Test : Fire Emblem Warriors : Three Hopes sur Nintendo Switch

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Test : Fire Emblem Warriors : Three Hopes sur Nintendo Switch

 

Test : Fire Emblem Warriors : Three Hopes sur Nintendo Switch

Genre : Musô
Langues : Japonais, anglais Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Chinois
Développé par OMEGA FORCE TEAM NINJA
Édité par KOEI TECMO GAMES
Sortie France : 24/06/2022
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 44,49€ version boîte
Taille : 13742,00 MB
Joueurs : 2
Age minimum : 12 ans

Site Web Officiel

SCENARIO

UN MONDE BIEN CONNU…

Après une cinématique d’introduction, nous incarnons Shez. Avec la possibilité de choisir si l’on veut jouer avoir une version masculine ou féminine de ce personnage. Et suite à une période d’introduction au gameplay et de présentation des commandes via une petite bataille, on se retrouve devant un personnage central que les fans de Fire Emblem (et de Super Smash Bros) reconnaîtront, Byleth, lui aussi dans une forme masculine ou féminine selon le choix du joueur. Si ce dernier était le héros de Three Houses, ici il sera notre adversaire, du moins lors du prologue.

Après un combat compliqué mais duquel notre héros sort vivant, viendra le moment du choix de la maison que vous voudrez rejoindre, qui est un biais vous permettant de choisir l’une des trois campagnes avec laquelle vous choisirez de démarrer. Chacune avec ses spécificités, événements et dénouements.

On se croirait presque dans une certaine saga de films de sorciers

…AVEC UNE HISTOIRE EXTRÊMEMENT RICHE

Le scénario est une véritable surprise. Lorsqu’on démarre ce genre de jeu, on ne s’attend pas forcément à avoir un scénario aussi développé. En effet, chaque personnage est plutôt construit, ils ont tous une identité approfondie. On retrouve un scénario original sur fond de guerre et de conflit géopolitique, le tout dans l’univers de Fire Emblem: Three Houses, et cela donne une trame vraiment sympathique mais également copieuse. Les cinématiques et les dialogues sont longs et nombreux. Pour les fans de l’univers, cela sera un plaisir puisqu’ils retrouveront les personnages qui ont fait la qualité du dernier Fire Emblem en date, pour les autres cela sera intéressant mais fera sans doute un peu trop sur la longueur. Heureusement, ces dialogues qui servent à la construction des personnages et aux relations que l’on noue avec eux nous offrent également un peu d’interactivité puisque certains interludes nous permettront de choisir des lignes de dialogues et pourront permettre d’influer sur nos relations avec des personnages, allant de l’amitié à la romance avec un impact également en combat, mais nous y reviendrons dans la partie gameplay.

 

GAMEPLAY

UNE FORMULE A L’EFFICACITE QUI N’EST PLUS A PROUVER

Si vous avez déjà connu la saga auparavant, notamment via Hyrule Warriors, vous serez en terrain conquis. Le gameplay est très similaire à ce qu’Omega Force a pu nous fournir auparavant. Il s’agit toujours avec un (ou plusieurs) personnages d’envoyer ad patres des hordes d’ennemis tant impressionnantes par leur nombre, qu’insignifiantes par leur combativité. On retrouve la capture de bastions qui se fait via l’élimination d’un chef de file, et qui permet ensuite d’accroître le nombre d’alliés qui nous portent main forte, l’élimination de certaines troupes et parfois d’un boss pour conclure la mission.

Il en jette !

Le système est toujours basé sur les différents combos que peuvent réaliser chacun des personnages, qui sont assez variés entre ces derniers. Les ennemis, eux, se divisent en plusieurs catégories. Les hordes de chair à canon en impressionnante quantité qui périssent au bout d’une paire de coups. Les chefs de bastion qui sont un peu plus coriaces, qui ont une barre de vie. Et les ennemis plus avancés encore qui souvent sont des boss ou des ennemis spécifiques à tuer pour remplir des objectifs particuliers. Pour les deux dernières catégories citées, le système d’étourdissement est toujours présent. Pour rappel, il s’agit d’une jauge matérialisée sous la forme d’un bouclier divisé en cinq morceaux qui s’affiche au-dessus de l’ennemi. Plus ce dernier subit des dégâts, plus les morceaux de boucliers se fissurent, et se brisent. Une fois les cinq morceaux disparus, l’étourdissement est complet et le personnage que l’on incarne peut alors lancer un coup spécial aussi spectaculaire qu’efficace. On retrouve également d’autres coups spéciaux, grâce notamment à une jauge qui se remplit au fur et à mesure que l’on combat, et elle, est utilisable sur tous les ennemis.

