Test : GoFishing3D sur Nintendo Switch

GoFishing 3D

Genre : Sports, Simulation
Langues : Anglais, Espagnol, Français, Italien, Russe
Développé par Ultimate Games
Édité par Ultimate Games
Sortie France : 28/05/2019
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 152,04 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3

Site Web Officiel

GoFishing 3D ne fait pas dans la dentelle. Pas de contexte, pas de nom, vous êtes un individu lambda. Que ce soit un pêcheur aguerri, un novice ou une personne venue passer ses vacances d’été proche d’un lac, libre à vous de l’imaginer.

Pour tuer le temps, vous irez simplement de zone de pêche en zone de pêche. Est-ce que le jeu fait honneur à son sous-titre The Real Fishing ? Nous allons découvrir ça dans la suite du test.

L’écran d’accueil fait office d’écran de sélection de personnage. Attention, grosse originalité, vous pouvez sélectionner un homme ou une femme, de quoi renforcer l’immersion ! En réalité, cela n’influe pas sur le gameplay, sachant que la progression est commune aux personnages. Du coup, en fonction de votre humeur, vous pouvez choisir l’un ou l’autre !

Petite parenthèse avec un détail qui vous frappera très vite : les codes de l’ergonomie sont bafoués d’entrée de jeu et le bouton sur lequel vous vous trouvez sera grisé, tandis que celui qui n’est pas sélectionné est coloré, un réel exercice de gymnastique mentale. Si on remarque ce détail lors de la sélection de personnages, on va finalement le retrouver sur l’ensemble des menus du soft.

Revenons au sujet principal. L’écran suivant représente le hub principal du jeu, divisé en trois onglets.

Le premier montre votre inventaire et les biens achetables de la boutique en commençant par l’indispensable canne à pêche, en passant par l’hameçon, pour finir sur les t-shirts (car il est important d’être classe en pratiquant cette activité). Un point gênant de cette boutique : on ne connaît que le prix des objets à acheter. Aucun détail à par une description de deux mots ne viendra vous appâter pour vous donner envie de mettre la main dessus. De toute façon, il faut se payer tous les objets dans l’ordre (bonjour la société de consommation !), si vous espériez faire des économies pour acheter le nec plus ultra immédiatement, c’est râté. De plus, vous pourriez acheter cette belle canne à pêche à 25 pièces précieusement glanées, mais vous n’aviez pas prévu qu’il fallait au préalable en dépenser 100 pour débloquer un espace supplémentaire et c’est le cas à avant chaque achat !

Ensuite, l’onglet “Mes records” recense vos différentes prises et leur taille record. Note spéciale pour cette page, il est très difficile d’en sortir et il faudra, pour atteindre le menu du bas, faire un matraquage de flèche directionnelle dans l’espoir de l’atteindre. En toute honnêteté, nous avons vraiment hésité à reset le jeu pour réussir à en sortir la première fois.

Le dernier onglet “Pêcheries” vous permet de choisir votre destination de rêve. Ces dernières se débloquent avec vos montées de niveau, moyennant également quelques sous (il faut bien payer l’essence).

Une fois bien équipé et votre destination sélectionnée, place au plat de résistance.

Votre personnage apparaît sur la zone délimitée par des murs invisibles. Le tutoriel est d’une par succinct mais pose d’autant plus problème que la fenêtre d’explication se ferme à la moindre touche alors qu’on espérait juste aller à la page suivante. C’est très simple, sur les quelques pop up, nous n’avons jamais réussi à trouver le bouton correspondant et en l’absence d’une section tutoriel, vous n’avez le droit qu’à une seule lecture (ou aucune si on a appuyé trop vite) ! Ainsi, il nous aura fallu une bonne demi-heure pour comprendre comment pêcher le premier poisson à force de cliquer sur n’importe quel bouton pour déclencher l’action. N’oublions pas les déplacements du personnage, bien à l’ancienne, qui avance ou se tourne, mais pas les deux à la fois.

L’interface se compose d’un Fish Finder, espèce de sonar qui repère les poissons et leur poids sous l’eau (c’est beau la technologie), d’un curseur rouge que vous déplacez avec le stick droit pour indiquer l’emplacement où vous lancez votre ligne et enfin d’un flotteur sur la gauche qui devient rouge lorsqu’une carpe mord à l’hameçon. À cet instant précis, il faudra appuyer sur le bouton haut puis sur R pour ferrer le poisson. Au terme de cette pêche mémorable, vous gagnerez des points d’expérience et parfois de l’argent en fonction de votre poisson.

Parlons-en de l’argent, cette monnaie si précieuse qui monte à la vitesse de déplacement d’un escargot. Vous gagnez parfois une pièce ou deux en pêchant, mais la source principale de gain est la montée de niveau ! Mais pour monter de niveau, il faut capturer 10, 15, 30 poissons à base de 1 ou 2 exp par poisson, vous imaginez l’état abrutissant dans lequel on se retrouve. Ensuite, avec le peu d’argent que vous avez, vous pouvez choisir entre améliorer votre équipement, acheter une barque ou débloquer de nouvelles zones pour espérer pêcher de la poiscaille donnant davantage d’expérience.

Finalement, on avance sans arrêt avec l’équipement de base et l’acquisition d’argent est une véritable plaie, s’ajoutant au gameplay qui fait déjà tout pour vous ralentir.

Dès l’écran d’accueil vous comprenez dans quoi vous plongez. Rien que le logo pixelisé présage de grandes choses. Les modèles des personnages sont sommaires, faisant penser à des mannequins sans vie, les textures hideuses que ce soit les t-shirts ou le décor qui peine à s’afficher alors qu’il n’est composé que d’une dizaine d’arbres.

Si ce n’était que ça, même le peu modélisé est bugué et l’eau clignote à certains moments sans aucune raison. Ce qui vous accompagnera ? Le bruit des canards, le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau et c’est tout. Et les animations, parlons de ces animations splendides, un geste de lancer de ligne tellement rigide qu’on devine une tendinite au bras du personnage qui pêche probablement pour payer sa séance.

Compte-tenu de la lenteur abyssale à laquelle vous récupérez la monnaie du jeu, il faudra énormément de temps pour débloquer absolument tous les objets de la boutique. Dans les huit zones de pêche aux designs peu inspirés, se cache une faible variété de poissons là où on aurait pu espérer de la diversité. À l’image du jeu mobile initial, le titre propose des bonus de connexion quotidien qui pourraient inciter à revenir ou non.

Amateurs de pêche, fuyez. GoFishing 3D est une simulation qu’on ne recommandera sous aucun prétexte. Tout est fait dans le gameplay pour faire traîner l’action, depuis les menus fouillis ou bugués, à la pêche où il faut être véritablement patient, en passant par une progression frustrante par le peu de monnaie et d’expérience récupérées. Du soin n’a été apporté ni sur les graphismes (texture et animation confondus qui font pire que de la N64, ni sur la musique inexistante. En somme, il s’agit d’un jeu qui prend l’eau.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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