Test : Happy Birthdays sur Nintendo Switch

HAPPY BIRTHDAYS

Genre : Simulation, Gestion
Langues : Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Italien, Japonais Sous-titres : Français
Développé par ARC SYSTEM WORKS
Édité par NIS AMERICA
Sortie France : 08/06/2018
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 39,90€ version boîte sur Amazon
Taille : 1506,80 MB

Site Web Officiel

Happy Birthdays, un titre qui laisse pantois ! Mais qu’est-ce-que ça peut donc bien être ? L’organisation d’une fête d’anniversaire ? Et non ! La réponse avec les quelques images accompagnées d’une narration en guise de prologue, durant lesquelles nous apprenons que le protagoniste lit un livre. Curieux comme il est, il s’intéresse à cette lumière intrigante figurant à la page 394. Il n’aurait pas dû, le voilà catapulté dans une sorte de néant, dans le rôle d’un être supérieur façonnant le contenu d’un cube, dont le but est de développer et faire émerger différentes formes de vie. Pour ce faire, il va disposer d’un Avatar nommé Navi (comme c’est original) qui va réaliser la besogne à sa place, ce grâce à différents outils et compétences.

On peut donc dire que nous incarnons un pauvre bougre qui n’a rien demandé et endosse la lourde responsabilité d’un dieu qui va superviser l’entretien d’un immense vivarium, ceci avec l’aide d’un elfe de maison, heu non pardon, d’un Avatar qui, pour une obscure raison, ne peut pas faire le travail lui-même. C’est ballot quand on est doté de pouvoirs, capacités, magie très magique – rayez la mention inutile -.

Le but ultime est de parvenir à faire évoluer toutes sortes de créatures cellulaires, de plantes et d’animaux afin de favoriser l’arrivée de la forme de vie la plus aboutie qui soit : l’homme – smiley qui vomit-.

Initialement sorti sous le titre de Birthdays The Beginning, la Switch bénéficie avec cet opus d’une version qui offre quelques nouveautés : une interface améliorée, un maniement plus intuitif et de nouvelles espèces à disposition.

Pour commencer, vous devrez choisir le type d’environnement que vous souhaitez parmi les 4 proposés. “Terre verte” qui est conseillée aux débutants car déjà bien peuplée et avec des conditions climatiques favorables ; “Terre brûlante” dont les conditions sont légèrement moins favorables à la vie ; “Prairie rocheuse” qui est une zone totalement vide laissant libre cours à vos expérimentations ; Et enfin “Terre gelée” où, comme son nom l’indique, ça caille, ce qui nécessite plus de stratégie pour obtenir les résultats escomptés.

Une fois ce choix effectué, vous disposerez d’une interface appelée mode Macro qui vous permettra de gérer l’activité de votre cube et du mode Micro qui vous placera au cœur de votre biocosme. Vous pouvez passer d’un mode à l’autre d’une simple pression sur le bouton X de votre manette.

Dans le détail, le mode macro se présente sous la forme d’une vue d’ensemble de votre cube, avec les différentes informations qui sont affichées aux quatre coins de votre écran. Tout d’abord, vous pourrez consulter la bibliothèque qui recense toutes les espèces disponibles avec la liste des conditions requises pour les voir apparaître. Certaines seront bien sûr à débloquer.

Il y a également une mini-carte sur laquelle il est possible de sélectionner ce que l’on souhaite voir s’afficher : chaque point de couleur représente un individu, rouge pour la faune, vert pour la flore, rose pour une nouvelle espèce, que vous pourrez “capturer” afin de remplir votre bibliothèque.

Les infos vie quant à elles vous indiqueront le nom et la quantité d’espèces présentes, celles qui ont disparu et les nouvelles arrivées.

Une autre fenêtre contiendra le statut curseur, c’est-à-dire les statistiques d’un point précis en termes d’altitude, de température de l’air, de l’eau ainsi que les proportions de terre et d’eau.

Enfin, vous disposerez d’une barre de vie dont vous consommerez des points lorsque vous ferez passer le temps. C’est sans grande utilité car elle peut être rechargée à volonté.

