Test : Ghostbusters: The Video Game Remastered sur Nintendo Switch

Test : Ghostbusters: The Video Game Remastered sur Nintendo Switch

Test : Ghostbusters Nintendo Switch

Genre : Action, aventure, fantastique
Langues : Anglais Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Néerlandais
Développé par SABER INTERACTIVE
Édité par MAD DOG GAMES
Sortie France : 04/10/2019
Prix : 34,99€ sur l’eShop, 24,99€ version boîte ici
Taille : 3624,93 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 12 +

Site Web Officiel

Quand le film devient réalité

« S.O.S Fantômes » ou Ghostbusters est un film Américain sorti en 1984 mettant en scène 3 scientifiques New-Yorkais spécialisés dans le domaine de la parapsychologie. Le premier événement paranormal auquel ils font face concerne un fantôme dans une bibliothèque. Malgré leur courage et leur bonne volonté, c’est la peur qui prend le dessus et ils s’enfuient…

Néanmoins, ils décident de monter leur entreprise d’investigations, nommée « Ghostbusters » dans une ancienne caserne de pompier à l’abandon. De ce fait ils investissent toutes leurs économies en recherche et développement afin d’obtenir le matériel nécessaire pour la chasse aux fantômes.

C’est parti, en voiture Simone !

Leur Cadillac flamboyante (nommée Ecto-1), un pack à protons, des pièges fantomatiques, une tenue de protection et des lunettes à visions nocturne. Voilà ce qui caractérise la présence de ces vrais chasseurs de fantômes ! La ville de New York étant assaillie par les apparitions ectoplasmiques, les 3 terreurs ne vont pas tarder à se faire une belle réputation. En devenant des vedettes locales, ils en profitent pour recruter un quatrième compère. Et (enfin) donner du travail à leur secrétaire !

Cependant, outre la présence des fantômes, une seconde menace pèse sur la compagnie. Les autorités gouvernementales et plus précisément la présence d’un membre de la commission de protection de l’environnement (EPA), Monsieur PECK.

Ce qui devait arriver, arriva !

De par l’incompétence de ce dernier, le repère des chasseurs de fantômes subit une explosion. Cette dernière entraine l’ouverture d’une faille dimensionnelle, directement liée au monde fantomatique. Par conséquent, le premier grand boss de Ghostbusters fait son apparition : Gozer, un dieu sumérien.

Par vanité, il demandera à nos acolytes de choisir une forme dans laquelle il détruira New York (et le monde tant qu’à faire). Et c’est en Géant de guimauve (Stay Puft Marshmallow Man) qu’il apparaitra. Il n’empêche qu’il leur donnera du fil à retordre. Dans SOS Fantômes 1 mais également dans la version Ghostbusters : The Video Game Remastered, car c’est le premier boss que vous affronterez !

La version jeu prolongera le scénario à travers les actions réalisées par Azetlor le destructeur. Entre le monde des vivants et des morts. Des précisions seront également apportées sur le personnage d’Ivo Shandor et ses cultes maléfiques qui lui servaient de passe – temps.

De rookie à chasseur émérite, il n’y a qu’un « pack »

Quelques années après le second opus (car nous ne parlerons pas du troisième), la licence ghostbusters propose un jeu en adéquation avec le scénario principal. En outre, des événements inédits viennent apporter une longévité à son titre.

Le titre sur Nintendo Switch est le remaster d’une version sortie en 2009 sur … toutes les supports (PC, PS3, Xbox 360, DS, Wii, etc).

MAD DOG GAMES a décidé d’offrir aux joueurs un nouveau personnage, plutôt que de proposer l’un des quatre protagonistes existants dans SOS fantômes. Malgré ce choix, aucune possibilité de personnalisation n’est réalisable sur ce dernier. Il ressemble au petit frère de l’expert STANTZ avec une faculté en moins, et non des moindres, celle de parler.

En début de partie.

Vous serez accueillis par une cinématique reprenant la publicité de nos chasseurs de fantômes, tirée du film original, accompagnée de sa super bande-son : « Ghostbusters « .

De ce fait, vous recevez la panoplie adéquate pour la traque qui vous attend et un tutoriel accompagne vos premiers pas dans l’aventure.

Flash-back sur le premier film, sorti en 1984, car c’est Bouffe-tout, le gentil vorace vert, qui est désigné pour cible de cet entraînement dans un lieu emblématique de la trilogie : l’hôtel Sedgewick.

Oubliez également le simple pack à protons, avec la version jeu vidéo, on vous propose du lourd et les revenants vont s’en mordre les dents !

Afin de mener à bien votre mission, vous possédez l’équipement suivant :

  • Lunettes à vision nocturne

Elles sont très pratiques, en complément de votre détecteur, pour repérer des spectres, des failles et slimes fantomatiques.

