Test : Gunborg : Dark Matters sur Nintendo Switch

Test : Gunborg : Dark Matters sur Nintendo Switch

6.7

SCENARIO

5.0/10

GAMEPLAY

7.5/10

GRAPHISMES

8.0/10

BANDE-SON

8.0/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

5.0/10

Les plus

  • Dynamique et fluide...
  • Un gameplay précis et nerveux...
  • Bande-son et graphismes aux petits soins

Les moins

  • ...mais beaucoup trop court !
  • ...mais peu évolutif
  • ça manque un peu de contenu !

Test : Gunborg : Dark Matters sur Nintendo Switch

Test : Gunborg : Dark Matters sur Nintendo Switch

Genre : Plateformes, Die ‘n Retry
Langues : Multilingues
Développé par Ricpau Studio
Édité par Red Art Games
Sortie France : 04/03/2022
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 870 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

SCENARIO

On ne va pas se mentir, les jeux de plateformes 2D sont légions et il est difficile pour un studio indépendant de sortir des terrains battus. Le retrogaming étant encore dans l’ère du temps, et la nostalgie des années 1980 toujours présente, beaucoup de petits jeux ont ce feeling “neon rose” et ambiance spatiale qui sied bien au genre. Gunborg : Dark Matters, créé par la tête pensante Rickard Paulsson de Ricpau Studio, fait partie de ces softs à l’ancienne.

Là où certains mettent en avant une histoire et un univers atypiques, le créateur de Gunborg va droit au but. On ne sait pas énormément de choses à part le fait que nous incarnons une mercenaire toute de cuir vêtue, abordant un vaisseau spatial extra-terrestre pour capturer ses trois capitaines. Certaines lignes de dialogue, sous forme de bulles de bande-dessinée, nous l’apprennent, mais elles n’interviennent qu’à de rares occasions.

GAMEPLAY

Pour atteindre son but et capturer les trois capitaines, notre héroïne doit traverser l’intégralité du vaisseau. Nous partons donc de la poupe pour terminer sur la proue, le long de douze niveaux correspondant aux différentes sections du navire. La prise en main est plutôt facile : c’est fluide, intuitif et il n’y a pas beaucoup de commandes à maîtriser. Le stick gauche pour avancer, le droit pour ajuster la viser, la gâchette ZL pour sauter, l’autre ZR pour attaquer et le bouton R pour utiliser le bouclier. On comprend très vite les bases, avec notamment le système de jet pack, pour faire 3 sauts supplémentaires. Mais c’est une fois dans le vif du sujet que les choses se corsent.

Gunborg : Dark Matters n’est pas qu’un simple plateformer. Il est aussi très typé run ‘n gun et die ‘n retry. Les situations sont souvent difficiles et nous mourrons beaucoup. Heureusement, chaque niveau se découpe en section, nous empêchant de recommencer depuis le début. De plus, les réapparitions se font à la vitesse de la lumière, sans temps de chargement, ce qui renforce le côté dynamique du jeu. Contrairement à d’autres jeux du genre (Celeste en tête), Gunborg n’est pas punitif et trouve un juste équilibre entre difficulté et progression. De quoi rendre les défaites plus acceptables.

Nous sommes équipés d’une épée unique, pouvant être remplacée par les armes que laissent tomber les ennemis avant de mourir. Ces fusils, mitraillettes, ou lance-flammes du futur ont des munitions limitées, mais tous peuvent être équipés. Si le multiplicateur de score atteint x3, alors l’énergie obscure apparaît et décuple la puissance de feu de nos armes. L’idée étant de maximiser le score pour faire le plus de dégâts possible et progresser plus facilement.

Certains niveaux sont alambiqués, avec des passages parfois complexes demandant une certaine adresse dans le saut ou dans le tir. On regrette toutefois le manque d’évolution du gameplay. Les mécaniques restent les mêmes, les compétences n’évoluent pas et on ne débloque rien de concret tout au long des douze niveaux. Le level-design est quelque peu paresseux : plusieurs courses poursuites contre un laser vaporisateur ou des mini-boss identiques en mode survie reviennent fréquemment. Pourtant, dans un vaisseau spatial, il y aurait de quoi varier le propos.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Les couleurs sont vraiment sympathiques et attirent l’œil immanquablement. Les adeptes de retro futurisme ou de cyberpunk aimeront ces tons de rose, de violet ou de vert fluo. Couplés à des jeux de lumière et à des arrière-plans dynamiques, les graphismes sont de toute beauté pour peu que vous soyez sensibles à cet univers.

Le bestiaire est cool, avec son lot d’extra-terrestres en armure, armés jusqu’aux dents. Classique, il l’est indéniablement puisqu’on retrouve des soldats d’élite, des ninjas ou encore des canonniers. Mais nous sommes dans un vaisseau de combat, et tout s’explique.

Enfin, la bande-son est entraînante et immersive. Les synthés, les basses et les beats électroniques, propres au synthwave, donnent le ton dès les premiers instants du jeu. Petit exploit, et il faut le souligner : aucune impression de répétition dans les thèmes et les mélodies, qui gardent toujours une pointe d’originalité. C’est très bien fait !

CONTENU ET DUREE DE VIE

Gunborg : Dark Matters a beau être difficile, il est aussi très court. On pourrait croire que la difficulté serait un prétexte pour rallonger la durée du jeu, que nenni. Une run simple en modes facile ou normal, ne prend que 2h. Comptez 3h pour le mode hardcore. Un peu plus, si vous arrivez à trouver tous les petits robots jaunes pour débloquer quelques niveaux supplémentaires. Et encore un peu plus si vous désirez terminer tous les niveaux au rang S. En clair, une partie pour le plaisir ne prend que quelques heures à l’occasion, mais la rejouabilité reste tout de même au rendez-vous avec la possibilité d’aller jusqu’au 100%.

Gunborg : Dark Matters est un bon condensé d’action, de plateformes et de skills. Il fait la part belle au retro futurisme, ne se veut pas trop injuste en termes de difficulté, et offre des passages sympathiques. Malgré quelques redondances dans le level-design, un gameplay peu évolutif et une durée de vie au strict minimum, Gunborg est un jeu fluide, précis et dynamique qui ne peut que séduire les amateurs du genre.

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