 Un coucher de soleil qui fait son petit effet

On retrouve donc une valeur sûre qui a déjà fait ses preuves. C’est un joli défouloir qui fonctionne à merveille après une journée de travail difficile et qu’il faut se vider la tête. Mais c’est également un titre qui par nature, s’avère un peu répétitif. Heureusement, pour enrayer cela le jeu a mis en place un système assez ingénieux. En effet, après avoir fait une mission, quelques personnages auront un peu plus d’énergie que les autres. Cette énergie fait que ce personnage bénéficiera d’un surplus d’XP s’il participe à la mission suivante. Système vraiment ingénieux qui fonctionne très bien et qui parvient à contenir en partie cette possible répétitivité car un bon nombre de personnages se jouent vraiment différemment.

Néanmoins, il est un peu regrettable de voir que le level-design des maps et les missions sont assez ressemblant à des titres qu’ils ont déjà réalisés auparavant, par exemple les deux Hyrule Warriors. Les objectifs sont proches, les cartes ressemblantes au niveau topographique. Le jeu manque un poil d’ambition sur ces points-là.

Le tutoriel est clair et concis

UN CHOIX PRIMORDIAL EN DEBUT DE PARTIE

Au lancement de votre partie, le jeu vous proposera plusieurs choix qui influeront sur le déroulé de votre partie.

Tout d’abord, un classique “mode de difficulté”, avec des choix qui s’élèvent au nombre de trois, que sont “facile”, “normal”, et “difficile”. L’option choisie ici influera sur le défi global que représente l’aventure, et sur la ténacité des ennemis. Plus le choix est difficile, plus il faudra être méticuleux tout au long de l’aventure sur la préparation au combat et sur les armes.

Ensuite, un “mode de jeu”, entre “débutant” et “classique”. Pour le premier cité, les unités alliées tuées réapparaîtront si elles périssent au combat. En revanche, le mode classique est beaucoup plus impitoyable puisque dans le cas où ces unités tombent au combat, ce sera définitif. Augmentant la responsabilité qui pèse sur les décisions prises par le joueur de façon considérable.

Enfin, un “style de jeu”. Avec une offre binaire, comprenant un mode nommé “progressivement”, un autre “rapide et efficace”. Le premier offre au joueur des informations qui peuvent lui être utiles telles que le changement de niveau d’un personnage, des nouveaux objectifs secondaires ou principaux qui apparaissent au milieu d’une mission ou encore des mises à jour d’objectif déjà présents. Tandis que le mode “rapide et efficace”, lui, fait fi de toutes ces informations, laissant place à une action pure sans interruption. Si un néophyte pourrait avoir besoin d’activer au départ le mode “progressivement”, il deviendra vite important de changer vers l’autre mode, les informations fournies au joueur devenant assez rapidement invasives après quelques heures d’expérience sur le jeu.

UNE STRATEGIE DE GUERRE ET UNE PREPARATION AU COMBAT INDISPENSABLES

Le contexte géopolitique du jeu donne lieu à un aspect stratégique prononcé, puisqu’en plus de gérer son personnage (que l’on peut changer à tout moment), on peut en début de combat, envoyer des troupes et membres de notre équipe conquérir certains bastions. Mais nos alliés seront plus adaptés à certaines parties du champ de bataille qu’à d’autres, d’où l’aspect stratégique pour maximiser au mieux les capacités de chacun sur l’entièreté de l’arène.

Un exemple de coup spécial

Il est également possible d’interagir avec nos alliés au milieu du combat. Le fait de réagir en direct au déroulé des événements permet par exemple, si un combattant est en difficulté, de l’envoyer ailleurs. Si un objectif particulier s’avère coriace on peut se décider à envoyer toutes ses troupes au même endroit pour un assaut commun. Un aspect stratégique renforçant considérablement l’immersion dans le contexte conflictuel du jeu.

A table !

Le soft propose un campement qui sert de hub central. Celui-ci contient un grand nombre d’activités qui permettront de nous préparer au mieux pour le combat. Parmi celles-ci, on peut tisser différentes relations entre les personnages. Avec ce que l’on appelle des dialogues de soutien, il est possible de renforcer la relation des uns et des autres. Ce qui n’est pas sans utilité puisqu’il permet d’améliorer les performances de combat.