  • Le pack à protons (2.0)

Cet outil devient un véritable arsenal car en avançant dans le jeu vous n’avez pas une façon de jouer mais quatre différentes à adapter selon les situations.

En effet, ce dernier possède 3 améliorations que vous obtenez au fil du jeu. La première, la Lance à neutrons (et particules Boson), permet de jouer en mode « classique », avec l’arme utilisée dans les films SOS Fantômes, en lançant une salve de protons.

La seconde, le Diffuseur à particules (matière noire), transforme votre équipement en fusil à pompe (sans recul) mais également en salve permettant de réduire la vitesse de l’ennemi, voire de le figer un court instant.

La troisième, la Lance à slimes (et ectoplasme), permet à votre pack de pouvoir utiliser la puissance du slime vert (anti slime noir ennemi). Aussi, vous pouvez lancer des lianes qui vous seront utiles tout au long de l’aventure pour résoudre certaines énigmes. Et enfin, la dernière amélioration, le Lancer Meson, transforme littéralement votre sac à dos en sulfateuse et en plus, vous pouvez placer une tête chercheuse sur vos ennemis. Un désastre !

  • Les pièges à fantômes

Il vous suffit d’en poser un à terre, d’affaiblir une cible et de la ranger dedans. Simple non ?

Toujours garder un œil attentif

Vos points de vie, quant à eux, ne sont pas clairement définis. Vous possédez un indicateur sur votre pack, représenté par 3 points verts, permettant de définir le temps qu’il vous reste à vivre. Vu la taille de votre équipement vous n’y verrez pas grand-chose et ça, c’est problématique !

Néanmoins, les points positifs reposent sur le fait que votre état de santé se régénère dans le temps et que si vous venez à être mis K.O l’un de vos coéquipiers sera à même de vous relever.

Il n’existe pas d’inventaire spécifique dans lequel vous pouvez stocker potions ou autres consommables. De ce fait, ce sera à vous de juger si vous restez en combat ou si vous le fuyez pour cause de difficultés (vie) ou tout simplement par ce que vous devez recharger votre pack (surchauffe).

Who you gonna call (Ghosbtusters) ?

Tout d’abord, ce jeu est issu d’une version sortie en 2009 sur toutes les plateformes d’époque. 10 ans plus tard, les développeurs ont boosté les capacités des consoles afin d’offrir un meilleur rendu aux joueurs et aux fans de la série.

Finalement, sur Nintendo Switch, l’environnement graphique est dans son ensemble bien réalisé. La qualité ne vaut pas celle de ses concurrentes, mais cela n’est pas dérangeant en termes de jouabilité. En somme, il est préférable de perdre un peu de qualité sur les textures (qui restent tout à fait correctes) si cela permet de pouvoir jouer à un jeu fluide et limpide.

C’est au travers de 11 chapitres que vous arpenterez les rues et les complexes de Manhattan, le monde des esprits, les égouts de New York … Et de nombreux lieux inédits que les films ne proposent pas forcément mais que vous découvrirez avec plaisir.

Dans Ghostbusters : The Video Game Remastered, vous passez constamment d’un endroit à un autre, dans des ambiances froides (colorimétrie) et sombres. N’espérez pas prendre un coup de soleil dans la chasse aux fantômes qui vous attend et augmentez plutôt la luminosité de votre téléviseur !

Quid de la narration ?

L’histoire se joue au travers de nombreuses cinématiques, en anglais, hautes en couleurs, en humour et en intrigue. Chacune d’elles donne des indices sur l’enquête menée sans pour autant révéler la prochaine étape de l’aventure (lieu) voire le grand boss. Toute fin de chapitre donne envie aux joueurs de vouloir entamer le suivant, comme dans un bon livre, afin d’en connaître la suite et surtout la fin !

Les séquences vidéo sont de bonne qualité … pour les trois quarts d’entre – elles.

Malheureusement pour nous, la console de salon Nintendo Switch ne possède pas (toujours) la puissance nécessaire pour apprécier grandement les séquences projetées.

En définitive, il n’y a aucun bug ou ralentissement du jeu, il reste fluide mais le rendu est très pixelisé à certains moments de l’aventure. Les packs à protons ont tellement chauffé que le flou gaussien n’en est plus artistique, on passe d’une image HD à une résolution en 144p.

La bande-son ? 

L’environnement musical de ce jeu est l’une de ses principales forces.

La présence au casting des voix des acteurs permet une immersion totale dans l’univers de SOS Fantômes. De cette manière, cela donne l’impression de jouer la suite du film comme si le nouveau personnage en faisait partie.

