Test : Hellmut: The Badass from Hell sur Nintendo Switch

Hellmut: The Badass from Hell

Genre : JEU DE TIR, ACTION, ARCADE
Langues : Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Italien, Russe
Développé par Volcanicc
Édité par 2tainment
Sortie France : 03/05/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop
Taille : 577,77 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 16 Ans

Site Web Officiel

Hellmut est un scientifique, et comme tout bon scientifique qui se respecte, il va utiliser ses connaissances pour passer un pacte avec un démon et ainsi accéder à l’immortalité. Ceci étant bien évidement une mauvaise idée. Le démon en question vous accorde un nombre de vies illimitées, mais à quel prix ? En ne vous laissant que votre crâne, votre colonne vertébrale et le cerveau brillant qui vous a permis d’en arriver là. Le tout avant d’ouvrir un portail dans lequel s’engouffre tout un tas de monstres qui vont désormais peupler votre laboratoire.

Ainsi commence Hellmut: The Badass from Hell, un jeu dans lequel vous devrez affronter, niveau après niveau des vagues de squelettes, chiens infernaux, démons et autres joyeux amis. Votre arsenal ? Des flingues, des marteaux, des transformations et surtout une bonne dose de réflexe et de patience.

Le soft de Volcanicc, un studio indépendant slovaque, se présente sous la forme d’un shooter nerveux et sans pitié. Chaque niveau est généré aléatoirement. Les pièces dans lesquelles vous évoluez, les ennemis que vous affrontez, les armes que vous avez à disposition; tout ceci change à chaque game. Mourir fait donc partie intégrante du jeu et vous permet d’apprendre petit à petit le comportement des monstres, les effets des armes et des divers objets que vous pourrez acquérir à la boutique avec les pièces récoltées sur les cadavres encore chauds de vos victimes. Vous débutez la partie sous la forme d’un crâne assez pitoyable avec un pistolet ridicule et l’espérance de vie que l’on peut attendre d’un quart de squelette. Dans sa grande mansuétude, le démon qui vous a donné cette apparence vous offre le choix entre deux mutations : l’Amalgamé, un gros tas de chair lent mais puissant qui balance des marteaux et le Roi des Rats, l’icône du jeu : personnage énorme avec un flingue doté de moins de vie mais d’une plus grosse cadence de tir.

Vous débloquez de nouvelles mutations à chaque partie finie. Au nombre de 10, ces dernières sont la preuve que vous êtes un vrai badass sans peur. Cependant, les développeurs ne sont pas vraiment méchants puisque vous pouvez, moyennant des cristaux (autre item récoltable dans vos pérégrinations), invoquer l’oeil de Ka-Ra qui vous offrira royalement une forme supplémentaire aléatoire si vous parvenez à le distraire (comprenez par là : vous jeter dans une fosse aux monstres et en tuer un certain nombre dans la limite du temps imparti). Très nerveux, le gameplay est dynamique et il est possible de changer de mutation et d’armes en une touche et un quart de cercle, ce qui permettra aux joueurs les plus habiles de désamorcer toute situation en apparence désespérée.

Les graphismes sont à l’image du jeu : simples mais efficaces. Le titre embarque une direction artistique léchée en pixel art du plus bel effet. On a la nervosité d’un jeu rétro aux couleurs vives, ça sent bon la salle d’arcade d’antan et le lâcher prise total, ce que demande le soft pour être apprécié. Vos munitions, les tirs ennemis, les tonneaux explosifs, tout ça pétarade dans une farandole fluo de sang et de viscères.

Pour ne rien arranger au côté « Jeu bourrin »; la musique est hargneuse comme il faut. On peut d’ailleurs choisir dans les options si on préfère des sons à l’ancienne (nommés « Rétro ») ou une bande-originale plus contemporaine (nommée « Daube moderne ») ou encore un petit mix des deux (« On mélange ») ! Et ce choix donné au joueur est une touche très sympathique qui ajoute encore à la personnalisation de l’expérience. Les bruitages, détonations et explosions s’apprécieront tout particulièrement en jouant avec un casque afin de s’immerger et atteindre le nirvana sensoriel qu’offre ce genre de jeu.

A la manière de Binding of Isaac ou Rogue Legacy, Hellmut: The Badass from Hell embarque avec lui une durée de vie infinie. En effet, la génération aléatoire des niveaux vous permet de pouvoir recommencer sans jamais vous lasser, en avançant à chaque fois un peu plus. La mort est très souvent au rendez-vous, il vous faudra beaucoup de temps pour débloquer chaque mutation, rencontrer chaque boss, mini-boss et connaître les meilleures combinaisons d’items.

Histoire de continuer à nous fournir en contenu, le jeu ne s’arrête pas uniquement au mode principal (qui en plus offre dans les boutiques un clone de Space Invader où l’on peut, contre un crédit, gagner des pièces et des cristaux). Vous aurez également accès au mode « Épreuve » qui consiste à défendre un point contre des vagues d’ennemis qui s’enchaînent. Ce mode trouve toute sa saveur en coopération, quand deux frères d’armes se partagent les tâches de qui défendra la base et qui ira détruire les points de spawn. Une option « Tournoi » fixe également la graine de génération de niveaux afin de pouvoir se mesurer à vos amis chacun dans les mêmes conditions.

Pour conclure, Hellmut: The Badass from Hell est un jeu très, TRÈS addictif. Bourré d’humour dans tous les coins, nerveux à souhait et jamais identique d’une partie à l’autre, il constitue un premier essai réussi pour le studio Volcanicc. Confortable aussi bien en docké avec le Switch Pro Controller qu’en portable avec les Joy-Con, le soft vous assure des heures de souffrance et de plaisir à la fois. Que vous soyez amateurs de rétro, joueur de rogue-like ou en manque de jeu à la rejouabilité infinie : Foncez !

Test réalisé par Pupitilop sur une version offerte par l’éditeur
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