Test : Hollow Knight sur Nintendo Switch

HOLLOW KNIGHT

Genre : Action, Aventure, Plateformes
Sous-titres : Français, Japonais, Anglais, Allemand, Italien, Espagnol, Coréen, Russe, Chinois
Développé par TEAM CHERRY
Édité par TEAM CHERRY
Sortie France : 12/06/2018
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 3814,72 MB

Site Web Officiel

Warning : ce test comporte des mots inventés de toutes pièces, âmes sensibles s’abstenir.

Il était une fois une testeuse pseudommée Midnailah, qui s’apprêtait à découvrir un jeu vidéo dont elle n’avait entendu que du bien : Hollow Knight. C’est donc avec fébrilité qu’elle le lança sur sa Switch. Dès les premiers instants, elle comprit. Ce titre allait être à la hauteur de sa réputation. Elle comprit aussi que ça n’allait pas être une promenade de santé. Ouch, ça pique.

Vendu comme un métroïdvania et dans la lignée d’un “Ori and the Blind Forest”, ses airs sympa cachent un jeu exigeant, qui m’a immédiatement fait penser que la difficulté de mon Ori adoré est du pipi de chat en comparaison.

Nous incarnons un mignon petit insecte, muni de cornes et brillant comme une luciole, sauf que lui, c’est sa tête qui lui sert de lampe torche. Armé d’un clou, il va évoluer à travers de nombreuses zones tortueuses tel un spéléologue, afin d’éliminer un tas de petits ou gros insectes méchants et libérer les gentils qui ont été emprisonnés. Mais n’y a t’il pas autre chose ? La mystérieuse scène d’introduction nous laisse penser que le titre nous cache un secret bien plus grand…

Prêt à souffrir ? C’est parti ! Les commandes de base de la bestiole sont on ne peut plus simples : sauter et donner un coup de clou. Lorsque vous touchez un ennemi, votre jauge d’âme se remplit, elle aura 2 utilités : ponctionner de son contenu vous fera récupérer des points de vie, ou alors vous permettra d’utiliser les pouvoirs que notre chevalier va obtenir au fil de l’exploration.

Un clou, ce n’est pas grand chose, n’empêche que dans les pattes du protagoniste, cela vous permet non seulement de percer de l’ennemi, mais aussi de renvoyer certains projectiles, avec la possibilité de donner la direction haut ou bas à votre coup, en plus de la classique gauche droite spécifique à la 2D.

En cassant des éléments du décor, vous pourrez récupérer des fragments de roche qui serviront de monnaie d’échange pour acquérir différents objets disponibles auprès du marchand itinérant à la zénitude absolue, mais aussi pour acheter la carte de chaque zone ainsi que différents objets dans la boutique tenue par la femme de ce dernier.

Jusqu’ici tout va bien, mais ça se complique. Rapidement, les premiers boss arrivent et le moins qu’on puisse dire c’est que nous sommes confrontés à du lourd d’entrée de jeu. Armé de votre seul clou, vous allez mettre à l’épreuve vos réflexes et votre rapidité à comprendre où est l’unique faille du vilain. Je ne vous cache pas que pour un joueur casual ou peu habitué au genre, ça va être du die and retry puissance 1000. L’étoffement de votre inventaire ne va pas faire baisser la difficulté, capacité d’analyse, gestion des compétences et rapidité seront toujours de mise. En effet, les différents patterns des ennemis, leur résistance et les contraintes de l’environnement de combat vont aller crescendo. Hollow Knight va être exigeant de bout en bout.

Si par malheur vous perdez tous vos points de vie, vous reprenez à la dernière sauvegarde en voyant disparaître l’intégralité de votre porte-monnaie. Et les sauvegardes, il n’y en a pas des masses. Quand vous voyez le banc qui fait office de checkpoint et vous permet enfin de valider vos réussites en plus de restaurer votre vie, le soupir de soulagement est si fort que vous pourriez réveiller vos voisins. Heureusement, un peu de réconfort viendra à qui saura persévérer et ne pas abandonner sa manette, vos découvertes vous amèneront tout de même une poignée d’éléments bien satisfaisants, notamment par le biais des PNJ. N’hésitez pas à taper la causette.

Les images parlent d’elles-mêmes. Pénombre, crépuscule, lumière peu dosée, dégradés de tons, c’est bôôôô. Il y a un contraste entre les personnages au design épuré, qui donnent la sensation d’avoir été dessinés au feutre noir et les décors subtilement détaillés. Un travail d’artiste. La 2D est parfaitement maîtrisée, les attaques de Hollow Knight sont précises, pas de freeze, on touche la perfection. Que dire de plus.

Si on en prend plein les yeux, on en prend aussi plein les oreilles. L’OST dégage la même sensation de mélancolie que l’aspect visuel du jeu. L’ambiance est sublimée, les différentes atmosphères soulignées à merveille, phases de combats, musiques spécifiques à chaque lieu… les titres sont nombreux, je vous invite à les découvrir ici. Chapeau bas Mister Christopher Larkins

 

Hollow Knight sur Switch inclut tous les packs de contenu sortis auparavant : Hidden Dreams, The Grimm Troupe et Lifeblood.
En dehors des premières zones du jeu qui laissent un chouïa moins de liberté, vous explorerez à votre guise les différents lieux, sans ordre ou direction imposée. Toutes mes condoléances à celles et ceux qui ne parviendront pas à cumuler suffisamment de fragments de roche pour les échanger contre cartes et marqueurs disponibles chez votre revendeur, vous déambulerez telle une âme en peine. Si c’est le cas, il vaut mieux en prendre son parti et profiter de la balade pour se risquer à fouiller les moindres recoins. Au pire un ennemi coriace vous fera votre fête, au mieux vous dénicherez un objet utile, voir carrément trop génial.

On ne peut pas dire que le bestiaire a été conçu à l’arrache, vous vous frotterez à pas moins de 130 genres d’ennemis différents et une trentaine de Boss épiques. Les joueurs les plus pépères vont sans conteste crier des “nooooooooooooooooon” à répétition (pauvres voisins).

Entre 20 à 30h de galère mêlée à du bonheur vous attendent, je vous laisse deviner à quelle catégorie de gamer la version “courte” est accessible.

Mesdames et Messieurs les gamers-euses, il ne va pas falloir chômer. Les uns vont devoir se surpasser et vivre cette expérience qui va les pousser dans leurs retranchements. Ce ne sera pas sans une certaine fierté… non disons le clairement, c’est une explosion de cris de satisfaction à faire péter les vitres qui va vous submerger, quand vous aurez réussi à terrasser la bête. Là encore RIP aux oreilles de vos voisins. Concernant les autres, même les plus hardcores d’entre vous auront à relever un défi. Nous allons tous nous faire botter le train !

Le génie de Hollow Knight est de proposer une expérience de haut vol, dans un univers carrément plaisant, en plus d’une trame scénaristique bien menée jusqu’à un final qui scotche.

Alors, prêts à sortir de votre zone de confort et à relever le défi ?

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