Test : Glass Masquerade sur Nintendo Switch

Glass Masquerade

Genre : Casse-tête
Langues : Japonais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Coréen, Portugais, Russe, Chinois, Anglais
Développé par Digerati
Édité par Onyx Lute
Sortie France : 08/02/2019
Prix : 11,99€ sur l’eShop
Taille : 527,43 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3

Site Web Officiel

Glass Masquerade est un puzzle-game où l’art est mis en avant. À l’occasion de “l’Exposition Internationale des Temps”, vous allez visiter vingt-cinq pays, depuis la France à l’Egypte, en faisant un détour par le Brésil. Dans chacun d’entre eux, vous allez former un vitrail dont le thème est en lien avec la location actuelle. Le titre devient un spectacle artistique qui invite au voyage et dont vous êtes l’acteur principal.

Les différents tableaux se déroulent tous de la même manière. Vous commencez avec une forme vide au centre de l’écran. Sur les côtés, vous pouvez faire défiler les silhouettes des morceaux de puzzle que vous allez devoir placer pour recréer le vitrail.

Pour qu’il y ait une base, les développeurs ont pensé à des points d’ancrage qui sont des repères pour certaines pièces disposant d’un petit cercle. Une fois ces éléments posées, le titre se déroule comme dans un puzzle. Les formes initiales varient énormément. Même si vous aurez des triangles ou des cercles classiques, vos vitraux prendront de multiples formes, parfois plusieurs imbriquées qu’il faudra penser à remplir avec les pièces de puzzle.

Sur chaque tableau, une difficulté est indiquée. Plus le niveau sera compliqué, plus les pièces seront petites. Même si il est possible de poser des éléments aléatoirement sur votre tableau en espérant que l’emplacement est le bon, il sera tout de même conseillé de commencer par les bords pour former progressivement l’ensemble de l’oeuvre.

Chaque niveau est chronométré. Cependant, le jeu ne vous presse jamais et cet aspect est mis au second-plan pour vous laisser profiter de l’expérience sans stress.

Si le titre se joue autant à la manette qu’en tactile, il faut noter que lorsqu’on contrôle un morceau au stick, le mouvement a une certaine accélération qui peut dérouter au premier abord. Au départ lent, le curseur maintenu dans une même direction foncera à toute allure après quelques secondes, une maniabilité un peu étrange. Autre détail qui n’est pas forcément un gros point noir: vous ne voyez les couleurs et la bonne orientation d’une pièce qu’au moment de la sélectionner. Ainsi, il faudra réussir à deviner où chaque pièce pourrait convenir, peu importe comment elle est tournée et sans en voir forcément la couleur. Heureusement avec la pratique, l’oeil s’habitue rapidement, même pour les niveaux à la difficulté la plus relevée. Finalement, on se retrouve parfaitement à l’aise lorsque le jeu est déjà fini.

Le titre tourne autour de ses mosaïques et ses visuels Art Déco et c’est un pari gagné. Il n’y a rien de plus satisfaisant que d’atteindre la fin du puzzle, de voir ce travail sur lequel vous avez planché quelques minutes. Chaque vitrail est en lien avec le lieu. Vous tomberez ainsi nez à nez avec Sherlock Holmes, ou avec des masques de carnaval.

Dans le prolongement de l’expérience, la musique ambiante est douce, éthérée. Vous vous sentirez parfaitement zen en plaçant un par un les fragments de tableau.

Ce qui est vraiment dommage avec Glass Masquerade, c’est son contenu. 25 puzzles sont à former et ce ne sont pas les chronomètres qui vont vous faire revenir. Seul l’ajout de contenu saura vous faire replonger dans le titre une fois achevé. Peut-être qu’à l’avenir différents DLCs s’y ajouteront, sachant qu’il en existe déjà sur la version présente sur Steam.

Prenez Glass Masquerade comme une expérience qui vous fera voyager dans le monde. Proche de l’art-thérapie, le titre se base sur un principe on ne peut plus simple de puzzle qui peut se décliner à l’infini. L’absence apparente de chronomètre permet de se focaliser sur son action et finalement, il n’est pas question de faire le meilleur chrono mais simplement de prendre son temps pour former notre vitrail. Ce qu’on lui reprochera dans l’état actuel des choses, c’est son manque de contenu flagrant, malgré des vitraux de qualité et bien différents les uns des autres.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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