Passons au mode Micro, qui nous fait entrer dans le vif de l’action. Tout réside dans la manière dont vous allez façonner les lieux, ajouter des zones en hauteur, ou au contraire creuser le sol afin de faire apparaître des zones aquatiques. Cette fois ci, votre subalterne est sur place et il obéit à vos ordres. Retirer un carré de terre unique ou une zone plus vaste ? Creuser des abysses ? Hop, il suffit de jouer de la gâchette. Même chose pour faire jaillir des monticules ou des montagnes. Votre but est de trouver l’équilibre parfait entre altitude, température et nutriments sur une zone donnée afin de réussir à créer de nouvelles espèces.

Vous allez dénicher des étoiles lors de vos déplacements, vous en obtiendrez aussi lorsque vous aurez une nouvelle espèce qui apparaîtra. Elles vont vous permettre d’utiliser des compétences diverses telles que la création de sources, modification de la température d’une zone précise, planter des graines, terraformer un morceau de terrain, implanter un monument / statue afin de laisser une trace de notre passage (pour ceux ayant un ego surdimensionné) etc.

On est bien d’accord, pour modifier le monde, il faut du temps, beaucoup de temps. Aussi, lorsque vous serez satisfait de votre vivarium, il vous suffira de faire un tour dans le mode macro et d’accélérer le temps, les milliers d’années vont défiler en vous signalant par des effets lumineux ce qui se produit : des espèces disparaissent, pendant que d’autres apparaissent et font gagner des niveaux à votre Avatar. Vous jouez avec le temps absolument librement, autant de fois que vous le voulez, en pouvant modifier encore et encore votre écosystème. Chaque million d’année atteint vous octroie des bonus qui dépendent de vos réalisations et de vos statistiques. Joyeux Millionniversaire !

Alors voilà. Le terrain est modifiable par bloc(s) de forme cubique donc, on en enlève par ci, on en ajoute par là, voici l’unique point commun avec le célébrissime Minecraft. Quant à eux, les habitants des lieux font dans la mignonnerie, des dinosaures tout ronds, tout choupinous, des créatures adorables aux couleurs chatoyantes. Les arbres et plantes sont dans la même veine, comme dans un dessin animé pour enfant la choupinerie en moins.

L’OST ne marque pas particulièrement les esprits, ce qui est déjà bien, cela permet de compenser les palpitations que donnent les bruitages un chouia secs et aigus. Par contre, quel contraste entre la musique électro-pop hyper dynamique qui vous pète aux oreilles lors du lancement du jeu et l’ambiance zen et douce qui couvre l’ensemble. Ah oui, j’allais oublier le feu d’artifice bruyant qui vient rompre le charme quand vous fêtez chaque million d’années supplémentaire. On ne fait pas dans la nuance délicate chez Happy Birthdays.

A noter que les indications écrites sont en français, que ce soit dans l’interface ou dans les phases de dialogue, mais pas dans le menu. Ils n’avaient plus assez de sous pour payer le traducteur.

Je vous ai exposé dans le gameplay ce qu’on peut considérer comme le mode histoire du jeu. Vous aurez également accès à deux autres possibilités :

  • Dinosaur Challenge = faire émerger une espèce précise en respectant certains critères, par exemple une limite de temps, des conditions spéciales…
  • Free Mode = vous choisissez une taille de cube entre trois (Small, Medium ou Large), dans lequel vous pouvez transférer les données de votre partie ou bien débuter sur un terrain vierge dans lequel vous allez pouvoir multiplier les organismes comme bon vous semble.

Ce seront des heures et des heures et des heures et des heures de simulation et de gestion qui vous attendent, Happy Birthdays est extensible à l’infini. A mon sens, un jeu moins long mais avec une mécanique stimulante aurait donné plus d’intérêt à l’ensemble.

Prendre la place d’une “divinité” pour façonner le monde, créer la vie, en voilà une idée de génie ! Le concept est vraiment séduisant, mais concrètement il s’enlise dans un gameplay à la fois trop complexe pour ne pas être frustrant et trop répétitif pour ne pas créer l’ennui. On peine à visualiser les trop nombreuses infos dans l’interface du mode Macro, en plus de ne pas forcément en saisir ni le sens, ni la manière d’obtenir les résultats escomptés. La gestion de la caméra du mode micro est indigeste : soit trop éloignée pour bien visualiser les créatures, les décors et le terrain, soit vomitive et cloisonnante quand on veut profiter de plans plus serrés.

En résumé, pour s’épanouir sur ce jeu, il vaut mieux être un adepte des jeux de simulation aux concepts un peu barrés et de gestion d’environnement, en plus d’aimer les graphismes trop mignons.

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