Test : Giana Sisters : Twisted Dreams – Owltimate Edition sur Nintendo Switch

Giana Sisters: Twisted Dreams – Owltimate Edition

Genre : Action, Plateformes, Arcade
Langues : Allemand, Anglais, Chinois, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Portugais, Russe
Développé par Black Forest Games
Édité par HandyGames
Sortie France : 28/09/2018
Prix : 29,99€ sur l’eShop, 29,99€ version boîte
Taille : 1,2Go

Site Web Officiel

Dans ce jeu, on incarne Giana qui évolue dans le monde des rêves pour sauver sa soeur Maria qui a été enlevée par un dragon. Ceci n’est pas un résumé, il ne s’agit vraiment que de ça, un scénario minimaliste à la Mario dont le jeu original était un plagiat assumé. Ce simple pitch est pourtant un prétexte parfait pour notre héroïne qui pourra traverser des décors variés, riches en couleur ou totalement morbides en fonction de la personnalité choisie. Car en effet, à tout moment, Giana peut alterner entre sa forme de “Cute Giana” ou de “Punk Giana” ce qui a un impact sur le monde qui l’entoure.

Si on peut trouver des similitudes avec n’importe quel jeu de plateforme, Giana Sisters se distingue par la transformation de l’héroïne qui est au coeur du gameplay. En effet, sous sa forme “cute Giana”, notre blonde peut pivoter en l’air, à la manière de l’hélicoptère de Rayman et planer jusqu’à toucher le sol ou un ennemi. De l’autre côté, en “punk Giana”, elle va pouvoir charger dans n’importe quelle direction, telle une boule de feu (cette fois comme Sonic), rebondir sur les murs ou les ennemis. Et voilà, vous avez là les commandes principales à connaître pour jouer à savoir : Sauter, se transformer d’une simple pression de bouton, tourbillonner ou charger.

Ces transformations, en plus d’avoir un impact sur les pouvoirs de la demoiselle, vont également changer le décor dans lequel elle apparaît. En contraste avec chacune de ses personnalités, Giana évolue pour sa version blonde dans un univers démoniaque et sombre tandis que la punk se promène dans des contrées verdoyantes et colorées. Mais plus que des changements graphiques l’apparition de certains décors, plateforme, pont, porte ouverte va dépendre de votre mode. Vous l’aurez compris, pour avancer, il faudra jongler entre les deux versions de Giana et si les premiers niveaux vont faire offices de tutoriels, le jeu lâche très vite le joueur avec ces commandes simples mais efficaces qui vont nécessiter une bonne coordination pour franchir les obstacles. Des variations dans le gameplay vont s’ajouter sous la forme de ventilateurs, plateforme avec des ballons, de poissons meurtriers et bien d’autres. 

Le jeu est découpé en quatre mondes disposant de plus ou moins dix niveaux (le dernier étant un niveau de boss) dans lesquels pour atteindre le score parfait, il faudra récupérer tous les cristaux et mourir le moins de fois possible. Si le temps et les morts ne sont pas un problème dans les level de difficultés les plus bas, ils seront bien plus important dans le mode Time Attack ou encore dans le mode Super Hardcore où une unique mort signifie un game over.

On regrettera une certaine répétitivité en terme d’ennemis mais rassurez-vous, de nombreuses mécaniques viennent s’ajouter pour renouveler régulièrement l’intérêt du jeu. D’autres tâches peuvent également venir ternir le tableau comme les placements imprécis ou lointain de certains checkpoints par rapport à une série d’obstacles particulièrement sadique ou encore le personnage qui a parfois tendance à “glisser” au lieu de s’arrêter correctement sur la plateforme, de petites imprécisions qui vont faire rager face à une mort bête et injuste.

Pour finir, mention positive pour les combats de boss qui clôturent chaque monde et qui cassent un peu la routine des niveaux à traverser.

Le jeu de plateforme en 2.5D est agréable à l’oeil, le contraste étant particulièrement frappant lorsqu’on observe le morphing du décor au moment du changement de Giana. Le travail de transition est fantastique à regarder : Une grosse pierre va devenir un crâne pour la cute Giana ou un tronc peut se transformer en colonne vertébrale d’un monstre mort depuis des lustres.

Bien entendu, la musique va également alterner entre un côté mignon et un côté rock en fonction de la version du personnage. Les pistes musicales ne resteront par contre pas mémorables et vont très vite tourner en boucle dans vos oreilles.

En ligne droite, Giana Sisters se terminera rapidement. Pour varier les plaisirs, 6 modes sont disponibles, du plus simple au plus tordu. Le jeu donnera du fil à retordre, en particulier avec le mode super hardcore qui n’autorise pas la moindre erreur sur les quarante niveaux. Ensuite, si vous voulez récupérer tous les cristaux, il va falloir fouiller le moindre recoin des niveaux pour trouver les différents passages secrets qui fourmillent et qui sont en général plus challengeant que le niveau en ligne droite. Notez que cet Owltimate Edition contient des ajouts tels que les niveaux d’Halloween et de Noël sortis en 2012 et 2013.

D’ailleurs, bonus inutile mais tellement sympathique, il est possible en récupérant de gros cristaux de débloquer des éléments d’une galerie d’artworks.

Giana Sisters : Twisted Dreams – Owltimate Edition est un jeu de plateforme aux qualités certaines en particulier par son gameplay, son esthétique et également sa difficulté. On regrettera au bout d’un moment un manque de renouveau au niveau des ennemis et des environnements mais on pardonne vite grâce à l’intelligence de l’utilisation des pouvoirs de l’héroïne et on ne se lasse pas d’alterner entre ses versions pour observer le changement qui s’opère à l’arrière-plan. Le contenu se consomme rapidement, mais les perfectionnistes trouveront du challenge dans les différents modes et la récupération de tous les cristaux cachés dans les niveaux. Giana Sisters s’est bien différencié du plombier dont on ne cite plus le nom et mérite amplement le détour.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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