Test : Jack N’ Jill DX sur Nintendo Switch

Jack N’ Jill DX

Genre : Plateformes, Arcade, Aventure
Langues : Japonais, Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Russe, Chinois
Développé par Rohan Narang
Édité par Ratalaika Games
Sortie France : 28/09/2018
Prix :4,99€ sur l’eShop,
Taille :  60 Mo

Site Web Officiel

Jack et Jill sont amoureux. Ils ont une vie modeste, mais heureuse. Alors qu’ils grimpent la colline afin de remplir leur seau d’eau, les deux tourtereaux finissent par se perdre de vue. Vous incarnez ainsi Jack et partez à la recherche de votre moitié alors qu’une série d’obstacles vous séparent. Bien que tous les chemins mènent à votre belle, celle-ci disparaît inlassablement, vous poussant à parcourir de nombreux niveaux avant de la sauver pour de bon… Tiens ? Ça nous rappellerait presque un monsieur moustachu à la casquette rouge qui parcourt le monde afin de retrouver la princesse à la robe rose qui se trouve toujours dans un autre château ! Simple coïncidence ? Quoi qu’il en soit, le jeu propose une petite originalité, celle d’incarner Jill et de partir à la rescousse de Jack.

« Jack N’ Jill DX » est un jeu de plateformes rétro qui se joue avec l’unique touche A, permettant aux joueurs de sauter et de s’accrocher aux murs (statiques ou mobiles). Le personnage avance seul et s’il heurte un mur, il fait immédiatement demi-tour. Incroyablement simpliste, le gameplay est pourtant diablement efficace, poussant le joueur à gérer le timing de ses déplacements et à les calculer parfois au millimètre près. Le titre bascule de ce fait vers un die and retry, mais sans jamais être trop frustrant, car les mécanismes sont bien pensés. Le joueur est invité à découvrir une bonne partie des éléments du jeu dans le premier monde, qui sert de grand tutoriel simplifié. La difficulté est croissante et l’opus permet de mêler jeux d’énigmes ainsi que jeux de mémoire.

Le titre fourmille d’éléments de plateformes (piques qui provoquent une mort inévitable ; blocs fissurés qui tombent sous votre poids ; échelles qui vous permettent de monter ou de descendre ; canons qui vous propulsent à travers les stages ; nuages qui peuvent apparaître et disparaître ou bouger à l’horizontal, vertical, diagonal, voire en cercle ; checkpoints, etc.) et inclus ses propres ennemis, les Baddies, de petits êtres terrestres ou aériens qui pourront vous servir de tremplin, non sans rappeler les Goombas ou les Koopas qui envahissent le Royaume Champignon, tantôt à même le sol, tantôt équipés d’ailes. De plus, quelques power-ups sont également de la partie. Parmi eux, le repousseur, une potion à l’esthétique similaire à celle que l’on trouve dans Super Mario Bros. 2 et à la fonction identique aux étoiles des divers opus sur Nintendo, mais aussi les bottes de vitesse ou encore les ailes vous conférant la capacité de voler pendant quelques secondes. Il semblerait que toutes ces similitudes soient donc plus que le fruit du hasard, d’autant que chaque niveau est truffé de pièces à collecter. Ce sont tous ces éléments qui font que le gameplay de « Jack N’ Jill DX » est prenant. Néanmoins, même s’il est facile à prendre en main et qu’il est globalement fluide et rapide, quelques sprites, notamment les nuages, semblent souffrir d’un effet saccadé lorsqu’ils sont trop nombreux à l’écran. De plus, la hitbox est parfois imprécise, en particulier lorsque l’on vole et que l’on doit éviter des piques… mais cela est à notre avantage !

Les développeurs ont opté pour un style rétro simpliste en noir et blanc très largement inspiré des graphismes de la Game Boy. Sur le papier, c’est une bonne idée, car beaucoup de jeux indépendants s’inspirent de jeux 8-bits ou 16-bits en couleurs, mais le rendu est-il réussi ingame ?

« Jack N’ Jill DX » permet d’explorer 7 mondes. On commence par la contrée des collines et des plaines (non sans rappeler le début des jeux de la saga Super Mario), puis on explore une ville, une montagne, le ciel ou encore une usine. Les niveaux composant un même monde ont toujours le même fond, ce qui lasse malheureusement très vite. Le monochrome n’empêche pas de proposer de la variété, et c’est là où le jeu pêche : ses décors sont monotones ! Pour un opus qui s’inspire largement de l’univers de Mario, c’est un loupé, car la mascotte de Shigeru Miyamoto excelle sur ce point-là. Il en est d’ailleurs de même pour les musiques. Bien qu’elles soient sympathiques avec leurs sonorités chiptunes et qu’elles collent donc à l’univers 8-bits de « Jack N’ Jill DX », le fait d’entendre encore et toujours la même piste (une par monde, donc) finit par lasser, d’autant que les bruitages (acquisition d’une pièce, destruction d’un bloc fissuré, etc.) sont plus forts que les chansons. Les créateurs nous donnent la possibilité de jouer sans les musiques et/ou sans les bruitages, mais il aurait peut-être été préférable d’offrir la possibilité de tout simplement permettre de régler le son à notre convenance pour un meilleur équilibre et, donc, une meilleure expérience de jeu.

Les 7 mondes sont composés de 20 niveaux chacun, soit 140 au total. Il faut compter environ 7 heures pour finir le mode principal. Les plus habiles finiront le jeu en 5 heures alors que ceux qui rencontrent des difficultés dépasseront la barre des 10 heures. Une fois le jeu terminé, on débloque un mode miroir permettant à l’opus de doubler sa durée de vie, mais cela reste somme toute assez superficiel. À ce titre, une fois un monde complété, on débloque également un mini-jeu qui lui est lié. Ces mini-jeux — qui nécessitent 100 pièces pour une partie, un peu comme s’il s’agissait là de jeux d’arcade — permettent de gagner des tickets que l’on peut échanger dans la boutique contre des couvre-chefs pour nos deux amoureux (dont certains rappellent des tenues ou des power-ups qu’utilisent le plus célèbre des plombiers : toque de cuisiner, oreilles de chat, casque de chantier, hélice, etc.) ou des couleurs pour l’écran. Enfin, une liste de défis est également disponible pour ceux qui aiment les achievements, de quoi rajouter du challenge et du temps de jeu.

Résolument rétro, largement inspiré du précurseur des jeux de plateformes, « Jack N’ Jill DX » est un jeu monochrome addictif qui n’a de monotone que ses décors et ses musiques répétitives. Avec son gameplay évolutif aux multiples éléments et sa fibre nostalgique évoquée par des graphismes tirés de la Game Boy ainsi que des chansons chiptunes, le titre séduit en ajoutant ses propres mécanismes sans pour autant révolutionner le genre. En comptant 7 heures de jeu — voire 14 avec le mode miroir (bien qu’il soit finalement optionnel), et plus de 15 avec les mini-jeux ainsi que les défis —, pour seulement 4€99, « Jack N’ Jill DX » vaut le détour !

Test réalisé par LYNIX WITT sur une version offerte par l’éditeur
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