Test : Gallic Wars Battle Simulator sur Nintendo Switch

Test : Gallic Wars Battle Simulator sur Nintendo Switch

4.2

SCENARIO

0.0/10

GAMEPLAY

5.0/10

GRAPHISMES

5.0/10

BANDE-SON

6.0/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

5.0/10

Les plus

  • Difficultée au rendez-vous

Les moins

  • Pas de choix de difficulté
  • Absence d'histoire
  • Que du solo
  • Graphiquement dans les choux
  • Mapping ignoble

Test : Gallic Wars Battle Simulator sur Nintendo Switch

Genre : Stratégie, Simulation, Rogue-Lite
Langues : Anglais Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais, Russe, Chinois
Développé par MadGamesmith
Édité par Gaming Factory S.A. & Ultimate Game S.A.
Sortie France : 28/03/2021
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 766,00 MB
Joueurs : 1
Age minimum : PEGI 12 & ESRB T

Site Web Officiel

SCENARIO

Les fans de stratégie en temps réel sont communément d’accord pour le dire. « Il n’y a pas assez de STR sur Nintendo Switch ! », et bien qu’à cela ne tienne ! Tout droit venu de Steam, débarque Gallic Wars : Battle Simulator sur le console de Big-N. Un nom plus qu’aguicheur, pour qui serait fan de la période à Astérix et Obélix. Une fourchette historique fascinante et dont il nous reste beaucoup de traces. Combiné à des genres assez populaires tel que STR au Roguelite. Dans notre test, nous allons voir si se portage de Gallic Wars: Battle simulator sur Nintendo Switch tient la route face à la concurrence.

Nous avons à faire au minimalisme le plus total. Si le jeu nous invite à conquérir Rome, point de cinématiques ici. Ni même de dessins sous-titrés de dialogues. La Gaule marche sur Rome, c’est tout ce dont vous semblez avoir besoin. Pas de remise en contexte historique ici, non plus que de délirante histoire hors de propos. Rien de rien.

Être indépendant n’excuse pas tout, de nombreux jeux FLASH (portés sur smartphone et Switch) nous mettent en avant un synopsis souvent simple, mais ayant le mérite d’exister ! Et c’est franchement dommage qu’ici, ce ne soit pas le cas. Vous aurez juste une campagne et aucun autre mode de jeu. Finalement, quel intérêt de finir ce dernier si ce n’est pour être récompensé de cinématiques ? Malheureusement et de par l’absence totale de narration, il n’y a trop rien à en dire. Sinon qu’on se croirait revenu à l’aire des jeux NES ou la narration se trouvait dans le manuel d’utilisation et, c’est tout pareil ici avec l’excuse de la place mémoire en moins.

Si vous ne lisez pas les textes de la page d’achat, peut-être ne saurez-vous jamais pourquoi vous envoyez des barbares contre des soldats bien équipés. En même temps « pour conquérir Rome », c’est pas beaucoup mieux. Ils ont fait quoi ses pauvres romains ? Si on ne connais pas l’histoire ou la BD franco-belge ( ou belgo-franc ! ), impossible d’en connaître les raisons. Ainsi, le jeu n’en profite même pas pour nous apprendre les bases historiques, pas plus qu’il ne contextualise les différences entres les peuplades gauloises et légions romaines. Néant absolu ? Clairement. En sera-t-il tout autant du gameplay ?

GAMEPLAY

Le jeu se présente donc sur une grande carte de bataille avec différents territoires à conquérir. Vous pourrez biensur utiliser diverses troupes plus ou moins bien équipées, avec différentes caractéristiques et dont vous pourrez paramétrer les déplacements avant le combat via différents points de passages. Un peu à la manière du scout das Age of Empires (avec le raccourcis Maj pour les plus connaisseurs), à la différence que ses déplacements n’auront lieu que lorsque vous cliquerez sur le bouton d’action.

