Test : Godly Corp sur Nintendo Switch

Godly Corp

Genre : ACTION, SIMULATION
Langues : Anglais Sous-titres : Anglais
Développé par Tr8 Torus Studios
Édité par Ultimate Gales
Sortie France : 05/04/2019
Prix : 7,99€ sur l’eShop
Taille : 418,38 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7 ans

Site Web Officiel

« Et si Cthulhu avait un job de bureau ? » est la question que posent les développeurs indépendants de Tr8 Torus. La réponse se trouve dans Godly Corp, un jeu où vous incarnez en effet le Grand Ancien, ou plutôt une de ses tentacules. Stagiaire dans une entreprise de gestion de planètes, vous avez obtenu ce poste en étant le fils du patron. Chaque jour voit arriver un nouveau défi avec son lot de mésaventures et de bugs, au sens propre comme au figuré.

Maintenir la température d’un continent tout en éloignant les gros insectes qui cherchent à coloniser la planète dont vous devez prendre soin, refroidir les cristaux d’énergie d’une civilisation avancée qui cherche à vous détruire, arroser des petits cerisiers en tirant sur des robots tueurs qui s’avancent dans le bureau ? Tout ces rêves de gosse deviennent réalité dans ce jeu totalement barré où l’ambiance fleure bon le café, les trombones, le costard-cravate et l’Apocalypse Lovecraftienne.

L’apocalypse prend donc la forme de missions courtes. Vous en recevez les explications par une voix robotique qui vous guide tout au long du jeu. Un écran affiche les règles propres aux diverses tâches à accomplir, et le tout se lance lorsque vous appuyez sur le bouton « Start ». Des consignes simples, des objectifs clairs et un bureau savamment décoré, vous êtes paré pour faire honneur au cadre d’Employé du Mois qui vous représente sur le mur. Et c’est seulement à ce moment-là que vous comprenez que s’occuper d’un multivers signifie également être multitâche. La tentacule répond à un fonctionnement bien particulier puisqu’il vous faudra les deux sticks pour l’orienter correctement. L’un ira dans les quatre directions tandis que l’autre avancera ou reculera la tentacule. Et croyez-moi, c’est laborieux. Sans compter que par-dessus tout ça, vous devez orienter les planètes avec la croix directionnelle, et parfois activer les objets avec encore un autre bouton. Le tout en même temps. Pour vous donner une idée, tirer une corde attachée à une pierre énorme, le tout en jouant de la flûte avec le nez sera sans doute plus facile.Voilà pour les contrôles, mais tout dans ce jeu est fait pour vous déstabiliser. Une attaque de robots-tueurs de l’étage au dessus, des soucoupes volantes inopportunes, le téléphone qui sonne alors que vous jouiez tranquillement du violon. C’est n’importe quoi, votre tentacule vole dans tous les sens, et les objets sur votre bureau aussi. Au fur et à mesure de cette cacophonie de sons, d’objets et de nœuds au cerveau, votre œil regarde frénétiquement la petite horloge en attendant l’heure de la pause. Lorsqu’elle sonne enfin, éreinté par la fatigue de l’honnête travailleur, un bilan vous est remis et vous savez combien cette journée aura rapporté, avant d’enchaîner sur la suivante. Les objets qui ne sont plus sur le bureau sont facturés et la direction décline toute responsabilité en cas de manette cassée

 

Godly Corp n’est pas un jeu très beau. En effet beaucoup d’éléments du décor sont des assets très basiques ou repris ailleurs tel que le portrait de Cthulhu au mur, celui de Arató « Hide the Pain Harold » András sur le bureau. Mais le but ici n’est pas de faire un jeu magnifique, mais de créer un simulateur de tentacule avec des références partout afin de coller le plus possible à l’ambiance absurde des open-space d’aujourd’hui

La bande-son aussi est assez austère, et complètement absurde. Des musiques sans doute libres de droit rythment vos journées de travail en sortant d’une petite radio de mauvaise qualité. Si vous en avez le temps, vous pouvez changer de musique en appuyant sur le gros bouton mais on est plus proche de « Human Music » de Rick et Morty que de la BO de Megaman.

Le nombre de niveaux s’élève à quinze. D’une difficulté assez inégale, le jeu offre néanmoins une bonne résistance avant que l’on assimile totalement le gameplay de ce bon vieux Cthulhu. Votre score représenté sous la forme d’un salaire et d’une appréciation n’a que peu d’intérêt.

Bourré de bugs de collision dûs au moteur physique de la tentacule, il présente en outre des temps de chargement incroyablement longs à tel point qu’après avoir lancé une nouvelle partie, j’ai pensé redémarrer ma console après qu’elle a freezé pendant quelques minutes. 

Si ce genre de jeu à la Surgeon Simulator ou Goat Simulator est généralement connu pour les bugs et le gameplay volontairement foutraque, ici on dénote un manque de travail évident sur certains aspects et une optimisation perfectible. Assez dommage puisque l’idée de base est drôle et le jeu offre un contenu assez barré visuellement mais la blague fait rire cinq minutes et puis on l’oublie très vite. Il ne coûte pas très cher mais ne vaut pas réellement plus, à prendre si vous êtes en manque de simulateur épileptique, à laisser passer si vous cherchez un jeu relaxant

Test réalisé par Pupitilop sur une version offerte par l’éditeur
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