensemble est propre rendant même possible la lecture des expressions sur les visages. Les environnements n’ont malheureusement pas pu profiter d’une telle qualité de traitement ; sûrement à cause de leur réalisation en deux dimensions. Néanmoins, les développeurs ont appliqué un léger filtre qui réduit quelque peu le décalage technique et, hormis quelques passages, on prend toujours plaisir à arpenter les terres de Héra. Pour finir, sachez qu’ayant été développé sur des écrans en 4/3, aucune adaptation n’a été faite vis-à-vis du standard 16/9. Il faudra donc s’accommoder de deux bandes verticales de chaque côté. Bien que l’on aurait aimé jouer en plein écran, on en vient très vite à les oublier.

Les arènes de combat sont en 3D

La partie sonore n’a pas pris une ride et n’a clairement pas eu besoin de mise à jour. Elle est signée Nobuo Uematsu, un vétéran de la série. Ce neuvième épisode renoue clairement avec les origines Héroïc Fantasy. Il a donc composé l’OST en gardant ce principe en tête, n’hésitant pas à tirer son inspiration de thèmes médiévaux occidentaux. Quant à la musique des combats elle se veut très dynamique. On se laisse clairement porter par les quelque 140 morceaux qui composent la bande-son et ce ne sont pas nos oreilles qui s’en plaindront !

Arpenter et sauver le monde n’étant pas une mince affaire, il faudra compter sur une bonne cinquantaine d’heures avant d’espérer pouvoir admirer les crédits de fin. Mais, s’il est un point sur lequel tout le monde s’entend vis-à-vis des Final Fantasy, c’est le nombre des “à-côté” et de quêtes annexes qui doublent facilement le temps de jeu. Celui-ci ne déroge pas à la règle avec de nombreux mini-jeux qui feront appel à notre sens du rythme ou nos réflexes (la corde à sauter des premières minutes donne le ton). Nous retrouvons aussi les fameux Chocobos et leur chasse aux trésors ou encore les Mogs et leur Mog-Poste. Ces derniers servent également de sauvegarde. Concernant ce point, il faut savoir que l’équipe en charge du portage a modernisé le système. En effet, la progression s’enregistre automatiquement à chaque changement d’écran. Bien que ce système soit bien plus indispensable sur nos smartphones dont est tiré ce remaster, il reste très appréciable.

Les Mog et leur Mog-Poste

Impossible de rédiger un test sans parler du Tétra Master. Il s’agit du jeu de cartes de cet épisode IXDeux joueurs s’y affrontent à condition de posséder au moins cinq cartes dans leur collection. La partie se déroule sur un damier de 4×4 cases. Certaines sont bloquées aléatoirement à la mise en place. Le premier joueur est choisi à pile ou face et pose une carte. Puis c’est à son adversaire de faire de même. Le but est d’avoir à la fin le plus de cartes à sa couleur sur le plateau sachant qu’il est possible de capturer celles déjà posées et de réaliser des combos. Le vainqueur prend une carte du jeu de l’autre, voir les cinq si le résultat est un “perfect”. S’il n’est en rien indispensable au bon déroulement de l’aventure, les collectionneurs tenteront d’empocher la centaine de cartes existantes.

Une partie de Tetra Master

Final Fantasy IX est et reste un épisode formidable, aussi bien du côté de l’histoire qui réserve son lot de rebondissements, que de ses personnages attachants ou de son ambiance qui retourne aux origines de la série. Et même si cette version Switch n’est en fait qu’un portage du travail réalisé à l’occasion de la sortie sur smartphones en 2016, on (re)plonge avec plaisir dans l’aventure. Et, pour ceux désireux de ne pas perdre de temps avec la partie RPG/combats, les développeurs ont intégré plusieurs “cheat codes”. Mais ne serait-ce pas passer à côté de l’essence même des Final Fantasy que d’en user ?

Test réalisé par Patbol1 sur une version offerte par l’éditeur
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