Si l’idée semble bonne sur le papier, l’exécution est elle bien moins intelligente. Principalement par le choix, plus que litigieux, du mapping de boutons. Pour rappel le « map » de boutons, c’est l’attribution d’action aux différentes touches de votre manette. Et là, dieu que c’est le bazar ! Déjà les déplacements : le curseur, un stick, la cam, l’autre stick, le zoom et les rotations, le même stick que celui de la caméra, tout en le tenant enfoncé au centre. Ce qui en plus de zoom/dezoom, exécute des mouvements indésirables.

Cela vaut pour les sélections. Exemple, vous allez sur le menu des unités et désirez choisir un piquier. Il ne faudra pas cliquer sur A pour se faire, mais sur la grosse gâchette ZR. En plus d’être totalement contre intuitif, cela s’avère terriblement frustrant. Mais bien sûr, tout le mapping est aussi mal pensé, le moment de poser votre unité se fera encore une fois non pas avec « a » mais bien avec… L’autre gâchette ! Logique, vous ne trouvez pas ?

Bref… On ne va pas tous les faire. En tous les cas, ce gameplay assez simple à comprendre et exécuter que ce soit avec une souris ou un 100% tactile est aussi totalement raté. -Par ailleurs l’une des actions du tutoriel n’est exécutable qu’en utilisant le tactile, donc hors dock!- Rendant les phases de jeu impossible et désagréable. Il faudra clairement se dédier 100% à ce jeu pour en venir à bout sans oublier quel bouton vas servir à quoi puis-qu’aucun autre jeu ne se joue ainsi.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Si le jeu se targue d’une bande son très simple, cohérente et efficace, on ne peut pas forcément en dire autant des graphismes. Commençons par le plus embêtant : le choix du style cartoon. Encore une fois, on sent l’inspiration smartphone avec une charte un poil grotesque et totalement insipide, très loin du pionnier dans le genre : Age of Empires Online. On se croirait revenu dans la partie sombre des tendances du playstore et de ses jeux tous identiques et sans saveurs. Si au moins le jeu se targuait d’une certaine cohérence dans les batailles au niveau des hit-box, mais même pas. En effet, il ne sera pas rare de voir un soldat en taper un autre et en tuer un se trouvant à trois encablures du hit. Ruinant toute immersion et toute cohérence.

Imaginez un peu Obélix qui frappe un Romain et l’envoie valser, ok, cohérent. Maintenant, imaginez qu’il en tape un et que ce soit celui à l’autre bout de la mêlée qui s’envole. Clairement, ce serait un faux raccord ! On ne parlera pas ici de la pauvreté des décors et des différentes unités. Le zoom terriblement limité. Probablement pour éviter de voir le manque de soin apporter à cet aspect du titre. La physique du jeu est pour sa part totalement inutile et ne se ressent pas sur tout. Les munitions par exemple, n’auront pas celle des unités, mais on est plus à un défaut prêt.

CONTENU ET DUREE DE VIE

Alors, oui, le jeu est difficile. Il faudra le recommencer plusieurs fois et de fait, il se munit d’une bonne durée de vie. Bien que le gros de sa difficulté vienne de ses commandes mal mappées ainsi que de ses péons agissant avec l’ia la plus bas du front possible. Au final de stratégie, on n’en ressent pas tant que cela et non-content d’être long, le titre s’avère surtout répétitif et ennuyeux. Vous poussant à pester non pas parc-qu’il est dur d’en venir à bout et vous pousse dans vos capacités mais bien parc-qu’il est mal conçu et injuste. On aurait aimé un choix de difficulté pour au moins ne souffrir que de ses défauts.

Gallic Wars
Une bataille gagnée grâce au terrain

Pourvu de quelques bugs graphiques, d’incohérences de hit-box, d’absence d’histoire et d’une maniabilité parmi les plus horribles du monde du jeu-vidéo… Gallic Wars ne se démarque même pas graphiquement parlant. Son gameplay, bien que vendu comme « unique » sur l’e-shop ne l’est absolument pas, et vous trouverez bien mieux réalisé et moins cher sur le PlayStore. Vous voulez de la stratégie sur Nintendo Switch ? Foncez plutôt sur NorthGard.

Test : Gallic Wars Battle Simulator sur Nintendo Switch réalisé par PikaKhan sur une version offerte par l’éditeur
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