Test : Himno sur Nintendo Switch !

Test : Himno sur Nintendo Switch !

Genre : Plateforme
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais, Russe, Chinois
Développé par David Moralejo Sánchez
Édité par Grab the Games
Sortie France : 06/09/2019
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 133,17 Mo
Joueurs : 1 joueur
Age minimum : 3 ans

Site Web Officiel

Prendre une pause, de temps en temps, cela fait beaucoup de bien. Se retirer loin des FPS survoltés ou des RPG demandant de l’investissement. Himno, c’est un peu l’anti-stress vidéo-ludique par excellence ; celui qui apaise et relaxe le joueur tout en le faisant progresser dans le domaine des jeux de plateforme.

Dans Himno, vous évoluez constamment dans l’obscurité !

Il n’y a donc pas de scénario ici, même si les plus férus d’analyse pourront bien y trouver des sujets d’interprétations. Pour l’heure, le jeu vous accueille d’une manière très simple et très perturbante à la fois. L’écran-titre, sobre, vous transpose en plein jeu sans transition, vous laissant avec un bref rappel des commandes et une seule question se pose : quel est le but du jeu ?

Et toute la question du titre se pose là : le jeu n’a pas de finalité à proprement parler. Très vite, on se sent un peu perdu. Dois-je sauter ? Pour aller où ? Et cette sphère brillante, à quoi sert-elle ? Le titre vous lâche complètement sans rien dire et sans objectif. Nous remarquons bien une jauge d’expérience qui se remplit au fur et à mesure que l’on récolte des items, mais là encore, pas d’utilisation particulière.

Pourtant simple, notre avatar de dote d’une panoplie de mouvement assez étoffée !

L’objectif caché est surtout de vous détendre pendant vos sessions et de vous dégourdir les doigts. Car même s’il n’y a pas vraiment de but ultime à atteindre, l’idée reste tout de même de vous faire profiter d’un titre facile d’accès, simple, tout en vous entraînant. En effet, selon le chemin que vous emprunterez, la difficulté ne sera pas vraiment la même, certains passages demandant plus de « skill » que d’autres. Pourtant, même la mort est un élément quasi-absent. Il est possible de tomber à l’eau, mais même cela n’est pas si punitif. En effet, il n’y a pas d’ennemis, pas de pièges, pas de boss… De plus, chaque niveau est généré de manière procédurale, ce qui donne au titre une saveur de « pause-café », qui se déguste par petites doses.

Certains items produiront de la lumière à votre contact !

Malgré cela, l’avatar que nous contrôlons possède tout de même des capacités assez intuitives. Sauts muraux, accroche sur les rebords et autres technique de dashs : il y a de quoi s’amuser et virevolter dans tous les sens et d’atteindre tous les sommets.

La direction artistique du titre trouve son inspiration dans les œuvres 8-bits/16-bits. C’est pixellisé, certes, mais le travail fait sur la lumière est très convaincant et laisse planer le doute sur les plateformes que nous désirons atteindre. En effet, le joueur évolue en permanence dans l’obscurité, parvenant à allumer des torches çà et là afin de baliser un peu son trajet. Certains items que l’on peut collecter font offices de lumières qui nous suivent et permettent d’entrevoir ce qui nous entoure.

L’eau est le seul piège à éviter. Mis à part cela, il n’y a aucun danger dans le jeu !

La bande-son, elle, se veut beaucoup plus discrète. Quelques bruitages de gouttes d’eau, quelques effets sonores résonnants et simplement le bruit des pas du joueur : c’est minimaliste, mais rudement efficace. Le tout s’accorde bien avec le choix de naviguer dans le noir.

Paragraphe délicat, puisqu’incertain : la durée de vite du titre se jaugera à votre motivation avant de vous lasser. Car oui, au bout d’un moment, Himno lasse. Ceci étant dit, c’est un contrecoup prévisible qui répond au choix risqué de ne pas apporter un peu plus de diversité pour le joueur. Toutefois, et même s’il ne propose pas des montagnes de contenus, il parvient à accrocher et à se suffire à lui-même.

Le jeu possède un univers sombre, mais relaxant !

En d’autres termes, il faut donc voir ce jeu comme une expérience à tenter, sans pression ni difficulté aucune. Il est là pour apaiser, détendre et proposer une autre façon d’aborder le jeu vidéo. Pas de récompense, pas de boucle de gameplay, pas d’objectif à atteindre : ce jeu se jouera dans le calme ou ne se jouera pas !

Himno est donc un titre qui a le mérite d’exister. Certes, il ne révolutionne rien et n’apporte pas de réel changement au genre de la plateforme, mais il possède néanmoins une aura assez particulière qui séduit. C’est un titre peu cher, jouant sur le mystère et la contemplation et qui au final se joue vite, facilement et sans fioriture. C’est un parti pris assez risqué qui toutefois fonctionne plutôt bien manette en main. Les curieux pourront y trouver là une œuvre atypique et agréable à expérimenter. En revanche, les fanas des titres hardcore à la recherche de challenge n’y trouveront clairement pas leur compte. Himno se veut plus contemplatif qu’exigeant, et cela ne plaira pas à tout le monde.

Test de Himno réalisé par Jibenc0 sur une version offerte par l’éditeur
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