Petit bémol par rapport à la version sortie en 2009, cette dernière ne propose pas de voix françaises. Les sous-titres jouent le rôle de traducteur. N’est-ce pas l’occasion rêvée d’entrainer son anglais ?

C’est le thème musical ambiant qui vient susciter l’excitation à nos oreilles car il est clairement repris du film original !

En effet, ce sont les compositions d’Elmer Bernstein que vous entendez tout au long de l’aventure. Bien évidemment, la cinématique d’introduction est signée Ray Parker, Jr. avec son titre phare « Ghostbusters » ! Vous l’avez en tête maintenant ?

On est venu, on l’a vu et ils l’ont eu dans …

Le studio MAD DOG GAMES aurait pû profiter de la notoriété du film pour créer une copie conforme en termes de jeu vidéo, comme on le retrouve souvent. Pourtant, dans cette aventure, ils ont su faire preuve d’imagination.

Oui, vous retrouverez des lieux cultes et emblématiques du film, les protagonistes principaux et certains antagonistes mais également les fantômes vedettes de la saga.

Oui encore, vous découvrirez une histoire inédite dans laquelle vous en apprendrez davantage sur l’histoire de la bibliothécaire du premier opus. Également sur le codex gozérien et ses racines mais aussi sur Shandor l’architecte en vous rendant sur son île.

En termes de déplacements, notre personnage évolue à pieds et pourtant 2 véhicules sont mis à disposition des PNJ (personnages non jouables). L’Ecto-1 qui représente la voiture du film et l’Ecto-8, nouveau gadget conçu pour le jeu vidéo, qui est tout simplement un bateau permettant aux chasseurs de parcourir les mers et de se rendre sur l’île de Shandor.

Ces véhicules sont malheureusement non jouables et restent à l’usage exclusif de l’ordinateur.

Chasse au fantômes mais pas que !

Chaque niveau possède un ou plusieurs artefacts qui viendront s’ajouter à votre collection numérique mais pas que !

En plus d’avoir la possibilité de revoir les cinématiques du jeu dans la « galerie ». Vous avez également accès aux items rares trouvés durant vos parties qui représentent des objets maudits.

Ces derniers prennent également une forme physique dans le repère de nos compères et vous pouvez interagir avec.

Entre certains chapitres vous avez accès a la caserne pour vous reposer avant la prochaine bataille ou pour séquencer une partie de l’histoire. C’est ainsi que vous trouverez au rez-de-chaussée le tableau de VIGO des carpates, antagoniste principal du second film.

Contrairement à certaines consoles, pas de trophées prévus sur Nintendo Switch. Mais vous bénéficiez toujours des 1500 dollars lors de la découverte des artefacts et de leur « capture ».

Biip, and take my money !

L’argent accumulé dans le jeu ne possède qu’une seule utilité : améliorer votre pack et vos pièges.

À tout moment vous pouvez vous rendre dans le menu des optimisations et avoir accès aux améliorations pour chaque arme (durée de tir continu plus longue, salves plus puissantes, tirs plus rapides, etc.). Cela fonctionne également pour vos pièges (capture plus rapide par exemple).

En fonction de la difficulté, choisie au départ, il sera impératif de monter consciencieusement votre matériel dès que des dollars sont disponibles. Pourquoi ? Afin de ne pas vous faire laminer par les boss de zones.

En prenant en compte tous ces critères, il vous faudra, à minima, 10 heures de jeu pour venir à bout de l’aventure principale. Il sera possible de rajouter du temps au compteur si vous souhaitez chasser chacun des artefacts présents en jeu !

Ghostbusters: The Video Game Remastered est un condensé de tout ce que vous avez pu apprécier dans le film original. Comme l’histoire, bon nombre de souvenirs, les délires de chasses aux fantômes, de l’humour, des personnages emblématiques, de super technologies, etc.

Cependant, l’absence de mode multijoueurs n’a pas été corrigé sur la version Remastered et c’est un point que l’on regrette. En effet, les développeurs auraient dû concevoir une sélection, d’au moins 2 joueurs, des personnages phares de la saga, afin de compléter à plusieurs l’histoire.

Malgré tout, l’aventure propose un scénario inédit (si vous n’avez pas fait le jeu en 2009), l’action et l’humour sont au rendez-vous et le rendu final est très plaisant. C’est un jeu incontournable à posséder pour tout fan de la licence !

 

Test : Ghostbusters: The Video Game Remastered sur Nintendo Switch réalisé par HERZEKIEL sur une version offerte par l’éditeur
N’hésitez pas à soutenir le site en effectuant vos achats via nos liens sponsorisés
Retrouvez nous sur :

Laisser un commentaire