Soutien

Autre manière de renforcer la relation avec eux, cuisiner un repas et le partager, ce qui permettra en plus de renforcer les liens, de leur octroyer des effets particuliers. Chaque personnage ayant des goûts qui diffèrent, il faudra cuisiner avec soin. En tout cas, le campement est loin d’être une option inutile et il est important d’y passer un certain temps. On peut également y expérimenter différentes classes, acheter des objets, armes etc. Un système d’achat et d’amélioration d’armes qui n’est d’ailleurs pas sans un fonctionnement semblable aux jeux From Software, avec un bonus apparent à côté du nom de l’arme, nécessitant un certain nombre de “pierres de forge” qui rappelleront des souvenirs récents à beaucoup. Globalement, ce hub central est un ajout bienvenu qui renforce le côté stratégique de l’opus.

L’air plus reposant du hub central contraste avec l’action frénétique des missions

GRAPHISMES ET BANDE-SON

UNE REUSSITE ARTISTIQUE

Au niveau artistique, le jeu s’en sort plutôt bien. On retrouve les bases de ce que le RPG tactique offrait, avec beaucoup de couleurs et surtout, une architecture extérieure et intérieure des châteaux assez clinquante. L’esprit du jeu duquel il s’inspire est largement respecté. Du côté de la technique, il y a toujours quelques baisses de framerate, une pointe d’aliasing en mode TV comme en mode portable, mais il y a du progrès par rapport au dernier Hyrule Warriors sorti en novembre 2020. Les FPS sont un peu plus constants, ne chutent que très légèrement, et à certains moments précis, comme lorsque le nombre d’ennemis qui apparaît à l’écran commence à devenir impressionnant.

Il y a en revanche, des textures parfois étranges qui auraient pu être un poil plus soignées. Notamment les ombres, techniquement pas géniales et qui se mouvent bizarrement lorsque notre personnage se déplace et que l’action suit son cours.

Certains s’apprêtent à prendre cher

UNE BANDE SON DANS LE TON

Quant à l’OST, le jeu part avec une très belle base puisqu’il s’agit pour la plupart des thèmes musicaux qui caressent notre ouïe de remix de thèmes déjà présents dans Fire Emblem: Three Houses. Ce qui fonctionne très bien. La bande originale sait s’adapter aux situations, que ce soit lors des rares situations calmes telles que lorsque l’on se trouve dans le hub central ou lors de discussions, comme aux situations plus frénétiques et explosives qui composent la majorité ce jeu.

Le character designer du jeu pourrait envisager une reconversion dans la coiffure

Le jeu propose également des doublages. Pas en français malheureusement, mais seulement des japonaises & anglaises. Ces dernières sont réussies, que ce soit lors des cinématiques scénarisées, ou des discussions entre personnages en champ contre champ.

CONTENU ET DURÉE DE VIE

TOUJOURS UN CONTENU IMPRESSIONNANT

Pour ce genre de jeu, on se retrouve devant un contenu vraiment copieux. Trois campagnes nous sont proposées. Chose à laquelle il faut ajouter un très grand nombre de quêtes annexes, de personnages et d’équipement à débloquer. Une personne souhaitant boucler l’histoire principale du jeu en aura au minimum pour une trentaine voire une quarantaine d’heures de jeu selon le niveau de difficulté pour lequel il opte. Un passionné du jeu et de son univers souhaitant tout faire aura lui le loisir d’augmenter considérablement son compteur d’heures.

CONCLUSION

Fire Emblem Warriors : Three Hopes réussit son pari. S’appuyant sur une base déjà très solide acquise au fil des dernières années par Omega Force, il allie très bien l’univers épique de Fire Emblem: Three Houses au bazar jouissif que représentent les combats, grâce à son gameplay, ses musiques remixées et son scénario. Il contentera largement les fans de la saga des Warriors, tout comme il comblera les aficionados du RPG tactique sorti en 2019 et qui voudraient se replonger dans cet univers. L’aspect dommageable de ce titre est qu’il manque un poil d’ambition, voire d’audace pour que l’on puisse s’en souvenir comme étant un peu plus qu’un bon spin-off à la sauce Warriors. Mais ce dernier étant remarquable, il n’y a pas certainement matière à faire la fine bouche.

Test : Fire Emblem Warriors : Three Hopes sur Nintendo Switch

7.5

SCENARIO

8.0/10

GAMEPLAY

7.5/10

GRAPHISMES

6.5/10

BANDE-SON

7.5/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

8.0/10

Les plus

  • Une recette efficace
  • Un scénario copieux et intéressant
  • Des personnages développés
  • Un gros contenu
  • Un aspect géostratégique bienvenu

Les moins

  • Quelques couacs techniques.
  • Difficile d'échapper à la répétitivité
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